En France, les épiceries, coup de coeur gastronomique en temps de pandémie

 Le restaurateur parisien Alexis Poirson a ouvert l'épicerie Superfrais en février 2020 comme « un lieu de vie et de proximité » dans un quartier populaire de l'est de la capitale. (Photo/AFP)
Le restaurateur parisien Alexis Poirson a ouvert l'épicerie Superfrais en février 2020 comme « un lieu de vie et de proximité » dans un quartier populaire de l'est de la capitale. (Photo/AFP)
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

En France, les épiceries, coup de coeur gastronomique en temps de pandémie

  • Le restaurateur parisien Alexis Poirson a ouvert l'épicerie Superfrais en février 2020 comme « un lieu de vie et de proximité » dans un quartier populaire de l'est de la capitale
  • Les épiceries existantes connaissent un grand succès et beaucoup de restaurants se sont diversifiés en ouvrant des activités connexes

PARIS: Prendre un café au comptoir ou l'apéro autour d'une grande table au milieu des livres de cuisine et des cagettes de légumes: les épiceries hybrides se multiplient en France, symbole de nouveaux modes de consommation en temps de pandémie.

Le restaurateur parisien Alexis Poirson a ouvert l'épicerie Superfrais en février 2020 comme "un lieu de vie et de proximité" dans un quartier populaire de l'est de la capitale.

"Souvent dans des épiceries, on a envie de discuter, mais on ne le fait pas parce qu'on gêne. On l'a pensée autour du comptoir, avec une offre toute la journée, des boissons chaudes, des sandwichs, des soupes, des petites assiettes le soir avec des verres de vin", raconte-t-il à l'AFP.

On y trouve des légumes et fruits locaux, des poissons fumés, ou des produits plus rares comme la bergamote ou le citron-caviar, tous "bien sourcés". Mais aussi des produits d'entretien. Et une petite librairie avec une sélection de livres de cuisine.

"On n'a jamais voulu une épicerie fine, mais des produits simples, de bonne qualité à des prix raisonnables", déclare Alexis Poirson.

Produits « de restaurant »

Le guide Fooding qui promeut une gastronomie moins traditionnelle définit ces "commerces de caractère" comme une des principales tendances de l'année.

"Les épiceries existantes connaissent un grand succès et beaucoup de restaurants se sont diversifiés en ouvrant des activités connexes", explique à l'AFP Christine Doublet, directrice de la rédaction du guide.

Pendant les confinements, des produits de terroirs jadis réservés à la restauration sont devenus accessibles au grand public. "Une fois qu'on s'est habitué à avoir des produits de qualité chez soi, cela perdure", assure-t-elle.

"Les gens consomment de plus en plus de produits frais, ont envie de cuisiner chez eux, ils achètent des produits brut", relève Elie Sebbag, qui dirige avec son frère et sa soeur l'épicerie Myiam, inaugurée avant la crise sanitaire. Deux adresses à Paris pour le moment, et bientôt deux autres.

La patate douce vient d'Anjou (ouest), le quinoa de région parisienne et les produits sont livrés sans intermédiaires. Ils proposent aussi des plats faits maison sans additifs, ni colorants, et transforment dans leurs cuisines des produits abîmés en soupes ou coulis.   

Bière au pois chiche

Nombre de chefs étoilés ont eux aussi ouvert des épiceries pour survivre à la crise.

"C'est pratique d'avoir ce concept hybride face à l'incertitude liée à la crise sanitaire", raconte à l'AFP la cheffe Julia Sedefdjian, 26 ans, qui vient d'inaugurer l'épicerie Cicéron, dédiée au pois chiche, à côté de son restaurant Baïeta à Paris, une étoile Michelin.

Niçoise avec des origines arméniennes, elle souhaite faire découvrir autrement cette légumineuse qui fait partie de sa double culture culinaire. 

Les falafels et les panisses se trempent dans une mayonnaise montée à l’eau de pois chiche, les lasagnes végétariennes sont à la farine de pois chiche (sans gluten), ainsi que les cookies au chocolat.

Le tout s'accompagne de bière au pois chiche, produit phare de l'épicerie.

David Galienne, un étoile Michelin à Giverny (Normandie, nord-ouest) et lauréat de l'émission Top Chef en 2020, a inauguré cet automne, non loin de son restaurant, l'épicerie Oplum'store, "pour faire rentrer l'argent".

"Nos maisons étoilées ont des charges énormes, il faut développer autre chose, on a 30 familles à nourrir", explique-t-il à l'AFP.

