Sri Lanka : la construction d'un nouveau port en eaux profondes confiée à la Chine

 Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction sur des terres récupérées dans le cadre du projet financé par la Chine pour Port City, à Colombo, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction sur des terres récupérées dans le cadre du projet financé par la Chine pour Port City, à Colombo, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction sur des terres récupérées dans le cadre du projet financé par la Chine pour Port City, à Colombo, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction sur des terres récupérées dans le cadre du projet financé par la Chine pour Port City, à Colombo, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

Sri Lanka : la construction d'un nouveau port en eaux profondes confiée à la Chine

 Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction sur des terres récupérées dans le cadre du projet financé par la Chine pour Port City, à Colombo, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
 Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction sur des terres récupérées dans le cadre du projet financé par la Chine pour Port City, à Colombo, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
  • L'autorité portuaire srilankaise avait signé en 2019 un accord préliminaire avec l'Inde et le Japon en vue de la construction d'un terminal de containers à l'est
  • La Chine a financé massivement les projets d'infrastructure de l'île de l'océan indien durant la dernière décennie, devenant l'un de ses principaux investisseurs

COLOMBO: Le Sri Lanka va confier la réalisation d'un nouveau port en eaux profondes à une entreprise publique chinoise, a annoncé mercredi le gouvernement, un choix qui risque de renforcer les craintes concernant l'empreinte maritime croissante de Pékin dans la région. 

À mi-chemin entre les importantes places pour le commerce mondial que sont Dubaï et Singapour, Colombo occupe une place stratégique dans l'océan Indien, ce qui signifie que l'influence dans ses ports est très recherchée. 

L'autorité portuaire srilankaise avait signé en 2019 un accord préliminaire avec l'Inde et le Japon en vue de la construction d'un terminal de containers à l'est (Eastern Container Terminal, ECT) mais le gouvernement du président Gotabaya Rajapaksa a choisi de l'annuler en février dernier, avant de parvenir à un nouvel accord, cette fois avec la China Harbour Engineering Company. 

Le montant du contrat n'a pas été précisé mais selon des sources proches, 500 millions de dollars sont nécessaire pour développer le terminal, qui a été commencé. 

La Chine a financé massivement les projets d'infrastructure de l'île de l'océan indien durant la dernière décennie, devenant l'un de ses principaux investisseurs. 

Pékin a également su tirer partie de son influence politique croissante dans le pays, notamment via ses liens avec les proches de M. Rajapaksa, qui a dirigé le pays durant 11 des 16 dernières années. 

L'ECT est le troisième port en développement au Sri Lanka depuis dix ans. En septembre dernier, Colombo a accordé la construction d'un autre terminal à une entreprise indienne, des travaux représentant un coût de 700 millions de dollars, situé à proximité du terminal international de Colombo (CICT), sous drapeau chinois depuis 2013. 

En 2014, deux sous-marins chinois avaient accosté au port de Colombo, provoquant une vive réaction de la part de l'Inde voisine, qui considère son voisin srilankais comme partie intégrante de sa zone d'influence. 

Depuis, le Sri Lanka a refusé des demandes similaires de la part de la Chine. 

En 2017, incapable de rembourser des prêts chinois, Colombo avait dû autoriser une compagnie chinoise à prendre le contrôle d'un autre terminal, situé à Hambantota (sud), sous la forme d'un bail emphytéotique de 99 ans. 

Cette décision avait fait grandir l'inquiétude de voir Pékin utiliser les »pièges à dette » pour étendre son influence à l'étranger. L'Inde et les États-Unis ont notamment exprimé leur crainte de voir l'empreinte chinoise à Hambantota lui permettre de disposer d'un avantage militaire dans l'Océan indien. 


Allemagne: des blessés par arme à feu dans une université, l'assaillant décédé

"Un individu a blessé plusieurs personnes dans un amphithéâtre avec une arme longue", a expliqué la police de Mannheim dans un communiqué. (AFP).
"Un individu a blessé plusieurs personnes dans un amphithéâtre avec une arme longue", a expliqué la police de Mannheim dans un communiqué. (AFP).
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  • Ce site universitaire, sur la rive nord du fleuve Neckar, accueille notamment des facultés de sciences naturelles
  • Selon les informations de la chaîne publique Südwestrundfunk (SWR), l'université a demandé par mail à ses étudiants de ne pas se rendre sur le campus du quartier de Neuenheimer Feld pour le moment

BERLIN: Plusieurs personnes ont été blessées lundi dans une attaque perpétrée par un homme muni d'une "arme longue" dans un amphithéâtre de l'université de Heidelberg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, a annoncé la police locale, ajoutant que l'assaillant était décédé.


