Un journaliste américain condamné à 11 ans de prison en Birmanie

Danny Fenster avait été arrêté le 24 mai, près de quatre mois après le coup d'Etat militaire contre l'ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi, à l'aéroport international de Rangoun au moment où il tentait de quitter le pays. (Photo/AFP)
Danny Fenster avait été arrêté le 24 mai, près de quatre mois après le coup d'Etat militaire contre l'ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi, à l'aéroport international de Rangoun au moment où il tentait de quitter le pays. (Photo/AFP)
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Un journaliste américain condamné à 11 ans de prison en Birmanie

  • Le journaliste était poursuivi pour trois chefs d'accusation: incitation à la dissidence, association illégale, violation de la loi sur l'immigration
  • Son procès se tient à huis clos dans l'enceinte de l'établissement pénitentiaire

RANGOUN: Un journaliste américain, détenu depuis mai par la junte en Birmanie, a été condamné à 11 ans de prison, a indiqué vendredi son employeur, le média Frontier Myanmar.

"Frontier Myanmar est profondément déçu de la décision prise aujourd'hui de condamner son rédacteur en chef Danny Fenster à des peines de prison d'une durée totale de 11 ans", a déclaré le média dans un communiqué.

Le journaliste était poursuivi pour trois chefs d'accusation: incitation à la dissidence, association illégale, violation de la loi sur l'immigration.

Dans une procédure distincte, il est également inculpé pour terrorisme et sédition et risque la prison à vie. 

Danny Fenster avait été arrêté le 24 mai, près de quatre mois après le coup d'Etat militaire contre l'ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi, à l'aéroport international de Rangoun au moment où il tentait de quitter le pays.

Depuis, il est détenu à la prison d'Insein de Rangoun avec de nombreux prisonniers politique.

Son procès se tient à huis clos dans l'enceinte de l'établissement pénitentiaire.

"Son maintien en détention est inacceptable. Le journalisme n'est pas un crime", a récemment indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.

La Birmanie a sombré dans le chaos depuis le putsch du 1er février qui a mis fin à une parenthèse démocratique de 10 ans.

Le régime poursuit une sanglante répression contre ses opposants avec plus de 1.250 civils tués et plus de 7.000 en détention, selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale qui rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires.

La presse est étranglée par la junte qui tente de renforcer son contrôle sur l'information, limitant l'accès à internet et annulant les licences des médias.


Afghanistan: au moins 12 morts dans quatre attentats à la bombe

A Kaboul, un attentat à la bombe a visé dans la soirée une mosquée, tuant au moins deux personnes et en blessant dix autres. (AP)
A Kaboul, un attentat à la bombe a visé dans la soirée une mosquée, tuant au moins deux personnes et en blessant dix autres. (AP)
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  • Au moins dix personnes sont mortes et une quinzaine d'autres ont été blessées, selon la police et les service de santé
  • Le ministère a déclaré que la bombe avait été placée à l'intérieur d'un ventilateur dans la mosquée

KABOUL: Au moins douze personnes ont été tuées mercredi en Afghanistan dans quatre attentats à la bombe, contre trois minibus à Mazar-i-Sharif (Nord) et contre une mosquée dans la capitale Kaboul, selon les autorités.  

Le nombre d'attentats a diminué dans le pays depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août, mais une série d'attaques meurtrières à la bombe, dans lesquelles des dizaines de personnes ont trouvé la mort, a frappé le pays fin avril, pendant le mois saint du ramadan. 

A Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord, « les bombes ont été placées à bord de trois minibus dans différents quartiers de la ville », a déclaré le porte-parole de la police provinciale de Balkh, Asif Waziri.  

Au moins dix personnes sont mortes et une quinzaine d'autres ont été blessées, selon la police et les service de santé. 

Selon Najibullah Tawana, responsable du service de santé de Balkh, trois femmes figurent parmi les dix tués dans les explosions des minibus. 

A Kaboul, un autre attentat à la bombe a visé dans la soirée une mosquée, tuant au moins deux personnes et en blessant dix autres, a indiqué le ministère de l'Intérieur. 

L'hôpital d'urgence de Kaboul a de son côté tweeté un bilan de cinq tués et de 22 blessés dans l'explosion à la mosquée. 

Bombe dans un ventilateur 

Des témoins ont vu plusieurs ambulances rouler à toute vitesse vers les lieux de l'explosion. 

Le ministère a déclaré que la bombe avait été placée à l'intérieur d'un ventilateur dans la mosquée. 

Aucun groupe n'a pour l'instant revendiqué ces quatre attentats à la bombe, et il n'était pas possible pour l'instant de savoir s'ils visaient une communauté spécifique. 

Certaines des attaques meurtrières qui ont frappé le pays fin avril ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), et ont visé en particulier la minorité chiite hazara, considérée comme hérétique par l'EI. 

Le 28 avril, déjà à Mazar-i-Sharif, des attentats à la bombe, revendiqués par l'EI, contre deux minibus transportant des passagers chiites, avaient fait neuf morts. 

Le 21 avril, une mosquée chiite de cette ville avait aussi été la cible d'une bombe. Au moins 12 personnes avaient été tuées et 58 blessées, et là encore l'EI avait revendiqué l'attaque. 

