Arabie saoudite: Une pionnière du yoga aspire à guérir esprit, corps et âme

Bien qu’il soit sous-estimé et mal compris, le yoga est une pratique centrée sur la relation corps-esprit qui regroupe postures physiques, techniques de respiration et méditation ou détente. (Photo fournie)
Bien qu’il soit sous-estimé et mal compris, le yoga est une pratique centrée sur la relation corps-esprit qui regroupe postures physiques, techniques de respiration et méditation ou détente. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 15 novembre 2021

Arabie saoudite: Une pionnière du yoga aspire à guérir esprit, corps et âme

  • Nouf Al-Marwaai veut exploiter la popularité naissante de la pratique
  • Les Saoudiens sont de plus en plus soucieux de leur santé ; le yoga devient l’une des activités physiques les plus répandues en Arabie saoudite

DJEDDAH: Après près de 20 ans d’enseignement, de formation et de promotion de la discipline au Royaume, le président du Comité saoudien de yoga a promis qu’il était temps d’accorder à la pratique une autre dimension.

«Nous œuvrons à mettre en place un plan stratégique pour promouvoir le yoga et encourager la société à participer aux activités de yoga», a dit Nouf Al-Marwaai, première professeure de yoga certifiée en Arabie saoudite, à Arab News.

 «Nous voulons en savoir plus sur le yoga et [ses bienfaits sur] la santé et le bien-être. C’est une pratique qui convient à tous les âges.»

Le yoga a été fortement soutenu au Royaume au cours des dernières années. Ainsi, les professionnels ainsi que les apprentis yogis ont bien intégré la communauté et c’est Al-Marwaai qui prend en charge cette lancée.

 «Nous vivons dans une époque où tout change continuellement», a-t-elle déclaré. «Je suis, plus que jamais, motivée à devenir une femme saoudienne productive et fière. Je cherche à servir ma société. Je veux faire partie des changements qui s’opèrent dans mon pays. Je suis sûre que beaucoup d’autres femmes de domaines et de secteurs différents sont motivées et optimistes aussi.»

En Bref

  • Nouf Al-Marwaai a commencé à pratiquer le yoga en 1998. Elle avait 18 ans et luttait contre le Lupus, une maladie auto-immune et rhumatismale qui attaque les tissus et les organes du corps. L’inflammation peut toucher les articulations, la peau, les cellules sanguines et d’autres organes.
  • Al-Marwaai n’a pas seulement vaincu sa maladie, mais elle a aussi repris ses études et a obtenu un diplôme en psychologie clinique. Après avoir terminé ses études universitaires, elle est devenue l’une des meilleures spécialistes de yoga au Moyen-Orient, avec 20 ans d’expérience sur le tapis [de yoga].
  • Elle a commencé à donner des cours de yoga en 2004 et a eu beaucoup de succès. En 2012, Al-Marwaai avait déjà formé plus de 300 instituteurs de yoga venus de différentes régions du monde, tout comme elle avait appris à 3 000 personnes à pratiquer le yoga.

Bien qu’il soit sous-estimé et mal compris, le yoga est une pratique centrée sur la relation corps-esprit qui regroupe postures physiques, techniques de respiration et méditation ou détente.

Nouf Al-Marwaai a commencé à pratiquer le yoga en 1998. Elle avait 18 ans et luttait contre le Lupus, une maladie auto-immune et rhumatismale qui attaque les tissus et les organes du corps. L’inflammation peut toucher les articulations, la peau, les cellules sanguines et d’autres organes.

 «Le yoga m’a aidée à mener une vie plus seine et active», a-t-elle révélé. «C’est la raison pour laquelle j’ai voulu que les gens l’apprennent et en fassent un mode de vie.»

En 2018, Al-Marwaai a été lauréate du prix Padma Shri, décerné par le président indien Ram Nath Kovind. Ce titre lui a été attribué en récompense des efforts qu’elle a déployés pour que l’on reconnaisse le yoga comme une activité sportive en Arabie saoudite (Photo fournie).

