Nigeria: sept soldats tués dans deux attaques djihadistes

Au moins sept soldats ont été tués dans deux attaques distinctes menées par des djihadistes affiliés au groupe Etat islamique dans le nord-est du Nigeria. (AFP)
Au moins sept soldats ont été tués dans deux attaques distinctes menées par des djihadistes affiliés au groupe Etat islamique dans le nord-est du Nigeria. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 13 novembre 2021

Nigeria: sept soldats tués dans deux attaques djihadistes

  • Samedi, quatre soldats, dont un officier, ont péri lorsque des combattants de l'Iswap leur ont tendu une embuscade
  • Ces attaques surviennent alors que l'armée revendique une série de succès contre les djihadistes, notamment des raids sur leurs camps

KANO: Au moins sept soldats ont été tués dans deux attaques distinctes menées par des djihadistes affiliés au groupe Etat islamique dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé samedi l'armée et des sources militaires.


Les convois militaires sont de plus en plus la cible d'attaques du groupe djihadiste Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), dans le nord-est du Nigeria où les soldats luttent pour mettre fin à une insurrection de 12 ans qui a tué plus de 40 000 civils.


Samedi, quatre soldats, dont un officier, ont péri lorsque des combattants de l'Iswap leur ont tendu une embuscade. Les militaires avaient été appelés en renfort dans la ville d'Askira Uba, dans l'Etat de Borno, à cause d'une attaque djihadiste, selon un communiqué de l'armée.


"Malheureusement, un vaillant officier supérieur, le général de brigade Dzarma Zirkusu, et trois soldats ont payé le prix ultime lors d'une rare démonstration de bravoure alors qu'ils venaient en renfort pour une contre-offensive contre les terroristes", indique le communiqué.


Les militaires, appuyés par des avions de chasse, "ont neutralisé plusieurs" djihadistes et détruit nombre de leurs véhicules, selon l'armée.


Trois autres soldats avaient été tués vendredi lorsque des combattants de l'Iswap avaient attaqué leur convoi dans l'Etat voisin de Yobe, selon deux sources militaires.


Les assaillants ont arrosé le convoi à l'arme lourde dans le village de Tamsu Kawu, le long de l'autoroute de 120 kilomètres reliant Maiduguri à Damaturu, capitale de l'Etat de Yobe, ont indiqué ces sources à l'AFP.


"Nous avons perdu trois soldats dans l'embuscade des terroristes de l'Iswap", a déclaré l'un de ces deux officiers, selon lequel les djihadistes ont saisi un véhicule militaire. 


Un second officier a confirmé le bilan.


Ces attaques surviennent alors que l'armée revendique une série de succès contre les djihadistes, notamment des raids sur leurs camps.


Le 17 septembre, au moins 16 soldats nigérians avaient été tués dans une embuscade de l'Iswap le long de l'autoroute reliant Maiduguri et la ville de garnison de Monguno, dans la région du lac Tchad. 


Une semaine plus tard, huit soldats avaient péri lors d'une attaque par le groupe djihadiste près de la ville de Dikwa, dans la même région. 


L'Iswap a consolidé son territoire ces derniers mois dans la région du lac Tchad après la mort d'Abubakar Shekau, le commandant du groupe rival Boko Haram, dans des combats entre les deux forces djihadistes.


Reconnu par le groupe Etat islamique, l'Iswap est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans.


Depuis 2019, l'armée a fermé ses plus petites bases pour s'installer dans des garnisons plus grandes et fortifiées, appelées "super camps", pour tenter de mieux résister aux attaques. Une stratégie qui a laissé davantage de liberté de mouvement aux djihadistes dans les zones rurales, estiment les critiques de ces "super camps".


Le conflit, qui a provoqué le déplacement d'environ deux millions de personnes dans le nord-est du pays, s'est étendu aux pays voisins, ce qui a conduit à la mise en place d'une coalition militaire régionale contre les groupes islamistes.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Short Url
  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

Short Url
  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

Short Url
  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".