Présidentielle au Chili: l'extrême droite et la gauche en tête au 1er tour

Les partisans du candidat chilien à la présidentielle du parti Apruebo Dignidad, Gabriel Boric, attendent les résultats devant le siège de Boric à Santiago, le 21 novembre 2021. (Photo, AFP)
Les partisans du candidat chilien à la présidentielle du parti Apruebo Dignidad, Gabriel Boric, attendent les résultats devant le siège de Boric à Santiago, le 21 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 novembre 2021

Présidentielle au Chili: l'extrême droite et la gauche en tête au 1er tour

  • Selon des résultats partiels portant sur 65,52% des bulletins, José Antonio Kast, ex-député et avocat de 55 ans, obtient 28,42% des voix, devant Gabriel Boric
  • Quelque 15 millions d'électeurs - sur une population de 19 millions -  étaient appelés aux urnes pour départager sept candidats à la présidence

SANTIAGO DU CHILI: Deux candidats à l'opposé de l'échiquier politique, José Antonio Kast pour l'extrême droite, et Gabriel Boric pour la gauche, étaient en passe de se qualifier dimanche soir pour le second tour de la présidentielle au Chili. 

Selon des résultats partiels portant sur 65,52% des bulletins, José Antonio Kast, ex-député et avocat de 55 ans, obtient 28,42% des voix, devant Gabriel Boric, ancien leader étudiant et député de 35 ans, qui recueille 24,90 % des suffrages. 

Quelque 15 millions d'électeurs - sur une population de 19 millions -  étaient appelés aux urnes pour départager sept candidats à la présidence, renouveler la totalité de la Chambre des députés, la moitié du Sénat, ainsi que les conseils régionaux. 

Le candidat de la coalition de gauche "Apruebo dignidad" qui comprend notamment les communistes, et le chef du mouvement ultra-conservateur Parti républicain étaient les favoris des sondages les plus récents. 

Tous deux faisaient figure d'outsiders, se situant en dehors des coalitions de droite et de centre gauche qui ont gouverné le pays depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).  

Gabriel Boric, plus jeune candidat à la présidentielle de l'histoire du pays sud-américain, pouvait compter sur le soutien de millions de Chiliens, dont de nombreux jeunes, qui aspirent à une société plus égalitaire, après la vague de contestation sociale sans précédent de fin 2019.

"Le pays a besoin de changements, nous en avons assez des mêmes politiciens", a déclaré Felipe Rojas, un étudiant de 24 ans, devant un bureau de vote de la capitale. "Nous voulons voter, assez de ce Chili", s'impatientait Carla Fuenzalida, 19 ans. 

Mais les derniers mois ont aussi vu une montée inédite de l'extrême droite dans les sondages, nourrie par la persistance des violences des protestataires les plus radicaux et les préoccupations croissantes des électeurs pour l'immigration illégale et la criminalité. 

D'autant que la pandémie de Covid-19 a fait monter le chômage, creusé la dette et que l'inflation avoisine désormais 6%, une nouveauté dans ce pays qui a connu des décennies de stabilité politique et économique.

"Il faut venir voter pour tourner cette page de division et de désordre dans les rues", a déclaré Cristina Arellano, une comptable de 42 ans, venue voter à Ñuñoa, un quartier bourgeois de la capitale. 

«Ordre et sécurité»

Ce scrutin a lieu dans un Chili en transition, en plein processus de rédaction d'une nouvelle Constitution et deux ans après une crise sociale inédite pour réclamer une société plus juste dans ce pays riche en cuivre, mais parmi les plus inégalitaires du monde, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). 

Au Chili, le vote n'est plus obligatoire depuis 2012. Aucun chiffre n'était pour l'heure disponible sur la participation.

José Antiono Kast, qui affiche sa sympathie pour le président brésilien Jair Bolsonaro, veut maintenir le modèle néolibéral hérité de la dictature de Pinochet et promet d'imposer "l'ordre, la sécurité et la liberté". 

"L'essentiel (est que) chacun puisse s'exprimer librement", a déclaré ce père de neuf enfants, après avoir voté à Paine, à 37 km au sud de Santiago. 

Gabriel Boric promet, lui, un modèle d'Etat-providence et de garantir les droits sociaux. "Que l'espoir l'emporte sur la peur", a-t-il lancé en votant dans sa ville natale de Punta Arenas, à l'extrême sud du pays. "Nous représentons le processus de changement et de transformation qui arrive". 

Le candidat de la droite libérale, Franco Parisi, qui vit en Alabama, aux États-Unis, et n'a pas mis les pieds au Chili pendant toute la campagne électorale, a crée la surprise en se hissant à la troisième place (13%), devant la sénatrice de centre gauche Yasna Provoste (12%) et le candidat de la droite au pouvoir Sebastian Sichel (12%), selon les résultats partiels. 

Le président conservateur, Sebastian Piñera, 71 ans, qui quittera ses fonctions en mars 2022, ne pouvait pas se représenter après deux mandats (2010-2014, réélu en 2017).


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.