Les forces conjointes prennent le contrôle de zones stratégiques à Hodeidah et Taiz

Les forces conjointes prennent le contrôle de zones stratégiques à Hodeidah et Taiz
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Publié le Lundi 22 novembre 2021

Les forces conjointes prennent le contrôle de zones stratégiques à Hodeidah et Taiz

  • Soutenues par les avions de guerre de la coalition arabe, les Forces conjointes ont annoncé vendredi qu'elles avaient pris le contrôle de la région de Hays à Hodeidah
  • Ces victoires perturbent et préoccupent les Houthis, elles conduiront à leur épuisement et accéléreront plus tard leur défaite », déclare par téléphone à Arab News, Abdul Basit Al-Baher, un officier de l'armée yéménite

AL-MUKALLA : Les forces conjointes du Yémen sur la côte ouest du pays ont pris samedi le contrôle de sites stratégiques dans les provinces de Taiz et Hodeidah, déclare à Arab News un responsable militaire local.

Soutenues par les avions de guerre de la coalition arabe, les Forces conjointes ont annoncé vendredi qu'elles avaient pris le contrôle de la région de Hays à Hodeidah, y compris une route stratégique qui relie les provinces d'Ibb, Taiz et Hodeidah, peu après avoir lancé une offensive pour libérer des hautes terres au sud et à l'est du district.

Samedi, certaines unités militaires ont avancé dans la zone de Shamer dans le district de Maqbanah à Taiz alors que d’autres forces ont annoncé la libération de la montagne Al-Araf, qui surplombe le district d’Al-Bareh à Taiz.

« Nous sommes maintenant à Shamer et faisons pression pour prendre le contrôle de Maqbanah-Shamer », indique un responsable militaire des Brigades des géants des forces conjointes.

En prenant le contrôle de la route principale qui relie Shamer à Maqbanah, les forces conjointes couperaient effectivement les routes d'approvisionnement des Houthis à l'ouest de Taiz et encercleraient Industrial Al-Bareh, une zone qui abrite de grandes usines dans la province de Taiz.

Des experts militaires et des responsables yéménites pensent que si les forces anti-Houthis avançaient davantage dans le territoire contrôlé par les Houthis à l'ouest de Taiz, elles pourraient mettre partiellement fin au siège de Taiz depuis l'ouest.

Les responsables précisent qu'ils ont rencontré moins de résistance de la part des Houthis lors des combats des deux derniers jours ce qui leur a permis d'avancer rapidement dans les deux provinces.

« Seule une poignée de Houthis a combattu et résisté à nos avancées », souligne le responsable militaire yéménite.

Sous la supervision de la coalition arabe, les forces conjointes ont annoncé le 12 novembre un retrait d'une large bande de terre dans la province occidentale d'Hodeidah sur la mer Rouge, y compris certaines parties de la ville d'Hodeidah, pour renforcer d'autres champs de bataille et ouvrir de nouveaux fronts à travers le Yémen.

Les Houthis ont été épuisés à l’usure dans la province centrale de Marib par les forces gouvernementales yéménites et la coalition arabe, qui ont permis aux forces conjointes d’avancer plus rapidement à Hodeidah et à Taiz.

Les responsables militaires yéménites pensent que les Houthis ont consacré la plupart de leurs efforts militaires à leur offensive continue pour prendre le contrôle de la ville de Marib, le bastion du gouvernement dans la moitié nord du Yémen.

« Ces victoires perturbent et préoccupent les Houthis, elles conduiront à leur épuisement et accéléreront plus tard leur défaite », déclare par téléphone à Arab News Abdul Basit Al-Baher, un officier de l'armée yéménite à Taiz.

Dans la province centrale de Marib, les troupes de l'armée yéménite et des tribus alliées ont libéré un certain nombre de localités après de violents combats avec les Houthis au cours des dernières 24 heures dans la région de Juba.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com