Harcèlement scolaire: Macron annonce de nouvelles mesures

L'Assemblée nationale examinera le 1er décembre une proposition de loi du MoDem Erwan Balanant pour "combattre le harcèlement scolaire". (AFP).
L'Assemblée nationale examinera le 1er décembre une proposition de loi du MoDem Erwan Balanant pour "combattre le harcèlement scolaire". (AFP).
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Publié le Jeudi 18 novembre 2021

Harcèlement scolaire: Macron annonce de nouvelles mesures

  • A l'occasion de la journée de mobilisation jeudi sur le sujet, le chef de l'Etat constate dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux de l'Elysée que, malgré les initiatives prises, "le harcèlement sévit toujours à l'école"
  • Une proposition de loi LREM en ce sens vient d'être déposée à l'Assemblée nationale

PARIS: Emmanuel Macron a annoncé jeudi de nouvelles mesures pour lutter contre le harcèlement scolaire, dont un renforcement du contrôle parental sur les écrans utilisés par les enfants et une nouvelle application pour aider les victimes à dénoncer les faits.


A l'occasion de la journée de mobilisation jeudi sur le sujet, le chef de l'Etat constate dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux de l'Elysée que, malgré les initiatives prises, "le harcèlement sévit toujours à l'école, sur les réseaux sociaux, sans laisser aucun moment de répit à ceux qui en sont victimes".


"C'est pourquoi nous allons continuer à nous mobiliser, en particulier parce que les élèves harcelés sont souvent isolés et ont peur. Nous devons leur faciliter le signalement de ce dont ils sont victimes", ajoute-t-il. 


Le harcèlement touche près d'un enfant sur dix. 


Dans la vidéo, le chef de l'Etat annonce que, "en plus du numéro 3018 mis en place, une appli 3018 sera lancée en février pour permettre aux victimes et aux témoins d'adresser une capture d'écran de situations de harcèlement afin que celles-ci soient encore mieux accompagnées".


"Nous allons renforcer les maisons des adolescents, les points d'accueil écoute jeunes, les lieux physiques avec des personnes qui sont là pour recevoir la parole et pour écouter partout sur le territoire", ajoute-t-il.


Emmanuel Macron indique aussi que, pour aider les enfants "à mieux utiliser les réseaux et le numérique", "nous allons lancer une expérimentation en délivrant une certification à la sensibilisation au numérique aux élèves de 6e à partir de la rentrée 2022, avec l'idée, ensuite, de généraliser dès la rentrée suivante".


Enfin, "parce que ce combat est collectif, nous allons changer la loi pour améliorer le contrôle parental, en faisant en sorte qu'il soit installé par défaut sur tous les téléphones, ordinateurs, tablettes utilisées par les enfants, comme je l'avais annoncé il y a deux ans", précise-t-il. 


Une proposition de loi LREM en ce sens vient d'être déposée à l'Assemblée nationale. 


"Nous pouvons remporter ce combat contre le harcèlement en prenant nos responsabilités, en étant à l'écoute de nos enfants, en nous appuyant sur le travail remarquable que les associations font au quotidien, en nous appuyant sur la mobilisation de l'Éducation nationale qui a profondément changé ces dernières années, et nous allons encore l'accélérer, c'est possible", assure le président.


L'Assemblée nationale examinera le 1er décembre une proposition de loi du MoDem Erwan Balanant pour "combattre le harcèlement scolaire". 


"L'affirmation forte" de ce texte est le "droit à une scolarité sans harcèlement et sans violence", en introduisant spécifiquement le "harcèlement scolaire" dans le code pénal, explique ce député de la majorité.


