Dans son fief de Tulle, Hollande «passe le témoin» à la candidate Hidalgo

François Hollande et Anne Hidalgo prennent un café lors d'une visite dans un marché de Tulle, dans le centre de la France, le 6 novembre 2021. (AFP)
François Hollande et Anne Hidalgo prennent un café lors d'une visite dans un marché de Tulle, dans le centre de la France, le 6 novembre 2021. (AFP)
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Publié le Samedi 06 novembre 2021

Dans son fief de Tulle, Hollande «passe le témoin» à la candidate Hidalgo

  • Interrogé au détour d'un étal de fromages sur la campagne balbutiante de la maire de la capitale, M. Hollande insiste: «Ca patine où? La campagne n'a pas encore commencé!»
  • La maire de Paris est mal placée dans les sondages où elle végète autour des 5% d'intentions de vote? «C'est très bon signe», fait savoir M. Hollande, lui-même loin d'être favori avant de finir à l'Elysée en 2017

TULLE: "Venir ici, c'est déjà gagner", lance François Hollande à la candidate socialiste Anne Hidalgo venue faire campagne samedi à Tulle dans le fief corrézien de l'ex-président. "C'est pour ça que je suis là", lui répond la maire de Paris, toujours à la peine dans les sondages pour 2022.


Sous le soleil, l'ancien chef de l'Etat tient à apporter son "soutien" à Mme Hidalgo, "un passage de témoin" au moment où elle tente de donner un énième coup d'accélérateur à une campagne présidentielle qui peine à décoller.


La maire de Paris est mal placée dans les sondages où elle végète autour des 5% d'intentions de vote? "C'est très bon signe", fait savoir M. Hollande, lui-même loin d'être favori avant de finir à l'Elysée en 2017, lors d'une visite sur le marché de Tulle.

Entre étals de fromages, viandes et autres vendeurs de primeurs, le duo s'affiche face à la presse pour une photo de famille, mais aussi, selon Mme Hidalgo, "pour entendre et s'enrichir" au contact des 15 000 habitants de la ville dont M. Hollande fut le maire entre 2001 et 2008.

"Comment allez-vous ?", "Ça va?", "Les enfants vont bien?": chez lui à Tulle, où il possède une maison, l'ancien président se montre très à l'aise dans des rues qu'il connaît par cœur.

"Elles ont l'air bonnes ces crêpes", dit Mme Hidalgo devant un comptoir, vite reprise par la gérante Françoise, 60 ans, qui lui explique "les crêpes, c'est le nom à Paris, ici, ce sont des tourtous".

Interrogé au détour d'un étal de fromages sur la campagne balbutiante de la maire de la capitale, M. Hollande insiste: "Ca patine où? La campagne n'a pas encore commencé!"


Avant d'enchaîner: "Là on se met en route, c'est l'objet de notre visite, la campagne commence véritablement, selon mon expérience, mi-janvier. Anne a encore le temps pour convaincre les Français."


La candidate, toujours accompagnée de l'ex-président, devait s'y employer dès samedi soir lors de la Fête de la Rose à Malemort, un village près de Brive-la-Gaillarde, après une séance de dédicaces dans l'après-midi à la Foire du Livre de Brive.

«Jusqu'au bout»
En attendant, François Hollande est là pour distiller des conseils. "Il y a des cycles. Ce n'est pas la même chose d'être dans l'espace médiatique plusieurs mois avant le scrutin et d'être candidat”, juge-t-il, visant directement le candidat putatif d’extrême droite Eric Zemmour, très présent dans les médias.


Pour lui, "les Français ne sont encore pas dans le choix, mais dans le regard" de ce qu'il se passe, "suffisamment mûrs et conscients des enjeux pour ne pas se mettre dans la perspective" d’élire un candidat populiste en avril prochain.


Mais il juge tout de même "inquiétant" les "thèmes utilisés, les phrases prononcées et les provocations faites" dans la campagne électorale.


Pour réussir sa campagne, il conseille à Mme Hidalgo de créer "la force qui va permettre que les Français puissent se donner la perspective de l'alternance".


Aux côtés de M. Hollande et Mme Hidalgo sur le marché de la Gare, l'actuel maire de Tulle Bernard Combes (DVG) salue lui aussi la candidature de la socialiste, "la plus sérieuse à gauche" avec "une vision de femme qui a l’expérience et les compétences".


"Elle incarne plus que le PS, elle incarne toute la gauche", veut croire M. Combes, qui a pourtant claqué la porte du Parti socialiste en septembre.


Mme Hidalgo l'assure: "On a connu des années difficiles: le PS s'est effondré après l'élection présidentielle en 2017 mais la grande idée que nous portons dans ma famille de pensée, la social-démocratie, est là". "Et je sens que beaucoup de Français sont orphelins", souligne-t-elle.


Convaincue qu'elle peut redresser la barre dans les sondages, la maire de Paris insiste face à la gare, déterminée: "Oui, j'irai jusqu’au bout!".


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.