YouGov annonce le classement des meilleures marques en Arabie saoudite, aux EAU et en Égypte

YouGov vient d’annoncer son classement de la fidélité des clients pour l’année 2020. (Reuters)
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Publié le Jeudi 24 septembre 2020

YouGov annonce le classement des meilleures marques en Arabie saoudite, aux EAU et en Égypte

  • Le rapport constate qu’Emirates, Almarai et Carrefour sont les enseignes qui comptent le plus grand nombre de consommateurs fidèles
  • En Arabie saoudite, Emirates a fait son apparition comme l’enseigne a la plus forte progression parmi les 10 premières marques: la compagnie s’est positionnée à la 7e place, après avoir été 15e l’année dernière

DUBAÏ: L’institut YouGov publie chaque année son classement BrandIndex, qui classe les marques en fonction de la perception qu’en ont les consommateurs et de la valeur qu’ils leur donnent à travers une série d’indicateurs et de mesures. Il vient d’annoncer son classement de la fidélité des clients pour l’année 2020.

Le rapport constate qu’Emirates, Almarai et Carrefour sont les enseignes qui comptent le plus grand nombre de consommateurs fidèles aux Émirats arabes unis (EAU), puis en Arabie saoudite et enfin en Égypte.

Dans le top 10 des EAU, les marques qui ont fait le plus de progrès sont Lurpak (10e, placée 15e l'année dernière) et Dettol (passée de la 10e à la 6e place cette année).

Malgré les restrictions sur les vols, la clientèle des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite est restée fidèle aux grandes compagnies aériennes. Derrière Emirates en première position, Etihad figure en cinquième position dans le classement des Émirats arabes unis.

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En Arabie saoudite, la compagnie Emirates s'est distinguée comme l’enseigne qui a fait le plus de progrès parmi les 10 premières marques: elle s’est positionnée à la 7e place, après avoir été 15e l'année dernière. Par ailleurs, du fait de la forte loyauté des consommateurs saoudiens, Saudia figure en deuxième position dans le classement de 2020.

Apple, la marque populaire grâce à l’iPhone, fait son apparition dans les classements des trois pays. Aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Égypte, les consommateurs restent très fidèles au modèle. On remarque d’ailleurs qu’il n’y a pas eu de changement dans les taux de réexamen, même si la marque est considérée comme un produit de luxe dans un contexte économique défavorable.

Le classement BrandIndex de YouGov a également dévoilé les 10 marques qui ont connu la plus forte progression au cours de l'année écoulée. Autrement dit, celles qui ont enregistré la plus forte croissance du taux de fidélité.

Aux EAU l’année dernière, c’est la marque Majid Al-Futtaim qui a réalisé la plus forte progression, avec une hausse de 9,6 points.

Elle fait également son apparition dans la liste des enseignes qui ont le plus progressé en Égypte et en Arabie saoudite en occupant respectivement la 3e et la 6e position.

En Arabie saoudite, c’est Al-Raya qui connaît la plus forte progression au cours de l'année écoulée, avec une hausse de 7,7 points. En Égypte, c’est Jumia.com, avec une hausse de 12,5 points.

Les entreprises de biens de consommation courante (FMCG) dominent le classement cette année. Cela prouve que ces marques ont joué un rôle important dans le maintien du confort pendant les périodes prolongées de confinement et de distanciation sociale.

Mirinda, Fanta et Cheetos ont fait leur apparition dans la liste des EAU. Parmi les 10 marques qui ont connu la plus forte progression en Égypte figurent Tiger (+ 6,6 points), KFC (+ 5,7 points), Mountain Dew (+ 5,7 points), Maggi (+ 5,6 points), Heinz (+ 5,5 points) et Juhayna (+ 5,2 points).

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les chefs d'entreprises saluent l’innovation en Arabie saoudite

Plus d'un tiers des chefs d'entreprise dans le monde pensent que l'Arabie saoudite offre un environnement propice à l'innovation, selon le dernier rapport du GE Global Innovation Barometer (Photo, Reuters).
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  • Les répondants soulignent que les partenariats sont essentiels pour stimuler l'innovation, que ce soit entre les pays (86%), les industries (85%) ou les gouvernements (84%)
  • Les entreprises saoudiennes ont été trois fois plus nombreuses à rehausser leurs budgets d'innovation, selon le rapport

DJEDDAH: Selon le dernier rapport du GE Global Innovation Barometer, l'Arabie saoudite offre un environnement propice à l'innovation.

Le baromètre a sondé plus de 3400 chefs d'entreprise dans 22 pays, dont l'Arabie saoudite, et les chiffres pour le Royaume ont augmenté de 11% par rapport à 2018. Cette hausse est la plus forte de tous les pays participants dans le sondage.

L'enquête, en édition spéciale, a comparé les résultats du début de 2020 à ceux d’un sondage éclair supplémentaire afin de comprendre les changements des points de vue des dirigeants d’entreprises tout au long de la pandémie de la Covid-19.