Macron défend son «je traverse la rue» et ses projets pour l'université

Le président français Emmanuel Macron salue un élève agriculteur lors d'une visite au lycée agricole d'Ahun, le 24 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron salue un élève agriculteur lors d'une visite au lycée agricole d'Ahun, le 24 janvier 2022. (Photo, AFP)
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  • «Beaucoup de secteurs offrent des emplois, donc normalement, quand on a de la bonne volonté...», a répliqué le président, citant la plateforme «un jeune une solution» et le développement de l'alternance
  • «Contrairement à ce que j'ai pu lire partout dans la presse, je n'ai jamais dit ça», s'est écrié Emmanuel Macron, en assurant qu'il ne voulait pas «faire payer» les étudiants mais au contraire lutter contre la précarité

AHUN: Interpellé par des jeunes dans la Creuse, Emmanuel Macron est revenu lundi sur des propos controversés, d'une part son « je traverse la rue » pour inciter les chômeurs à trouver un emploi et d'autre part sa récente allusion à des formations payantes à l'université. 

Lors d'un échange entre le président et des jeunes à Ahun, Florian, 20 ans, lui a ressorti sa fameuse petite phrase de septembre 2018 lorsque le chef de l'Etat avait dit à un horticulteur au chômage: « je traverse la rue et je vous trouve un travail ». 

« Quand vous dites: traversez la rue pour trouver du travail, mais quand vous avez en face de vous un panneau stop, qui vous dit que vous n'avez pas assez de temps de travail, pas d'expérience professionnelle, or pour l'avoir il faut travailler et pour travailler il faut de l'expérience, donc on tourne en rond », a dit le jeune homme.  

« Beaucoup de secteurs offrent des emplois, donc normalement, quand on a de la bonne volonté... », a répliqué le président, citant la plateforme « un jeune une solution » et le développement de l'alternance. 

« C'est un peu ça ce que je disais avec cette formule, qui était plus adaptée à Paris, où je me trouvais à ce moment-là qu'à ici, mais qui était totalement vraie à Paris. Pour qui est prêt à y aller, il y a du travail », a encore insisté le chef de l'Etat.  

Autre sujet, qui a récemment suscité des critiques de ses adversaires pour 2022, ses récents propos sur la gratuité à l'université, où il jugeait intenable un système d'études supérieures « sans aucun prix » pour les étudiants mais avec un taux d'échec massif, sans autre explication.  

Ses adversaires, de Valérie Pécresse à Yannick Jadot, l'ont accusé de vouloir augmenter les droits d'inscription. 

« Contrairement à ce que j'ai pu lire partout dans la presse, je n'ai jamais dit ça », s'est écrié Emmanuel Macron, en assurant qu'il ne voulait pas « faire payer » les étudiants mais au contraire lutter contre la précarité.  

« Je défie qui que ce soit de retrouver cette phrase qui est sortie partout. Il paraît qu'on est en campagne, et donc apparemment beaucoup de gens dans ce cas-là sortent des choses et vous font dire le contraire ». 

« Ce que j'évoquais, c'est plutôt des formations professionnelles tout au long de la vie, que les universités vont devoir mettre en place et qui, elles, ont vocation à être payantes. Et qui vont permettre aux universités d'avoir ainsi des revenus et de fonctionner en se donnant plus de moyens », a-t-il expliqué. 

 


Jour J pour le pass vaccinal, les restaurateurs résignés

«Quand une partie de la population contrôle une autre partie de la population, ce n'est pas bon», déplore Alain Fontaine, président de la société française des Maîtres restaurateurs. (Photo, AFP)
«Quand une partie de la population contrôle une autre partie de la population, ce n'est pas bon», déplore Alain Fontaine, président de la société française des Maîtres restaurateurs. (Photo, AFP)
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  • «Pour nous, le pass vaccinal ne change pas grand-chose», confie Alain Deriot, gérant du restaurant Jour de pêche à Lille, dont la clientèle est «souvent vaccinée»
  • Le pass vaccinal «ne sera pas une contrainte supplémentaire», a estimé Didier Chenet, président du GNI, syndicat patronal des indépendants de l'hôtellerie restauration

PARIS: Cinq semaines après son annonce par le gouvernement, le pass vaccinal a remplacé lundi l'ancien pass sanitaire, obligatoire pour les plus de 16 ans souhaitant aller au restaurant ou prendre le train, une transition contestée mais sans encombre selon les témoignages recueillis dans plusieurs villes. 