Al-Marwaai n’a pas seulement vaincu sa maladie, elle a aussi repris ses études et a obtenu un diplôme en psychologie clinique. Après avoir terminé ses études universitaires, elle est devenue l’une des meilleures spécialistes de yoga au Moyen-Orient, avec 20 ans d’expérience sur le tapis [de yoga].

Elle a commencé à donner des cours en 2004 et a eu beaucoup de succès. En 2012, Al-Marwaai avait déjà formé plus de 300 instructeurs de yoga venus de différentes régions du monde, tout comme elle avait appris à 3 000 personnes à pratiquer le yoga.

Après des passages en Australie et en Inde, elle a assumé le rôle de «Yogacharya» – un titre de respect attribué à un professeur de yoga – et a ensuite établi l’École saoudienne de yoga qui a plus tard été nommée «Fondation arabe de yoga».

En 2018, Al-Marwaai a été lauréate du prix Padma Shri, décerné par le président indien Ram Nath Kovind. Ce titre lui a été attribué en récompense des efforts qu’elle a déployés pour que l’on reconnaisse le yoga comme une activité sportive en Arabie saoudite. L’événement a eu lieu à New Delhi, dans la résidence du président.

D’après Al-Marwaai, le Comité saoudien de yoga a été créé le 16 mai, avec le soutien de 26 autres fédérations, comités et ligues faisant partie du Comité olympique d’Arabie saoudite. Il a été établi au moment où les dirigeants du Royaume ont décidé d’accorder une importance à la santé physique et mentale, suite au plan Vision 2030 mis en place par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

 «Cela va aider à protéger la santé physique et mentale», a dit Al-Marwaai. «Comme nous l’avons vu au cours de la pandémie de Covid-19, plusieurs initiatives sportives ont été mises en place de façon virtuelle et ont été soutenues par les fédérations saoudiennes. Le ministère des Sports a mis l’accent sur l’importance de la santé et du bien-être durant ces temps difficiles.»

Nous vivons dans une époque où tout change continuellement. Je suis impatiente de servir ma société - Nouf Al-Marwaai (Photo fournie).

Alors que le yoga a continué de gagner en popularité au Royaume, la demande a augmenté et a plus tard été reconnue par des autorités sanitaires et sportives compétentes.

 «En février 2017, j’ai rencontré la princesse Rima bint Bandar qui a approuvé l’idée de faire reconnaître le yoga», a raconté Al-Marwaai. «Elle m’a aussitôt mise en contact avec un groupe d’experts du ministère des Sports pour examiner les règlements et les normes. Puis, le yoga a été classé comme une activité sportive au ministère du Commerce.»

Selon Al-Marwaai, le Comité saoudien de yoga continue à sensibiliser les gens au yoga à travers des activités organisées et des événements.

 «À l’Institut du leadership, nous examinons les normes de yoga et mettons en place un mémorandum d’accord qui devrait être signé avec le ministère indien de l'AYUSH (Ayurveda, Yoga et Naturopathie, Unani, Siddha, Sowa Rigpa et Homéopathie), a-t-elle poursuivi. En outre, nous participons à la deuxième édition des Jeux asiatiques en novembre, soutenue et sponsorisée par l’Arabie saoudite.»

Al-Marwaai a affirmé que les Saoudiens devenaient de plus en plus soucieux de leur santé, ce qui a engendré la demande croissante d’un plus large éventail de centres de yoga à travers le Royaume. Ainsi, le yoga devient l’une des activités physiques les plus répandues en Arabie saoudite, notamment chez les femmes. C’est un point focal collectif qui attire les gens et qui leur permet de pratiquer, de découvrir et de se livrer au pouvoir du yoga afin de prendre conscience des bienfaits de cette technique ancienne qui profite à l’esprit, au corps et à l’âme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Leïla Slimani ausculte son rapport à la langue arabe avec son nouveau livre

