Plus de 330 migrants secourus au large du Maroc

Des proches de migrants morts prient devant les cercueils lors de leurs obsèques. (Photo, AFP)
Des proches de migrants morts prient devant les cercueils lors de leurs obsèques. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 16 novembre 2021

Plus de 330 migrants secourus au large du Maroc

  • Les départs des côtes marocaines vers l'Europe se sont récemment multipliés, via des routes maritimes dans l'Atlantique ou en Méditerranée, malgré le renforcement des contrôles
  • Parmi les 331 «harragas» (migrants) secourus, figurent 248 personnes originaires d'Afrique subsaharienne, 80 ressortissants marocains, deux «Asiatiques» et un Soudanais

RABAT: Les garde-côtes marocains ont porté assistance depuis vendredi à quelque 330 migrants "en difficultés à bord de différentes embarcations de fortune" dans l'Atlantique et en Méditerranée, a rapporté lundi l'agence de presse MAP, citant une source militaire.

Parmi les 331 "harragas" (migrants) secourus, figurent 248 personnes originaires d'Afrique subsaharienne, 80 ressortissants marocains, deux "Asiatiques" et un Soudanais, détaille la même source.

Les passagers "ont reçu les premiers soins à bord des unités de la marine royale avant d'être acheminés aux ports les plus proches, puis remis aux éléments de la gendarmerie pour les procédures administratives d'usage", ajoute la source, sans autre précision. 

Les départs des côtes marocaines vers l'Europe se sont récemment multipliés, via des routes maritimes dans l'Atlantique ou en Méditerranée, malgré le renforcement des contrôles.

Au moins quatre migrants marocains qui s'efforçaient de rejoindre l'Europe, dont deux jeunes femmes, ont péri en mer la semaine dernière près de Rabat, selon les autorités locales. 

Ces dernières ont affirmé avoir empêché plusieurs tentatives de traversées vers les côtes européennes, notamment vers les îles Canaries, et procédé à des dizaines d'interpellations de migrants clandestins dans les provinces du sud du royaume.

Par ailleurs, deux migrants ont été retrouvés morts lundi parmi une quarantaine qui se trouvaient à bord d'une embarcation à la dérive au large de l'île espagnole de Grande Canarie, a appris l'AFP auprès des gardes-côtes espagnols.

Partie de Dakhla, dans le Sahara occidental, cette embarcation transportait 42 personnes d'origine nord-africaine, dont une femme, a indiqué un porte-parole des gardes-côtes.

Ces drames sont fréquents sur cet itinéraire dangereux dans l'Atlantique entre le nord-ouest de l'Afrique et l'archipel espagnol des Canaries.

Au total, 32.713 immigrants sont arrivés par la mer en Espagne entre janvier et octobre derniers, soit 24,2% de plus que sur la même période en 2020, selon les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur.

Selon des estimations fin septembre de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2021 a été l'année la plus meurtrière sur la route migratoire vers l'Espagne, avec au moins 1 025 morts.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.