Renforts de l'armée yéménite à Marib pour affronter une vaste offensive houthie

Des renforts de l'armée yéménite arrivent pour rejoindre les combattants fidèles au gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite, sur le front sud de Marib, le dernier bastion gouvernemental restant dans le nord du Yémen, le 16 novembre 2021. (Photo, AFP)
Des renforts de l'armée yéménite arrivent pour rejoindre les combattants fidèles au gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite, sur le front sud de Marib, le dernier bastion gouvernemental restant dans le nord du Yémen, le 16 novembre 2021. (Photo, AFP)
De la fumée s'échappe sur la ligne de front d'Al-Jawba dans la province de Marib, au nord-est du Yémen. (Photo, AFP/Archives)
De la fumée s'échappe sur la ligne de front d'Al-Jawba dans la province de Marib, au nord-est du Yémen. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 18 novembre 2021

Renforts de l'armée yéménite à Marib pour affronter une vaste offensive houthie

  • Les troupes gouvernementales le long de la côte ouest du Yémen ont reçu l'ordre de maintenir un haut niveau de préparation militaire
  • Au moins 150 Houthis sont tués chaque jour à Marib, soit dans des échanges de tirs avec les troupes gouvernementales, soit dans des frappes aériennes de la coalition

AL-MUKALLÂ: Des centaines de troupes gouvernementales yéménites ont été déployées dans la ville centrale de Marib dans le but de renforcer les soldats et les tribus alliées qui luttent contre une offensive sanglante des Houthis qui tentent d’envahir le site stratégique à l'extérieur de la ville, a déclaré le ministre yéménite de l'Information.

Mouammar al-Eryani a posté sur Twitter que les nouvelles unités militaires hautement entraînées et bien armées feraient certainement pencher la balance des combats en faveur des troupes gouvernementales, car les Houthis ont été considérablement affaiblis par les tactiques d'usure des loyalistes au cours des derniers mois.

«Les champs de bataille de la province de Marib ont été renforcés par des unités entraînées après l'épuisement des milices terroristes houthies dans les combats», a révélé Al-Eryani, remerciant la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite pour avoir armé et entraîné les nouvelles forces.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un long convoi de camionnettes, de bus et de véhicules militaires transportant des centaines de soldats qui scandaient «avec nos âmes et notre sang, nous vous sauverons, Yémen», en se dirigeant vers Marib.

Rachad al-Mekhlafi, un responsable militaire du Département d'orientation des forces armées du Yémen, a déclaré mercredi à Arab News que les forces avaient été repositionnées depuis des champs de bataille moins intenses dans la province septentrionale de Saada, le fief des Houthis, et qu’elles seront déployées le long des fronts chauds de Marib.

«Nous pensons qu'au moins 70% des effectifs et de la puissance de feu des Houthis se trouvent actuellement à Marib», a signalé Al-Mekhlafi, ajoutant: «Nous ne pensons donc pas que les Houthis exploiteront la relocalisation des forces pour lancer des attaques à Saada.»

Depuis février, les Houthis soutenus par l'Iran attaquent agressivement la ville centrale de Marib, le dernier bastion du gouvernement dans la moitié nord du Yémen, malgré leurs lourdes pertes et le déplacement de milliers de personnes.

De violents combats ont éclaté mercredi dans des zones situées au sud de Marib après que les Houthis ont attaqué les troupes gouvernementales à Juba.

Selon Al-Mekhlafi, au moins 150 Houthis sont tués chaque jour à Marib, soit dans des échanges de tirs avec les troupes gouvernementales, soit dans des frappes aériennes de la coalition.

Le déploiement de Marib intervient alors que les troupes gouvernementales le long de la côte ouest du pays ont reçu l'ordre de suspendre leurs vacances, de retourner dans leurs bases militaires et de maintenir un haut niveau de préparation militaire.

«On nous a ordonné d'être en état d'alerte maximale pour les missions militaires», a déclaré mercredi à Arab News un officier militaire des Brigades Giants, qui a voulu garder l’anonymat, faisant référence à une zone de la province de Hodeidah.

«Nous ne savons pas si cela est lié à l'ouverture de nouveaux fronts à Hays ou ailleurs ou au renforcement d'autres champs de bataille», a ajouté l'officier.

La semaine dernière, les Forces conjointes, terme générique désignant trois grandes unités militaires de la côte ouest du pays, se sont soudainement retirées de plusieurs districts de la province de Hodeidah, notamment une partie de la ville de Hodeidah, et elles ont été stationnées dans le Khokha de la mer Rouge, au sud de Hodeidah.

La coalition arabe a souligné que le mouvement des forces à Hodeidah fait partie d'une stratégie militaire visant à renforcer les troupes gouvernementales sur tous les fronts.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.