"Un individu a blessé plusieurs personnes dans un amphithéâtre avec une arme longue", a expliqué la police de Mannheim dans un communiqué.


"L'auteur lui-même est mort", a-t-elle ajouté, sans préciser s'il avait ou non été abattu par les forces de l'ordre arrivées en nombre sur place.


Selon les informations de la chaîne publique Südwestrundfunk (SWR), l'université a demandé par mail à ses étudiants de ne pas se rendre sur le campus du quartier de Neuenheimer Feld pour le moment. Il n'y aurait cependant "plus de menace imminente", selon SWR.


Ce site universitaire, sur la rive nord du fleuve Neckar, accueille notamment des facultés de sciences naturelles, des départements du centre hospitalier universitaire et le jardin botanique.


La législation allemande sur la détention d'armes à feu a été renforcée après deux attaques perpétrées dans des écoles dans la ville d'Erfurt, dans l'est du pays, en avril 2002, et dans la ville de Winnenden, dans le sud-ouest, en mars 2009. 


Mexique: une deuxième journaliste assassinée à Tijuana en une semaine

Des journalistes couvrent la scène du crime où la journaliste Lourdes Maldonado a été assassinée à Santa Fe, dans la périphérie de Tijuana, en Basse-Californie, au Mexique, le 23 janvier 2022. (Guillermo Arias/AFP)
Des journalistes couvrent la scène du crime où la journaliste Lourdes Maldonado a été assassinée à Santa Fe, dans la périphérie de Tijuana, en Basse-Californie, au Mexique, le 23 janvier 2022. (Guillermo Arias/AFP)
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  • Lourdes Maldonado Lopez a été tuée par «arme à feu alors qu'elle se trouvait à bord d'un véhicule»
  • Elle avait demandé il y a deux ou trois ans au président de la République, Andres Manuel Lopez Obrador, «appui, aide et justice parce qu'on a peur pour ma vie»

TIJUANA, Mexique Une journaliste, qui avait publiquement déclaré qu'elle craignait pour sa vie il y a déjà quelques années, a été assassinée dimanche à Tijuana, deuxième meurtre d'un professionnel des médias en une semaine dans cette ville du nord-ouest du Mexique, à la frontière des États-Unis.

Lourdes Maldonado Lopez a été tuée par «arme à feu alors qu'elle se trouvait à bord d'un véhicule», a indiqué le parquet général de l'Etat de Basse-Californie dans un communiqué.  Elle «travaillait comme journaliste», a ajouté le parquet en annonçant l'ouverture d'une enquête.

Des coups de feu ont été entendus vers 18h20 (02h20 GMT) dans un quartier de Tijuana, a rapporté le journal Zeta Tijuana.

Un autre journaliste, le photoreporter Margarito Martinez, avait été tué lundi dernier à Tijuana. Il collaborait avec Zeta, le quotidien Jornada et des journalistes étrangers en reportage à Tijuana. Le parquet a déclaré qu'il n'écartait aucune piste.

La journaliste assassinée dimanche avait travaillé pour Primer Sistema de Noticias (PSN) de Jaime Bonilla, gouverneur de l'Etat de Basse-Californie de 2019 à fin 2021, au sein d'une coalition soutenant le parti présidentiel Morena.

La victime avait gagné il y a quelques jours un procès contre PSN, qu'elle poursuivait depuis neuf ans pour licenciement abusif, avait rapporté la presse mexicaine.

Elle avait demandé il y a deux ou trois ans au président de la République, Andres Manuel Lopez Obrador, «appui, aide et justice parce qu'on a peur pour ma vie», selon une vidéo republiée sur les réseaux sociaux à l'annonce de son assassinat.

«Je suis en procès depuis six ans avec lui», ajoutait-elle au sujet du gouverneur Bonilla, en interpellant le chef de l'Etat lors de l'une de ses conférences de presse.

Le président l'avait renvoyée vers son «coordinateur de communication sociale» (porte-parole) pour «qu'il t'aide et t'appuie, pour que l'on demande justice, pour qu'il n'y ait pas d'abus de pouvoir».

La déléguée de l'ONG Reporters sans frontière (RSF) au Mexique, Balbina Flores, a déclaré à l'AFP qu'il restait à confirmer si Mme Maldonado disposait d'une protection officielle.

