Inde: la Yamuna, rivière sacrée, se couvre d'une mousse toxique

Les fidèles se baignent dans les mousses toxiques de la Yamuna, qui reste pour eux une rivière sacrée malgré les dangers de cette pollution, le 8 novembre 2021 (Photo, AFP)
Les fidèles se baignent dans les mousses toxiques de la Yamuna, qui reste pour eux une rivière sacrée malgré les dangers de cette pollution, le 8 novembre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 08 novembre 2021

Inde: la Yamuna, rivière sacrée, se couvre d'une mousse toxique

Les fidèles se baignent dans les mousses toxiques de la Yamuna, qui reste pour eux une rivière sacrée malgré les dangers de cette pollution, le 8 novembre 2021 (Photo, AFP)
  • La Yamuna, un affluent du Gange, compte déjà parmi les cours d'eau les plus pollués du pays et des amas de mousse blanche la parsemaient lundi à son passage par Delhi
  • La pollution n'a pas dissuadé des fidèles hindous de se plonger dans la rivière pour célébrer la fête de Chhath Puja, qui dure quatre jours, avec des prières au soleil

NEW DELHI: Une mousse toxique recouvrait lundi la Yamuna, l'un des cours d'eau sacrés de l'Inde, ajoutant aux maux des habitants de New Delhi déjà accablés par l'épais brouillard de pollution enveloppant la capitale indienne.  

La Yamuna, un affluent du Gange, compte déjà parmi les cours d'eau les plus pollués du pays et des amas de mousse blanche la parsemaient lundi à son passage par Delhi.  

Les autorités locales ont incriminé un afflux « important d'eaux usées et de déchets industriels » survenu en amont la semaine dernière.  

La pollution n'a pas dissuadé des fidèles hindous de se plonger dans la rivière pour célébrer la fête de Chhath Puja, qui dure quatre jours, avec des prières au soleil.  

Mais le phénomène a désorganisé l'approvisionnement en eau d'une partie de la ville, selon des responsables locaux qui n'ont pas précisé combien de foyers étaient concernés.  

« Je voudrais remercier pour leur coopération les habitants qui ont été affectés », a déclaré dimanche dans un communiqué Raghav Chadha, vice-président de l'autorité de la ville chargée de l'approvisionnement en eau. « Notre équipe de responsables et d'ingénieurs travaille nuit et jour pour minimiser les difficultés des habitants de Delhi en ce qui concerne l'eau ».  

Les autorités se sont engagées de longue date à nettoyer la Yamuna, en vain, et les épisodes de mousse toxique se répètent chaque année.  

En 2020, un rapport gouvernemental avait estimé que la qualité de l'eau dans la rivière avait »gravement » empiré durant les cinq années précédentes.  

La capitale indienne et ses environs sont parallèlement aux prises avec un épais brouillard toxique depuis la semaine dernière.   

New Delhi est classée parmi les villes les plus polluées de la planète, tant pour ses émissions de gaz toxiques provenant de l'industrie que pour celles de son trafic routier ou encore des brûlis agricoles qui emplissent l'air chaque hiver. Ils se sont conjugués la semaine dernière aux feux d'artifice illégaux tirés à l'occasion de la fête hindoue de Diwali.  

Les niveaux de particules PM2,5 --les plus fines et donc les plus dangereuses particules de pollution dans l'air-- ont dépassé la barre des 400 dans plusieurs endroits, soit 16 fois plus que la limite de sécurité préconisée par l'Organisation mondiale pour la santé. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.