L’écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani, lors d’une séance photo à Paris, le 17 mars 2026. (AFP)
L’écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani, lors d’une séance photo à Paris, le 17 mars 2026. (AFP)
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  • Leïla Slimani évoque une relation complexe à l’arabe, dont l’enseignement rigide et dévalorisé dans le système scolaire français a accentué son éloignement et son sentiment d’étrangeté culturelle
  • Aujourd’hui, elle adopte une vision plus apaisée et transmet une relation libérée à la langue à ses enfants, affirmant que l’identité et les liens linguistiques peuvent toujours se reconstruire

PARIS: Dans "Assaut contre la frontière", publié jeudi en France, Leïla Slimani interroge son rapport à la langue arabe, qu'elle déplore de ne pas parler, au point d'en "avoir honte" en tant que Franco-Marocaine "aux identités boiteuses".

L'autrice de 44 ans, prix Goncourt (le plus prestigieux en France) en 2016 pour "Chanson douce", explique dans un entretien à l'AFP avoir commencé à parler l'arabe dialectal, la darija, "toute petite avec (sa) grand-mère, (sa) nounou, dans la rue" au Maroc, mais pas avec ses parents, des bourgeois francophiles.

"Ils ne me parlaient qu'en français. Et je les entendais peu discuter en arabe", affirme cette mère de deux enfants qui vit désormais à Lisbonne, où elle s'est mise au portugais.

Elle découvre l'arabe classique en cours préparatoire, car "c'était obligatoire", et poursuit jusqu'en terminale. Mais l'enseignement ne lui plaît pas: "On y allait un peu à reculons" et "j'avais l'impression d'une sorte de langue qui était étrangère".

Et puis, à l'époque, "c'était très dévalorisé: à l'école française, les gens se moquaient des profs d'arabe", se remémore-t-elle. "Il y avait quelque chose de vraiment méchant, de condescendant à leur égard. Ils étaient beaucoup moins bien payés. Et donc, nous, les élèves, on les prenait moins au sérieux."

En arrivant à Paris, où elle est élève en classe préparatoire littéraire puis à Sciences Po, elle est "obligée d'expliquer à des Français pourquoi (elle) ne parle pas l'arabe", ce qu'elle vit comme une "humiliation".

"Parfois, je mens en leur disant que je parle très bien et ça me met dans des situations très inconfortables, parce qu'on commence à me demander de traduire des trucs, ce dont je suis incapable", raconte-t-elle.

- "Mal à l'aise" -

En même temps, "je me rends compte que les gens en France ont une vision très parcellaire, très caricaturale, à la fois de mon pays, de ces questions linguistiques, et je me sens très mal à l'aise vis-à-vis de ça", ajoute-t-elle.

C'est alors que la question de la langue se mêle à celle de son identité arabe, que jusqu'à présent elle ne s'était pas posée, car ses parents en "avaient une vision extrêmement ouverte, extrêmement plastique".

"Quand j'arrive en France, je me retrouve dans une identité qui vient beaucoup plus des autres que de moi-même", analyse la romancière. "Ça m'amène à beaucoup de contradictions, de chagrins aussi parfois et un sentiment de solitude."

Pour en sortir, elle se met à écrire car cela lui permet "de se détacher d'une identité qui (lui) serait assignée par les autres".

L'autrice de la trilogie "Le pays des autres" va plus loin: "Quand on écrit, on peut ajouter de la nuance, de la fêlure. Moi, mes identités, elles sont boiteuses, imparfaites, infirmes, pleines de maladresse."

D'ailleurs, poursuit-elle, "je pense que beaucoup de gens, en France ou ailleurs, sont très insatisfaits de la manière dont on veut nous vendre l'identité: comme une sorte de fierté, de bandoulière héroïque qu'il faudrait qu'on porte en étendard, qu'il faudrait mériter, prouver constamment".

