Plan France 2030: l'Assemblée vote «l'amendement le plus cher de la Ve République»

PARIS: L'Assemblée nationale a voté lundi en première lecture les crédits pour le plan d'investissement France 2030. (AFP)
PARIS: L'Assemblée nationale a voté lundi en première lecture les crédits pour le plan d'investissement France 2030. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 08 novembre 2021

Plan France 2030: l'Assemblée vote «l'amendement le plus cher de la Ve République»

  • Ce plan annoncé par Emmanuel Macron vise à développer la compétitivité industrielle et les technologies d'avenir
  • Cet amendement «devrait faire l'objet d'un projet de loi à lui tout seul. C'est inouï de passer ce plan 2030 par amendement», a regretté Mme Rabault

PARIS: L'Assemblée nationale a voté lundi en première lecture les crédits pour le plan d'investissement France 2030, en adoptant "l'amendement le plus cher de la Ve République", de 34 milliards d'euros, dont 3,5 milliards dès 2022, une méthode décriée par les oppositions.


Ce plan annoncé par Emmanuel Macron vise à développer la compétitivité industrielle et les technologies d'avenir. Le sort de ces crédits dépendra toutefois de la présidentielle et des futurs budgets.


Déposé par le gouvernement dans le cadre de l'examen de la deuxième partie du projet de budget 2022, l'amendement prévoit 34 milliards d'euros en autorisations d'engagement avec une première tranche de 3,5 milliards d'euros de crédits mise en oeuvre dès 2022.


Il s'agit de "l'amendement le plus cher de la Ve République", a grincé la députée socialiste Valérie Rabault, sans être contredite par la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher ni le président de la commission des Finances de l'Assemblée Eric Woerth (LR).


Voté par 48 voix pour et deux contre, l'amendement a recueilli les soutiens des groupes PS et LR, outre ceux de la majorité. Mais la méthode utilisée par le gouvernement a mécontenté plus d'un parlementaire.


Cet amendement "devrait faire l'objet d'un projet de loi à lui tout seul. C'est inouï de passer ce plan 2030 par amendement", a regretté Mme Rabault.


"Vous vous asseyez sur le Parlement, c'est une habitude de gouvernance", a déploré le communiste Sébastien Jumel.


Le gouvernement est le "champion du monde du dépôt d'amendement de dernière minute", a ironisé M. Woerth qui a comptabilisé une "bonne cinquantaine d'amendements de toute nature" déposés par le gouvernement sur l'actuel projet de loi de finances.


"Il peut y avoir des choses à dire sur la forme", a convenu le rapporteur général LREM du budget Laurent Saint-Martin, avant de se lancer dans une défense du plan tout en plaidant pour soigner la gouvernance de ces nouveaux et coûteux investissements.Un levier qui peut décider de leur succès ou de leur échec, a mis en garde le député du Val-de-Marne. 


Il souhaite que les parlementaires soient "associés" à la construction de cette nouvelle gouvernance. "Il faut une gouvernance politique", a abondé M. Woerth. 


Pour les oppositions, ce plan comporte aussi des "zones d'ombre", comme l'a souligné M. Jumel. 


"Il faut dire" si ce plan correspond à des "subventions à des projets ou si l'Etat investit à 100%", a ainsi interrogé Mme Rabault. "Quelle sera la part de reprise de précédent plan d'investissement?", a questionné Eric Coquerel (LFI).


Il n'y a "pas de recyclage", a assuré Mme Pannier-Runacher pour qui France 2030 "marque une rupture en matière d'ambition et de moyens".


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.