Colère du Hamas après l'annonce cérémonie juive à Hébron

Des jeunes colons s'amusent au paintball, aux abords du Caveau des Patriarches, le 23 décembre 2003 à Hébron. Plusieurs organisations juives se déplacent durant les vacances dans les colonies juives de Cisjordanie pour y installer des jeux destinés aux enfants. (Tuvia Benyitzhak/AFP)
Des jeunes colons s'amusent au paintball, aux abords du Caveau des Patriarches, le 23 décembre 2003 à Hébron. Plusieurs organisations juives se déplacent durant les vacances dans les colonies juives de Cisjordanie pour y installer des jeux destinés aux enfants. (Tuvia Benyitzhak/AFP)
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Publié le Samedi 27 novembre 2021

Colère du Hamas après l'annonce cérémonie juive à Hébron

  • Vendredi, le bureau du Président israélien Isaac Herzog a annoncé qu'il participerait à Hébron à cette cérémonie au Caveau des patriarches, la mosquée d'Ibrahim pour les musulmans
  • La colonisation israélienne dans les territoires occupés est considérée comme illégale au regard du droit international

JERUSALEM : Le Hamas, mouvement islamiste palestinien, a appelé Israël à "assumer l'entière responsabilité" de la décision du président israélien d'allumer dimanche la première bougie de la fête traditionnelle juive de Hanouka sur un site disputé à Hébron, en Cisjordanie occupée.

Vendredi, le bureau du Président israélien Isaac Herzog a annoncé qu'il participerait à Hébron à cette cérémonie au Caveau des patriarches, la mosquée d'Ibrahim pour les musulmans. Ce site, deuxième lieu saint du judaïsme, est également révéré par les musulmans. 

Hébron, qui est la plus grande ville de Cisjordanie, abrite environ 1.000 habitants juifs vivant sous protection militaire, au milieu de plus de 200.000 Palestiniens.

La colonisation israélienne dans les territoires occupés est considérée comme illégale au regard du droit international.

Israël "doit assumer l'entière responsabilité des conséquences de cette agression", a déclaré vendredi dans un communiqué Ismaïl Redwan, un haut responsable du Hamas. 

L'allumage de la bougie est "une provocation envers les sentiments des Palestiniens et une profanation flagrante du caractère sacré de la mosquée", a-t-il ajouté, appelant les Palestiniens de Cisjordanie et de Hébron "à repousser cette provocation". 

L'annonce de la présidence israélienne a également suscité la colère du parti de gauche Meretz, anti-colonisation.  

Vendredi, le Royaume-Uni a officiellement classé le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, comme organisation terroriste.

Jusqu'ici, seule la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, était interdite dans le pays, alors que le mouvement islamiste est déjà sur la liste noire des organisations terroristes des États-Unis et de l'Union européenne (que le Royaume-Uni a quittée en 2020).

Cette interdiction s'étend désormais aussi à l'aile politique du Hamas.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.