Aujourd'hui, son rapport à l'arabe est "apaisé": il lui arrive toujours d'avoir "honte" de ne pas le parler mais, avec ce livre édité par Gallimard, elle veut dire à ceux qui seraient dans sa situation que "rien n'est jamais perdu".

La preuve: ses enfants apprennent l'arabe, "avec un grand plaisir, en étant détachés de toutes ces pressions, de toutes ces connotations".


Immersion à « Byblos, cité millénaire du Liban », à l'IMA

Derrière la présentation d’objets antiques d’une valeur inestimable, c’est toute une nation qui cherche à affirmer son existence, sa continuité et sa place dans l’histoire du monde. (Arlette Khouri)
Derrière la présentation d’objets antiques d’une valeur inestimable, c’est toute une nation qui cherche à affirmer son existence, sa continuité et sa place dans l’histoire du monde. (Arlette Khouri)
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  • Dès l’ouverture, la présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, insiste sur la portée exceptionnelle de cette exposition, dont la tenue relève presque de l’exploit
  • Il a fallu surmonter des obstacles logistiques majeurs, des incertitudes constantes et surtout un contexte de guerre qui fragilise chaque étape du projet

PARIS: À l’Institut du monde arabe, l’inauguration de l’exposition consacrée à Byblos ne ressemble pas à un événement culturel ordinaire.

Intitulée « Byblos, cité millénaire du Liban », elle s’impose comme un moment chargé d’émotion, de mémoire et de résistance, dans un contexte où le Liban traverse une nouvelle épreuve dramatique.

Derrière la présentation d’objets antiques d’une valeur inestimable, c’est toute une nation qui cherche à affirmer son existence, sa continuité et sa place dans l’histoire du monde.

ima byblos

Dès l’ouverture, la présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, insiste sur la portée exceptionnelle de cette exposition, dont la tenue relève presque de l’exploit.

Il a fallu surmonter des obstacles logistiques majeurs, des incertitudes constantes et surtout un contexte de guerre qui fragilise chaque étape du projet.

L’acheminement des œuvres, parfois interrompu ou retardé, témoigne de cette tension permanente. Certaines pièces n’ont d’ailleurs pas pu quitter le Liban, rappelant brutalement que le patrimoine n’est pas seulement fragile : il est aujourd’hui directement menacé.

ima byblos

Car cette exposition se tient alors que le conflit entre le Hezbollah et Israël provoque destructions et pertes humaines. Dans ce contexte, montrer Byblos à Paris devient un acte profondément symbolique, « un cri de résistance », selon les mots de la présidente de l’IMA.

Résistance face à la destruction, mais aussi face à l’oubli, car l’exposition rappelle que le Liban ne se résume pas à ses conflits : il est l’héritier d’une histoire parmi les plus anciennes et les plus riches de l’humanité.

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Occupée depuis plus de 9 000 ans, Byblos est considérée comme l’un des plus anciens ports du monde. Elle fut un carrefour majeur d’échanges entre la Méditerranée, la Mésopotamie et l’Égypte.

Le commerce du bois de cèdre, notamment, a contribué à sa prospérité et à son rayonnement, mais son rôle ne s’arrête pas à l’économie : Byblos est aussi associée à l’émergence de l’écriture alphabétique, une innovation fondamentale dans l’évolution de la communication humaine.

L’exposition met en lumière cette richesse à travers une sélection d’objets remarquables : statuettes, bijoux, armes, mosaïques ou encore éléments issus de nécropoles royales.

Chaque pièce raconte une époque, une civilisation, un échange. Pourtant, le parcours est ponctué de mentions explicites : « absent, fait de guerre ».

Ces absences deviennent elles-mêmes signifiantes et témoignent des risques encourus pour protéger ces trésors, ainsi que du prix à payer pour leur préservation.

Pour le directeur des sites archéologiques, Sarkis el-Khoury, la situation est alarmante. Il rappelle que plusieurs sites classés à l’UNESCO sont aujourd’hui en danger, notamment dans le sud du Liban.