La représentante de RSF a demandé aux autorités d'enquêter de manière exhaustive et transparente. La plupart des assassinats de journalistes restent non élucidés.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) s'est déclaré «choqué» par ce dernier assassinat, en demandant également aux autorités «d'enquêter de manière exhaustive et transparente».

Au moins sept journalistes ont été tués en 2021 au Mexique, d'après un décompte de l'AFP, qui tente à chaque fois d'établir si la victime était bien encore en activité, et si elle a été tuée à cause de son travail journalistique.

C'est le cas dans l'Etat du Veracruz (sud-est), où un homme présenté comme un journaliste, José Luis Gamboa, a été retrouvé mort poignardé le 10 janvier, ont indiqué lundi plusieurs sources.

Reporters sans frontière et la Commission d'Etat pour la protection des journalistes ont demandé aux enquêteurs de prendre en compte son statut de journaliste.

«Gamboa avait dénoncé et critiqué fortement les autorités locales pour leur relation avec le crime organisé», d'après RSF.

Sur son compte suivi par 1.070 abonnés, la victime se présentait comme le «directeur général» de trois publications en ligne. Dans l'un de ses derniers articles publiés fin décembre - en fait un long éditorial -, José Luis Gamboa dénonçait des acteurs politiques «liés au crime organisé».

Le Mexique est considéré comme l'un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes, exposés aux représailles des cartels de narcotrafiquants à l'oeuvre dans plusieurs des 32 Etats du pays.

Une centaine de journalistes ont été tués depuis 2000, d'après des chiffres de la Commission des droits de l'homme.


Ukraine: l'Otan renforce la défense en Europe de l'Est

Les partenaires de l'OTAN mènent des manœuvres et des exercices, le 20 décembre 2021. A quelques milles nautiques de là, un navire russe les observe sans intervenir, à bonne distance mais sans aucune discrétion. (Didier Lauras/AFP)
Les partenaires de l'OTAN mènent des manœuvres et des exercices, le 20 décembre 2021. A quelques milles nautiques de là, un navire russe les observe sans intervenir, à bonne distance mais sans aucune discrétion. (Didier Lauras/AFP)
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  • «Ces unités, dirigées respectivement par le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne et les États-Unis, sont multinationales et prêtes au combat», assure l'Alliance
  • «Leur présence indique clairement qu'une attaque contre un Allié sera considérée comme une attaque contre toute l'Alliance», avertit l'Otan

BRUXELLES, Belgique : Les pays de l'Otan ont placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer leur défense en Europe de l'Est face aux activités militaires de la Russie aux frontières de l'Ukraine, a annoncé lundi l'Alliance dans un communiqué.

«L'OTAN continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et défendre tous les Alliés, y compris en renforçant la partie orientale de l'Alliance. Nous répondrons toujours à toute détérioration de notre environnement de sécurité, notamment en renforçant notre défense collective», a expliqué le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

«Le Danemark envoie une frégate dans la mer Baltique et s'apprête à déployer quatre avions de chasse F-16 en Lituanie pour soutenir la mission de police aérienne de longue date de l'Otan dans la région», indique le communiqué.

«L'Espagne envoie des navires rejoindre les forces navales de l'Otan et envisage d'envoyer des avions de combat en Bulgarie», ajoute le communiqué.

«La France s'est déclarée prête à envoyer des troupes en Roumanie sous le commandement de l'Otan. Les Pays-Bas envoient deux avions de chasse F-35 en Bulgarie à partir d'avril pour soutenir les activités de police aérienne de l'Otan dans la région, et mettent un navire et des unités terrestres en attente pour la Force de réaction de l'Otan», détaille le communiqué.

«Les États-Unis ont également clairement indiqué qu'ils envisageaient d'accroître leur présence militaire dans la partie orientale de l'Alliance», précise l'Otan.

«Depuis l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, l'Otan a renforcé sa présence dans la partie orientale de l'alliance, notamment avec quatre groupements tactiques multinationaux en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne», rappelle l'Otan.

«Ces unités, dirigées respectivement par le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne et les États-Unis, sont multinationales et prêtes au combat», assure l'Alliance.

«Leur présence indique clairement qu'une attaque contre un Allié sera considérée comme une attaque contre toute l'Alliance», avertit l'Otan.  Il n'y avait pas de forces de l'Otan dans la partie orientale de l'Alliance avant 2014, rappelle le communiqué.