« Pour nous, le pass vaccinal ne change pas grand-chose », confie Alain Deriot, gérant du restaurant Jour de pêche à Lille, dont la clientèle est « souvent vaccinée ». 

« Les petits contrôles de pass à l'entrée, on sait faire (...) Mais les contrôles d'identité, je ne me vois pas les faire, c'est intrusif », souligne-t-il, alors que la loi autorise désormais les gérants d'établissements à contrôler l'identité des clients en cas de doute sur le pass présenté. 

Même son de cloche pour César Armand, du bar lillois Les Arts: « Bien sûr, parfois on a des doutes quand on regarde la date de naissance et que la tête de la personne ne correspond pas, mais moi je ne suis pas policier ». 

Sammy, serveur dans un café à Paris, relève que, de toute façon, la levée des restrictions sera « vite là », le gouvernement ayant annoncé la fin du port du masque en extérieur et du télétravail obligatoire le 2 février, puis la réouverture des discothèques et le retour de la consommation au comptoir le 16 février. 

Mais désormais un test négatif ne suffit plus, comme c'était le cas avec le pass sanitaire, sauf pour accéder aux établissements et services de santé: à partir de 16 ans, il faut justifier d'un statut vaccinal contre la Covid-19 pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars (sauf restauration collective), foires ou transports publics interrégionaux (avions, trains, cars). 


La France conseille de reporter les voyages non essentiels vers l'Ukraine

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, lors de la réunion consacrée aux tensions entre la Russie et l'Ukraine. (Photo, AFP)
Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, lors de la réunion consacrée aux tensions entre la Russie et l'Ukraine. (Photo, AFP)
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  • «Dans la mesure du possible, il est conseillé de différer les déplacements sans caractère indispensable ou urgent en Ukraine», souligne le ministère français des Affaires étrangères
  • Contrairement aux Etats-Unis et au Royaume-uni, la France ne demande pas pour l'heure au personnel de son ambassade ou aux familles de ses diplomates en poste en Ukraine de quitter le pays

PARIS: La France a recommandé lundi à ses ressortissants de reporter les voyages non essentiels vers l'Ukraine et de ne pas se rendre dans les zones frontalières dans le Nord et l'Est du pays, en pleine escalade des tensions avec la Russie voisine.  

« Dans la mesure du possible, il est conseillé de différer les déplacements sans caractère indispensable ou urgent en Ukraine », souligne le ministère français des Affaires étrangères dans ses conseils actualisés aux voyageurs. 

« Dans le contexte des tensions créées par la concentration de troupes russes aux frontières de l'Ukraine, il est recommandé de faire preuve d’une vigilance renforcée et il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières du nord et de l'est du pays », est-il ajouté. 

Contrairement aux Etats-Unis et au Royaume-uni, la France ne demande pas pour l'heure au personnel de son ambassade ou aux familles de ses diplomates en poste en Ukraine de quitter le pays. 

« Nous avons pris note des annonces effectuées par les États-Unis et le Royaume-Uni concernant la situation de leur personnel diplomatique en Ukraine et de leur famille », s'est bornée à répondre la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, interrogée sur ce point. 

« Nous restons en étroite concertation avec tous nos partenaires, notamment européens (..) et nous tenons prêts à adapter notre position si la situation le justifie », a-t-elle toutefois ajouté. 

L'Union européenne a fait savoir lundi qu'elle ne comptait pas suivre les Etats-Unis qui rappellent les familles de leurs diplomates. 

Le ministère britannique des Affaires étrangères a de son côté annoncé lundi le retrait de personnels de son ambassade à Kiev face à la « menace croissante » de la Russie. 

L'Australie a aussi recommandé à ses ressortissants de ne pas se rendre en Ukraine  « en raison du risque de conflit armé » et annoncé un rapatriement du personnel non essentiel de son ambassade. 

Canberra demande également aux Australiens se trouvant en Ukraine de quitter sans tarder le pays par des « moyens commerciaux » tant que la situation sécuritaire le permet. « La disponibilité en vols pourrait changer ou être suspendue à brève échéance », a averti le ministère australien des Affaires étrangères.