Subventions levées, le prix des carburants au Liban s’envole encore

Les tarifs des carburants routiers au Liban sont désormais tellement élevés que les citoyens doivent désormais débourser leur salaire pour faire le plein. (Photo/AFP)
Les tarifs des carburants routiers au Liban sont désormais tellement élevés que les citoyens doivent désormais débourser leur salaire pour faire le plein. (Photo/AFP)
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

Subventions levées, le prix des carburants au Liban s’envole encore

  • Enfoncé dans des crises économiques successives dont le pays ne voit pas le bout, le gouvernement libanais a décidé de lever les subventions des carburants
  • Les prix suivent les prix à l’international qui ont brutalement bondi ces derniers mois avec la reprise économique mondiale

BEYROUTH: Les tarifs des carburants routiers au Liban sont désormais tellement élevés que les citoyens doivent désormais débourser leur salaire pour faire le plein. Le bidon de vingt litres a dépassé les trois cent mille livres libanaises, des chiffres qui battent des records, selon la grille officielle des tarifs publiée ce vendredi matin, sachant que le salaire minimum au Liban est de six cent soixante-quinze mille livres.

Enfoncé dans des crises économiques successives dont le pays ne voit pas le bout, le gouvernement libanais a décidé de lever les subventions des carburants. Conséquence de cette décision: la population libanaise est de plus en plus pauvre et incapable de subvenir à ses besoins les plus élémentaires.

Le prix de l’essence au marché noir a également flambé avec les opérations de contrebande qui affluent vers la Syrie, et en l’absence de toute surveillance des autorités compétentes. Aucune mesure sévère n’est prise à l’encontre des contrebandiers pour limiter de telles actions. Ces opérations frauduleuses dans le pays ont évidemment causé d'importantes queues qui se déploient le long des routes et autoroutes devant les stations-service. 

Le bidon de 95 octane d’essence valait en moyenne près de vingt-sept mille livres libanaises quelques mois auparavant, s’envolant aujourd’hui pour atteindre les trois cent neuf mille livres libanaises, en hausse par rapport à la semaine précédente (trois cent huit mille quatre cents livres libanaises) selon les chiffres hebdomadaires du ministère de l’Énergie et de l'Eau arrêtés vendredi. La même hausse concerne le diesel et le gaz, qui ont connu une augmentation de prix désespérante avec le début de la saison froide. 

Les prix suivent les prix à l’international qui ont brutalement bondi ces derniers mois avec la reprise économique mondiale. Ces tarifs sont d’ailleurs gouvernés par de multiples autres facteurs (taux de change livre libanaise-dollar, niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, impôts, dettes...).


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.