La confiance des chefs d'entreprise saoudiens dans l'autosuffisance et la capacité d'innover du Royaume s'est élevé à 62% depuis le début de la pandémie, contre 58% en janvier 2020.

La majorité des saoudiens interrogés conviennent que les bénéfices sociétaux ou environnementaux de l'innovation à long terme sont importants. 66% d’entre eux les estiment même plus importants à court terme que la rentabilité.

Les entreprises saoudiennes ont été trois fois plus nombreuses à rehausser leurs budgets d'innovation, selon le rapport.

Le secteur de la santé au sein du royaume a été distingué, 81% des personnes interrogées assurent que la rapidité avec laquelle ce secteur s'est adapté à l'innovation pendant la pandémie est un excellent exemple à suivre.

Hisham Al-Bahkali, président de GE en Arabie saoudite et Bahreïn, a révélé que: «Les progrès réalisés dans le domaine de l'innovation après la pandémie ont servi de catalyseur à l'innovation dans des domaines tels que les services électroniques gouvernementaux, particulièrement dans le secteur de la santé».

La majorité (76%) des dirigeants d'entreprise saoudiens croient fortement que l'intelligence artificielle, l'automatisation et l'apprentissage automatique sont importants pour leurs entreprises dans un monde post-Covid-19.

47% ont indiquent par ailleurs que les technologies de pointe faciliteraient davantage l'innovation, tandis que 53% estiment qu’elles amélioreraient l'expérience du télétravail du point de vue des employés.

Les répondants soulignent que les partenariats sont essentiels pour stimuler l'innovation, que ce soit entre les pays (86%), les industries (85%) ou les gouvernements (84%).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les réductions saoudiennes soudaines impactent le marché pétrolier

La raffinerie de pétrole et le terminal pétrolier de Ras Tanura de Saudi Aramco en Arabie saoudite, le 21 mai 2018 (Photo, Reuters).
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  • Alors qu’à la fin de l'année dernière on parlait de Brent «bloqué» entre 50 et 55 dollars le baril, de nombreux experts le voient désormais à plus de 60 dollars en 2021
  • Les «trois grands acteurs» de la scène financière américaine - Bank of America (BoA), Goldman Sachs et JP Morgan (JPM) - ont tous récemment publié des perspectives positives concernant le pétrole

DUBAI: Soudainement, les perspectives du prix du pétrole ont radicalement changé.

Alors qu’à la fin de l'année dernière, on parlait de Brent «bloqué» entre 50 et 55 dollars le baril, de nombreux experts le voient désormais à plus de 60 dollars en 2021. Les plus optimistes le positionnent à 65 dollars d'ici l’été.

Les «trois grands acteurs» de la scène financière américaine - Bank of America (BoA), Goldman Sachs et JP Morgan (JPM) - ont tous récemment publié des perspectives positives concernant le pétrole pour le restant de l’année.

La BoA a déclaré qu'un certain nombre de facteurs macroéconomiques «pourraient ensemble propulser le pétrole à la mi-2021 au-delà de l'objectif de 60 dollars que nous avons annoncé en juin de l'année dernière» et a reconnu que le prix du pétrole pourrait «facilement dépasser» ses projections.

JPM a affirmé qu'un «supercycle» des prix du pétrole - scénario dans lequel la demande croissante et l'offre étroitement contrôlée conduiraient temporairement à des prix bien au-dessus des niveaux actuels - pourrait se profiler à l’horizon.

Dans le pronostic récent probablement le plus optimiste, les analystes de Goldman Sachs – qui figurent déjà parmi les plus optimistes du secteur - ont avancé la date à laquelle ils s'attendent à ce que le Brent atteigne 65 dollars. Ils pensent maintenant que ce sera six mois plus tôt, soit en juillet de cette année.

«Les événements des premières semaines de l'année ont fortement réduit les risques de déraillement du rééquilibrage du marché», a précisé Goldman Sachs.

Que s'est-il donc passé pour aboutir à un changement aussi important? Bien qu'il existe une série de nouvelles économiques positives - du déploiement mondial de vaccins à une flambée générale du prix des produits de base, synonyme d’une reprise de l'activité industrielle - cela a été atténué dans une certaine mesure par l'augmentation du nombre de cas de Covid-19 dans de nombreuses parties du monde.

Mais ce qui semble avoir fait la différence selon les analystes de l’énergie, est la décision inattendue de l'Arabie saoudite au début du mois, de réduire sa production d’un million de barils par jour. Cette réduction unilatérale - accueillie par la Russie, partenaire OPEP + du Royaume, comme un «cadeau de nouvel an» - a évité les tensions latentes au sein de l’OPEP + tout en accélérant l’élimination des stocks mondiaux de pétrole encore élevés, à la suite des bouleversements sur le marché pétrolier en 2020.

«La réduction unilatérale et inattendue de la production de l'Arabie saoudite compensera à notre avis l’impact négatif à court terme de la demande causée par un virus qui se propage rapidement», a affirmé Goldman Sachs.

