L’actualité a été marquée, ces dernières semaines, par un vif débat sémantique autour de la flambée des prix des fruits et légumes et particulièrement ceux de la pomme de terre.
S’il est nécessaire de lutter contre la spéculation, il serait aussi plus lucide de se rendre à l’évidence que la production agricole algérienne peine, par moments, à satisfaire la demande de plus en plus forte en produits de large consommation. L’Etat doit dès lors aider les agriculteurs à produire plus et surtout mieux. Cela passe par tout un faisceau de mesures au cœur desquelles figure l’urgent assainissement de l’accès au foncier agricole par le biais des concessions en luttant contre les trafics. Pour décourager les indus agriculteurs, qui rôdent autour des concessions des terres agraires, et augmenter les surfaces cultivables, la plus pertinente des mesures serait d’instaurer un impôt sur les terres en jachère. Une telle taxe foncière permettra de rendre la fameuse formule «la terre aux agriculteurs», non pas un slogan creux, mais une réalité à laquelle les spéculateurs de tous bords n’y pourront rien.
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