Des villages entiers ont été détruits, emportant avec eux non seulement des bâtiments, mais aussi des paysages culturels façonnés depuis des millénaires.

Selon lui, les sites archéologiques, parfois encore enfouis, risquent de disparaître avant même d’avoir été étudiés, et préserver ce patrimoine devient ainsi une mission urgente, presque désespérée.

Cette urgence est également portée par la responsable du site archéologique de Byblos, Tania Zaven, dont le témoignage donne à l’exposition une dimension profondément humaine.

Venue initialement pour valoriser la beauté et l’importance du patrimoine libanais, elle se retrouve aujourd’hui investie d’une mission différente : celle de défendre l’existence même de ce patrimoine.

ima byblos

Elle aussi parle d’une « résistance culturelle », d’un besoin de prouver que le Liban est toujours vivant, qu’il ne doit pas être relégué au passé. « On ne veut pas être un souvenir », affirme-t-elle, mais un présent et un avenir.

Face à cette situation, l’exposition se veut aussi un acte de solidarité, puisque l’IMA annonce une contribution financière destinée à soutenir la préservation du patrimoine libanais, notamment via des organisations spécialisées.

D’autres acteurs, comme l’Œuvre d’Orient, se mobilisent également. Ces initiatives rappellent que la protection du patrimoine dépasse les frontières nationales et engage une responsabilité collective.

Enfin, la dimension politique de l’événement est manifeste. La présence annoncée d’Emmanuel Macron et de plusieurs ministres souligne l’importance accordée au Liban par la France.

Au-delà du geste diplomatique, cette mobilisation traduit une volonté de soutenir un pays ami et de défendre, à travers lui, une certaine idée de la culture comme bien commun de l’humanité.

L’exposition doit durer jusqu’au 23 août.


Aïd en vue : forte demande de chocolats et confiseries

La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
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  • Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition ancienne, avec des foyers proposant une variété de friandises accompagnées de café arabe et de thé
  • Durant les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente, les clients se ruant vers les commerces d’Al-Balad

DJEDDAH : La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr, les sucreries étant un élément incontournable des célébrations dans tout le Royaume.

Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition de longue date, les familles proposant une variété de gourmandises avec du café arabe et du thé.

Dans les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente fortement, les clients se rendant massivement dans les boutiques d’Al-Balad, les centres commerciaux et les plateformes en ligne pour préparer la fête.

Abdulaziz Farhane, responsable des ventes et du marketing d’une grande chocolaterie de Tahlia Street à Djeddah, a indiqué que les ventes de sucreries avaient fortement augmenté ces derniers jours.

« Les entreprises, hôtels et particuliers avaient déjà commencé à passer leurs commandes pour l’Aïd dès le 15e jour du Ramadan », a-t-il déclaré. « Nos boutiques à Djeddah ont enregistré une hausse de 25 % des ventes. Nous devons répondre à un grand nombre de clients ayant réservé à l’avance. »

Le quartier historique d’Al-Balad constitue également un centre majeur pour les achats du Ramadan et de l’Aïd, avec de nombreux commerces proposant des confiseries traditionnelles et modernes ainsi que des cadeaux.

Le vendeur Saeed Al-Yamani a déclaré : « Nos ventes ont doublé à l’approche de l’Aïd al-Fitr, avec une forte hausse des achats et commandes durant les dix derniers jours du mois sacré. »

Les chocolats suisses et belges de luxe, vendus entre 200 et 400 riyals le kilo, sont très demandés, aux côtés des confiseries traditionnelles à 50–80 riyals.

« L’Aïd est un moment où l’on célèbre la fin du Ramadan en recevant famille et amis à la maison. La tradition est donc d’offrir chocolats, confiseries et café arabe », a expliqué un employé, Faisal Bawazeer.

Il ajoute qu’il préfère acheter ses confiseries plus tôt dans le Ramadan afin d’éviter la foule et la hausse des prix en fin de période. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com