La réduction de l'Arabie saoudite - qui, selon son ministre de l’Énergie, le prince Abdul Aziz bin Salman, était le reflet de son rôle de «gardien de l'industrie pétrolière» - maintiendra la production de mars à de bas niveaux, alors que la demande mondiale de pétrole remonte nettement, le déploiement de vaccins encourageant davantage l’activité économique mondiale.

Les autres facteurs positifs pour le Brent, selon Goldman Sachs, sont la transition présidentielle américaine, qui devrait conduire à un plan de relance de 2 trillions de dollars par Joe Biden, et la discipline financière stricte au sein de l'industrie américaine du schiste, qui ne devrait pas augmenter de manière importante la production, jusqu'à ce que le pétrole atteigne 65 dollars le baril.

La BoA a interprété l'augmentation générale du prix des produits de base - pas uniquement du pétrole brut - comme signe de reprise de la croissance économique mondiale, en particulier en Asie.

Indépendamment des perspectives économiques mondiales généralement plus favorables, JPM a souligné le rôle crucial que la réduction du pétrole saoudien avait joué dans la nouvelle tendance haussière du Brent et dans une perspective à plus long terme.

«La réduction de l'offre à court terme est la preuve que l'Arabie saoudite est disposée à appliquer davantage de réductions si la demande est menacée, et garantit une réduction importante des stocks de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), également capable d'absorber l'offre accrue de la part de la Libye et de l'Iran.»

Il est trop tôt pour annoncer la fin du choc économique lié à la pandémie, mais au moins sur les marchés mondiaux de l'énergie, il semble que le rééquilibrage de l'offre et de la demande est sur la bonne voie.

Le prix du pétrole reflète également cet optimisme. Le Brent se négocie maintenant à plus de 56 dollars le baril - un record dans la post-pandémie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le voleur de secrets industriels de Google gracié par Trump

Donald Trump a gracié 73 personnes avant de quitter ses fonctions (Photo, AFP).
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  • «Levandowski a payé un prix significatif pour ses actions et prévoit de mettre ses talents au service du bien commun», justifie le communiqué du milliardaire républicain
  • Le cadre incriminé a reconnu avoir téléchargé des documents avant sa démission de Google en janvier 2016, et les avoir partagés avec des concurrents rachetés par Uber

SAN FRANCISCO: Un ancien ingénieur de Google condamné à la prison pour avoir volé des secrets de fabrication des voitures autonomes, Anthony Levandowski, fait partie des 73 personnes graciées par Donald Trump mercredi avant de quitter la Maison blanche.

« Levandowski a payé un prix significatif pour ses actions et prévoit de mettre ses talents au service du bien commun », justifie le communiqué du milliardaire républicain, qui a aussi gracié son ancien conseiller Steve Bannon.

En mars dernier, Anthony Levandowski a plaidé coupable d'un chef d'accusation, en échange de l'abandon des 32 autres. Il a reconnu avoir téléchargé des documents avant sa démission de Google en janvier 2016, et les avoir partagés avec des concurrents rachetés par Uber.

Sa demande de grâce était notamment soutenue par le co-fondateur de Palantir Peter Thiel, une figure controversée du secteur des technologies, qui fut un des premiers investisseurs dans Facebook et a apporté son soutien à Donald Trump en 2016.

« Ma famille et moi-même sommes reconnaissants de cette opportunité d'aller de l'avant, et reconnaissants au président et à ceux qui m'ont soutenu et ont plaidé en ma faveur », a tweeté Levandowski mercredi.

Le quadragénaire avait été condamné à 18 mois de prison en août. « Le juge qui a prononcé cette sentence l'a qualifié d'ingénieur brillant et avant-gardiste dont notre pays a besoin », précise le communiqué.

Le même juge avait aussi déclaré qu'il s'agissait du « plus gros vol de secret industriel » qu'il ait « jamais vu ».

Chez Google, Anthony Levandowski a été l'un des membres fondateurs en 2009 du projet baptisé « Chauffeur », pour développer des voitures autonomes, l'une des entreprises les plus ambitieuses du géant de l'internet.

Il avait notamment dérobé les plans du système LiDAR (pour Light Detection And Ranging), une sorte de radar où un laser remplace les ondes électromagnétiques. Cette technologie essentielle dans les futures voitures autonomes doit servir à mesurer les distances et détecter les obstacles. 

Les documents volés ont été évalués entre 550 000 et 1,5 million de dollars. 

Selon l'acte d'inculpation, Levandowski était en contact avec deux entreprises concurrentes de Google sur le créneau de la voiture autonome, au moment même où il s'est emparé des dossiers sensibles.

Ces deux entreprises, Tyto Lidar et 280 Systems, sont devenues Ottomotto, et cette dernière a été rachetée par Uber en 2016. Lewandowski a été embauché à ce moment-là par le leader mondial de la location de voiture avec chauffeur.

Fin 2016, la division de voitures autonomes de Google a été rebaptisée Waymo. Elle dépend de sa maison mère Alphabet.