Sont proposés produits normands, plats italiens "réconfortants que tout le monde aime" et articles de déco de table. "On a tous traversé une période difficile et ce n'est pas fini. L'épicerie est accessible à tous, on s'ouvre à une nouvelle clientèle", souligne-t-il.

Même volonté chez la Franco-espagnole Florence Chatelet Sanchez, fondatrice de l'épicerie de luxe Dehesa, où l'on commande en ligne. Depuis dix ans, elle fournit en poutargues, anchois ou sardines "en slow maturation" des chefs triplement étoilés et vient d'ouvrir la vente de ces produits aux particuliers. 


Liban: Barrot réplique à l'ambassadeur israélien à Washington

Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
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  • S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations"
  • Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

BERLIN: Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias.

S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien.

Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

"Il est apparemment déterminé à réduire au maximum le nombre de pays partenaires dont le Liban aura besoin pour se redresser", a-t-il encore grincé, en marge de la conférence internationale sur le Soudan à Berlin.

Il a aussi suggéré au diplomate israélien de se tenir éloigné "des micros et des caméras de télévision".

Sur le fond, il s'est dit "satisfait" que le gouvernement israélien ait répondu  "à la demande de la France" en saisissant "la main tendue" par Beyrouth afin de "parvenir à consolider un cessez-le-feu, à engager de manière coordonnée un processus de désarmement du Hezbollah, puis à régler le différend qui oppose les deux pays depuis des décennies".

Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, en particulier depuis que la France a reconnu un Etat palestinien.

 

 


Interpellation en Espagne de Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat

Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
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  • Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix
  • Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille

MARSEILLE: Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

L'homme de 39 ans, au lourd cursus délinquant, était en fuite et a été condamné en son absence par la cour d'assises d'Aix-en-Provence à une peine de 25 ans de réclusion pour son implication dans un double assassinat commis en 2019 sur fond de rivalités entre trafiquants de drogue.

Les circonstances de son interpellation n'ont pas été précisées.

Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix.

Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille mais qui a progressivement étendu son influence, Amine Oualane, a bénéficié d'un acquittement.

Le quotidien La Provence rapportait par ailleurs fin 2024 l'implication de Walid Bara dans un trafic de stupéfiants implanté dans le 15e arrondissement de Marseille. Identifié comme le "patron" de ce trafic, le cas de Walid Bara avait néanmoins été disjoint d'un procès fin 2024.

Interpellé en juillet 2021 et mis en examen dans quatre affaires dont trois de règlements de comptes, il avait été remis en liberté en mai 2024 après une succession de vices de procédure, selon le quotidien.


Armement: Macron et le président indonésien Prabowo discutent d'un renforcement des liens dans la défense

Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
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  • Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou
  • L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France

JAKARTA: Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi.

Prabowo Subianto a été reçu mardi par son homologue Emmanuel Macron à l'Elysée, et ont "discuté du renforcement de la coopération stratégique", selon un communiqué du gouvernement indonésien.

"Cela inclut l'acquisition d'équipements militaires et le renforcement de l'industrie de la défense", précise le document, citant la France comme un partenaire stratégique de l'Indonésie en Europe.

Les dirigeants sont également convenus de coopérer en matière de "transition énergétique et de développement des énergies nouvelles et renouvelables", peut-on y lire.

Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou.

L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto, l'Indonésie cherche à rajeunir son équipement militaire vieillissant.

Lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Jakarta l'année dernière, le ministre français des Armées de l'époque, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'Indonésie avait signé une lettre d'intention pour l'achat de nouveaux avions Rafale à la société française Dassault Aviation, sans préciser les chiffres ni le calendrier.

Selon lui, l'Indonésie s'est également engagée à acheter des frégates légères et des sous-marins Scorpène, ainsi que des obusiers Caesar et des munitions au groupe franco-allemand KNDS.

Lundi, le président indonésien s'est entretenu pendant cinq heures avec Vladimir Poutine au Kremlin, d'où il s'est envolé directement pour Paris, selon la même source.

Les deux ont discuté du "renforcement de leur partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales et du développement industriel national".

Prabowo Subianto, qui s'est récemment rendu en Corée du Sud et au Japon, multiplie les visites à l'étranger.

Jakarta défend une position diplomatique non alignée. Le pays a rejoint l'an dernier le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents, aux côtés de la Chine et de la Russie. L'Indonésie fait également partie du "Conseil de Paix" de Donald Trump.