La COP26 est un «pas dans la bonne direction», selon Ursula von der Leyen

«Nous avons progressé dans la réalisation des trois objectifs que nous nous étions fixés au début de la COP26», a indiqué Ursula von der Leyen. (Photo, AFP)
«Nous avons progressé dans la réalisation des trois objectifs que nous nous étions fixés au début de la COP26», a indiqué Ursula von der Leyen. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 14 novembre 2021

La COP26 est un «pas dans la bonne direction», selon Ursula von der Leyen

  • La cheffe de l'exécutif européen a jugé que l'objectif de limiter le réchauffement mondial à 1,5°C restait «à portée de main»
  • Dans un communiqué précédent, la Commission européenne avait indiqué que le «Pacte de Glasgow» avait «maintenu en vie les objectifs de l'accord de Paris»

BRUXELLES : La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a estimé que l'accord sur le changement climatique conclu samedi par la COP26 à Glasgow était "un pas dans la bonne direction" mais souligné que "le travail est loin d'être achevé".

La cheffe de l'exécutif européen a jugé que l'objectif de limiter le réchauffement mondial à 1,5°C restait "à portée de main", dans une déclaration publiée samedi soir. 

Dans un communiqué précédent, la Commission européenne avait indiqué que le "Pacte de Glasgow" avait "maintenu en vie les objectifs de l'accord de Paris" de 2015, qui vise à limiter le réchauffement de la planète en deçà de +2°C par rapport à l'ère industrielle, si possible +1,5°C.

"Nous avons progressé dans la réalisation des trois objectifs que nous nous étions fixés au début de la COP26", a indiqué Ursula von der Leyen.

"Premièrement, obtenir des engagements de réduction des émissions afin de ne pas dépasser la limite de 1,5°C de réchauffement de la planète. Deuxièmement, atteindre l'objectif de 100 milliards de dollars par an de financement climatique pour les pays en développement et vulnérables. Et enfin, obtenir un accord sur le +manuel d'utilisation+ de l'accord de Paris", a-t-elle détaillé.

"Si tous les engagements de long terme annoncés à Glasgow sont mis en oeuvre, nous devrions contenir le réchauffement mondial en-deçà de 2°C. Donc nous devons encore travailler davantage, pour que la conférence sur le climat l'année prochaine en Egypte nous mette fermement sur la voie de 1,5°C", a-t-elle ajouté.

Elle a rappelé l'engagement de l'UE à réduire ses émissions de CO2 d'au moins 55% d'ici 2030 par rapport à 1990 et à devenir neutre en carbone d'ici 2050.

Le vice-président de la Commission Frans Timmermans, en charge du "Pacte Vert" européen et négociateur pour l'UE à Glasgow, a estimé que le compromis trouvé "reflète un équilibre entre les intérêts de toutes les parties et nous permet d'agir avec l'urgence qui est essentielle pour notre survie". 

"C'est un texte qui peut apporter de l'espoir dans le coeur de nos enfants et petits-enfants", a-t-il dit.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com