Le lendemain, au moins 36 personnes, dont des enfants, avaient trouvé la mort à Kunduz (nord-est) dans un autre attentat à la bombe contre une mosquée sunnite, fréquentée par des soufis, pendant la prière du vendredi . 

A Kaboul, dix personnes avaient été tuées le 29 avril lors d'une explosion dans une mosquée sunnite, après la prière du vendredi. 

Les talibans tentent de minimiser la menace de l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), la branche régionale de l'EI, et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu'ils combattent depuis des années. 

Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangarhar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. 

Ils assurent depuis quelques mois avoir vaincu l'EI-K, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan. 

 


Trump parlera à la grand-messe au Texas d'un lobby pro-armes, malgré la fusillade

L'ancien président Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait bien vendredi devant l'assemblée annuelle du puissant lobby pro-armes NRA au Texas. (Photo, AFP)
L'ancien président Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait bien vendredi devant l'assemblée annuelle du puissant lobby pro-armes NRA au Texas. (Photo, AFP)
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  • «L'Amérique a besoin de vraies solutions et de vrai leadership en cette période, pas de politiciens et de considérations partisanes», a jugé Trump
  • L'ancien président s'affiche ainsi en opposition nette et délibérée à son successeur Joe Biden qui, «écœuré et fatigué» par ces fusillades à répétition

WASHINGTON: L'ancien président Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait bien vendredi devant l'assemblée annuelle du puissant lobby pro-armes NRA au Texas, et ce malgré l'effroyable fusillade dans une école primaire de cet Etat américain. 

« L'Amérique a besoin de vraies solutions et de vrai leadership en cette période, pas de politiciens et de considérations partisanes », a jugé le milliardaire républicain sur son réseau social, Truth Social. 

« Et c'est pourquoi je respecterai mon engagement de longue date de m'exprimer à la convention de la NRA au Texas », a-t-il fait savoir, promettant « un discours important au peuple américain ». 

L'ancien président s'affiche ainsi en opposition nette et délibérée à son successeur Joe Biden qui, « écœuré et fatigué » par ces fusillades à répétition, a lancé mardi soir: « Quand, pour l'amour de Dieu, allons-nous affronter le lobby des armes? » 

Aux Etats-Unis, les fusillades sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs ont jusqu'à présent été impuissants à endiguer, incapables d'adopter la moindre loi nationale ambitieuse sur la question, notamment en raison du pouvoir de ces lobbys pro-armes. 


Variole du singe: Roche développe des tests PCR de détection du virus

Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe. (Photo, AFP)
Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe. (Photo, AFP)
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  • «Roche a très rapidement développé une nouvelle série de tests pour la détection du virus de la variole simienne et le suivi de sa propagation», a observé le directeur de la division Diagnostics de Roche
  • Les test développés par Roche ne sont pas destinés au grand public mais sont disponibles à des fins de recherche dans la plupart des pays du monde

GENÈVE: Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe, après l'apparition de plusieurs cas dans des régions du monde où la maladie n'est pas courante. 

Ces tests ont été mis au point par Roche et sa filiale TIB Molbiol, « en réponse aux cas d'infection par le virus de la variole simienne qui ont récemment suscité des inquiétudes », indique-t-il dans un communiqué. 

« Roche a très rapidement développé une nouvelle série de tests pour la détection du virus de la variole simienne et le suivi de sa propagation », a observé le directeur de la division Diagnostics de Roche, cité dans le communiqué. 

Les flambées récentes, avec plus de 250 cas déjà signalées dans 16 pays à la date du 22 mai selon l'Organisation mondiale de la santé, sont atypiques, car elles surviennent dans des pays où la variole du singe, maladie caractérisée par des lésions cutanées, n'est pas endémique. 

Les test développés par Roche ne sont pas destinés au grand public mais sont disponibles à des fins de recherche dans la plupart des pays du monde. 

Un premier kit détecte les orthopoxvirus, dont les virus de la variole simienne, un second détecte spécifiquement les virus de la variole simienne, tandis qu'un troisième kit permet de détecter les orthopoxvirus tout en précisant si un virus de la variole simienne est présent ou non. 

Selon l'OMS, il convient de détecter la maladie avec un test PCR car les tests antigéniques ne permettent pas de déterminer s'il s'agit du virus de la variole du singe ou d'autres virus apparentés. Les meilleurs échantillons pour le diagnostic proviennent des lésions, écouvillonnage des exsudats (fluide produit par la plaie) ou des croûtes des lésions. 

La variole du singe ou l'orthopoxvirose simienne est - selon l'OMS - une zoonose virale rare (virus transmis à l'être humain par les animaux) dont les symptômes ressemblent en moins grave à ceux que l'on observait dans le passé chez les sujets atteints de variole.  

Avec l'éradication de celle-ci en 1980 et l'arrêt de la vaccination antivariolique qui a suivi, cet orthopoxvirus a émergé comme le virus le plus important de ce genre.  

Il sévit sporadiquement dans certaines régions des forêts tropicales de l'Afrique centrale et de l'Ouest. La maladie a été détectée pour la première fois chez l'homme en 1970 en République démocratique du Congo (ex-Zaïre). 

En 2003, des cas ont été confirmés aux Etats-Unis, marquant la première apparition de cette maladie en dehors de l'Afrique. La plupart avaient été en contact avec des chiens de prairie domestiques, infectés par des rongeurs africains importés.