Les Etats-Unis rouvrent enfin leurs frontières aux voyageurs vaccinés                      

Familles séparées, relations d'affaires perturbées, ambitions professionnelles contrariées: le "travel ban" imposé par le président américain Donald Trump (2017-2021) début 2020, puis confirmé par son successeur Joe Biden, a été très critiqué et est devenu emblématique des bouleversements provoqués par la pandémie. (AFP).
Familles séparées, relations d'affaires perturbées, ambitions professionnelles contrariées: le "travel ban" imposé par le président américain Donald Trump (2017-2021) début 2020, puis confirmé par son successeur Joe Biden, a été très critiqué et est devenu emblématique des bouleversements provoqués par la pandémie. (AFP).
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Publié le Lundi 08 novembre 2021

Les Etats-Unis rouvrent enfin leurs frontières aux voyageurs vaccinés                      

  • Donald Trump avait imposé dès février 2020 des restrictions aux voyages en provenance de Chine, étendues le 13 mars aux pays européens de l'espace Schengen et quelques jours après à la Grande-Bretagne et l'Irlande
  • Lundi à l'aéroport de Londres-Heathrow, deux Airbus A350 des compagnies rivales British Airways et Virgin Atlantic ont décollé en même temps à 08H50 GMT vers New York JFK

WASHINGTON: Les Etats-Unis rouvrent lundi leurs frontières terrestres et aériennes aux voyageurs vaccinés contre le Covid-19, après 20 mois de restrictions particulièrement mal vécues en Europe ou chez les voisins mexicains et canadiens.


Familles séparées, relations d'affaires perturbées, ambitions professionnelles contrariées: le "travel ban" imposé par le président américain Donald Trump (2017-2021) début 2020, puis confirmé par son successeur Joe Biden, a été très critiqué et est devenu emblématique des bouleversements provoqués par la pandémie.


Donald Trump avait imposé dès février 2020 des restrictions aux voyages en provenance de Chine, étendues le 13 mars aux pays européens de l'espace Schengen et quelques jours après à la Grande-Bretagne et l'Irlande, tandis que les frontières terrestres avec le Mexique et le Canada étaient en très grande partie fermées.


Avec tous ces pays, la densité des échanges humains et économiques est immense.

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Lundi à l'aéroport de Londres-Heathrow, deux Airbus A350 des compagnies rivales British Airways et Virgin Atlantic ont décollé en même temps à 08H50 GMT vers New York JFK.


Le secrétaire d'Etat britannique aux Transports Robert Courts, interrogé par l'agence PA, s'est réjoui d'un "moment très important pour le secteur aérien" et pour les familles, "surtout avec Thanksgiving et Noël qui approchent".


"Cela a été si dur (...) j'ai tout simplement envie de voir mon fils" à New York, a confié à l'AFP avant son départ Alison Henry, une Britannique de 63 ans.


Au total, 3.688 vols sont prévus entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis en novembre, 21% de plus qu'en octobre mais toujours 49% de moins qu'avant la pandémie, selon le cabinet spécialisé Cirium.


A l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, Charlotte Boulais, 27 ans, se réjouit: "On est content de voyager, de reprendre le tourisme et de revoir nos amis".


"Je vais à New York, on va faire du tourisme avec mon mari, voir nos amis qui sont là-bas depuis un an et demi et qu'on n'a pas vus à cause du Covid", ajoute cette préparatrice en pharmacie.


Paul Ceyrac, 34 ans, ne s'est pas rendu depuis environ deux ans aux États-Unis où il allait régulièrement pour raisons professionnelles. Il va à New York pour la réouverture du restaurant d'une amie, puis Chicago pour le fonds d'investissement qui l'emploie, détaille-t-il, les yeux illuminés en souriant sous son masque sanitaire.

Augmentation des vols

Beaucoup de familles des deux côtés de l'Atlantique attendent ces retrouvailles avec fébrilité. Il était certes possible d'aller des Etats-Unis vers l'Europe depuis l'été dernier, mais les étrangers installés sur le sol américain et détenteurs de certains visas n'avaient aucune garantie de pouvoir retourner chez eux.


Les compagnies aériennes ont augmenté le nombre de vols transatlantiques et vont utiliser de plus gros avions. Cette levée des restrictions représente une bouffée d'oxygène pour le secteur.


Au Mexique, les autorités s'attendent à des embouteillages monstres aux postes frontière.


"Il y aura des toilettes portables installées sur les trois ponts, car selon les autorités des Etats-Unis les temps d'attente pourront atteindre quatre heures. Nous demandons aux conducteurs d'être patients", a déclaré César Alberto Tapia, directeur de la sécurité routière de la ville-frontière mexicaine de Ciudad Juarez, reliée à El Paso (Texas) par trois ponts internationaux.


Les bureaux de change de Ciudad Juarez ont signalé une pénurie de dollars ces derniers jours.


Dans le nord du continent, les riches retraités canadiens vont pouvoir reprendre, à l'heure des premiers frimas, leur transhumance annuelle en voiture vers la Floride (sud-est des Etats-Unis) et ses douceurs climatiques.

- Conditions d'entrée -
Plus d'une trentaine de pays sont concernés par la levée du "travel ban". Mais l'entrée ne sera pas totalement libre: les autorités américaines entendent surveiller le statut vaccinal des voyageurs, tout en continuant d'exiger des tests négatifs.


Pour ceux arrivant par les airs, les Etats-Unis demanderont à partir de lundi, outre une preuve de vaccination et un test dans les trois jours avant le départ, la mise en place par les compagnies aériennes d'un système de suivi des contacts.


Pour la voie terrestre, la levée des restrictions se fera en deux temps.


Dès lundi pourront traverser la frontière du Canada ou du Mexique les personnes venant pour des raisons jugées non-essentielles, par exemple familiales ou touristiques, à condition d'être vaccinées. Les personnes venant pour motifs impérieux - comme les chauffeurs routiers - en seront dispensées.


A partir de janvier, l'obligation vaccinale vaudra pour tous les visiteurs franchissant les frontières terrestres, quel que soit leur motif d'entrée.


Selon les autorités sanitaires américaines, tous les vaccins approuvés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) seront acceptés, à savoir pour l'instant ceux d'AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna, Pfizer/BioNTech, l'indien Covaxin, et les vaccins chinois homologués en urgence Sinopharm et Sinovac.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.