France/présidentielle: Jean-Luc Mélenchon, veut y croire

Jean-Luc Melenchon, candidat à la présidentielle du mouvement de gauche français La France Insoumise (LFI), participe au journal télévisé de la chaîne de télévision française TF1 à Boulogne-Billancourt, dans la banlieue parisienne, le 17 novembre 2021. (Photo, AFP)
Jean-Luc Melenchon, candidat à la présidentielle du mouvement de gauche français La France Insoumise (LFI), participe au journal télévisé de la chaîne de télévision française TF1 à Boulogne-Billancourt, dans la banlieue parisienne, le 17 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 20 novembre 2021

France/présidentielle: Jean-Luc Mélenchon, veut y croire

  • A 70 ans, le tribun aux cheveux désormais totalement argentés vise pour la 3e fois la magistrature suprême, qui constituerait le couronnement d'une carrière politique de 40 ans
  • A cinq mois de la présidentielle, son mouvement représente encore la première force de gauche, crédité de 8 à 10 % des voix selon les sondages, devant ses rivaux écologiste, socialiste et communiste

PARIS : "On va y arriver, ce coup-là", assure malgré des sondages peu encourageants le leader de la gauche radicale française Jean-Luc Mélenchon, en dédicaçant son programme présidentiel à des dizaines de partisans venus le rencontrer dans une librairie parisienne.

Chaleureux, attentif avec ses supporters, le chef de la France insoumise (LFI) sait aussi se montrer ronchon avec les journalistes venus assister à la séance de signature de l'Avenir en commun (AEC), le programme du mouvement.

A 70 ans, le tribun aux cheveux désormais totalement argentés vise pour la 3e fois la magistrature suprême, qui constituerait le couronnement d'une carrière politique de 40 ans, entamée à l'extrême gauche trotskiste, poursuivie pendant trois décennies au Parti socialiste, quitté en 2008 pour devenir le leader de la gauche radicale.

Son programme de 84 mesures clés et quelque 700 propositions, vendu 3 euros, reprend les fondamentaux déjà déclinés lors de la campagne électorale de 2017: création d'une VIe République plus parlementaire et ouverte au référendum d'"initiative citoyenne", retraite à 60 ans, taxation des hauts salaires, hausse du salaire minimum...

"Macron a été le président des riches et du saccage social", assénait M. Mélenchon dans une récente interview au quotidien 20 minutes, en promettant "la rupture avec le système néolibéral".

Mais son credo programmatique s'est aussi enrichi sur des thématiques comme l'égalité hommes-femmes ou la "planification écologique" (200 milliards d'investissements).

Vigoureux défenseur de la Russie de Poutine et de la Chine nationaliste, il a nuancé son programme sur la question européenne. "Je ne suis pas un frexiter", assurait-il dans la même interview, "mais je ne vais pas pour autant avaler tout le catéchisme eurobéat".

Première force de gauche

A cinq mois de la présidentielle, son mouvement représente encore la première force de gauche, crédité de 8 à 10 % des voix selon les sondages, devant ses rivaux écologiste, socialiste et communiste.

Mais celui qui est parfois décrit comme un "populiste de gauche" est bien loin des presque 20% obtenus au premier tour de l'élection de 2017. Un score inespéré et inattendu, qui, à son grand dam, ne lui avait pourtant pas permis de se qualifier au second tour - Mélenchon était arrivé en quatrième position, derrière Emmanuel Macron, la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen et le candidat de la droite François Fillon. 

"Le score de 2017 ne correspond pas à un mouvement de fond ni à son influence réelle", estime le politologue Philippe Raynaud, qui juge que le leader de la gauche radicale s'est "auto-intoxiqué" avec ce résultat. LFI a enregistré de sérieux échecs aux européennes de 2019 et aux municipales de 2020, rappelle-t-il.

Avant de souligner l'extrême difficulté pour une gauche française laminée, de ramener à elle les catégories "populaires", où le vote en faveur de l'extrême droite, ou l'abstentionnisme, restent importants.

 

- Tribun érudit et clivant -

 

Mélenchon continue néanmoins de séduire, particulièrement chez les jeunes. "Je vous remercie de l'espoir que vous portez", lui lance, ému, un agent hospitalier d'une trentaine d'années, David, venu à la séance de dédicaces. 

"C'est un homme politique qui porte des convictions humanistes, qui permet d'espérer un monde meilleur. La vraie gauche, elle est là. Son programme est hyper construit, sérieux, chiffré" développe ensuite David à l'AFP.

"Mélenchon a une vraie considération pour les gens", estime Clément, un jeune étudiant, qui votera pour la première fois 2022 à une présidentielle et évoque lui aussi "l'humanisme" de son champion.

Erudit, tonitruant, flirtant régulièrement avec le dérapage - il a été accusé de tenir des propos complotistes - Jean-Luc Mélenchon occupe le terrain médiatique et politique.

Fin septembre, il est le seul homme politique à avoir accepté un débat télévisé avec le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour, apportant ainsi une crédibilité à celui qui n'est toujours pas candidat à la présidentielle.

Son mouvement est structuré autour de sa personnalité extrêmement forte.

"Tout est très personnalisé, il y a une relation directe entre le leader et ses troupes, mais pas forcément de réalité concrète sur le terrain", estime Mathieu Romain, de l'Université de Lorraine. Le chercheur relève d'ailleurs les "similitudes" avec la façon dont fonctionnent le président Emmanuel Macron et son parti En marche, créé pour conquérir l'Elysée mais sans ancrage réel.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.