Trump cède son hôtel de Washington et une forme d'influence

Le Trump International Hotel à Washington, le 15 janvier 2020. (Photo, AFP)
Le Trump International Hotel à Washington, le 15 janvier 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 29 novembre 2021

Trump cède son hôtel de Washington et une forme d'influence

  • Le Trump International Hotel, établi dans un bâtiment du XIXème siècle de style néo-roman, va fermer ses portes
  • «C'est un endroit dont il est très fier», déclarait Sean Spicer, le porte-parole de Donald Trump lors de sa première conférence de presse à la Maison Blanche, en janvier 2017

WASHINGTON : Une tour de douze étages, à quelques encablures de la Maison Blanche: Donald Trump s'apprête à céder son hôtel de Washington, où grouillaient jadis lobbyistes, donateurs et gouvernements étrangers, tous prêts à dépenser beaucoup dans l'espoir de gagner un peu d'influence auprès du président.


Le Trump International Hotel, établi dans un bâtiment du XIXème siècle de style néo-roman, va fermer ses portes.


Construit dans les années 1890, l'édifice de 12 étages, un ancien bureau de poste, est le troisième plus haut de la capitale américaine.


Condamné plusieurs fois à la démolition, l'immeuble a été sauvé de justesse en 2011 lorsque Donald Trump s'est engagé à investir 200 millions de dollars dans sa rénovation.


L'hôtel à ouvert à l'automne 2016, quelques mois avant que Donald Trump n'entre à la Maison Blanche.


Un immense puits de lumière éclaire le bar où se sirotent des verres de vin à 140 dollars servis dans du cristal hongrois, avant une nuit dans la Franklin Suite, 12.000 dollars, petit-déjeuner compris.


"C'est un endroit dont il est très fier", déclarait Sean Spicer, le porte-parole de Donald Trump lors de sa première conférence de presse à la Maison Blanche, en janvier 2017. "Je pense qu'il est représentatif du type d'administration qu'il va diriger".

«Conflit d'intérêt»

En accédant à la présidence, Donald Trump a confié le contrôle de son empire immobilier à ses deux fils aînés, promettant de ne pas se mêler de l'activité de ses propriétés.


En réalité, il en a assuré la promotion à chaque occasion possible et le Trump International Hotel a conservé de son influence.


Durant sa présidence, 150 responsables de 77 pays étrangers se sont rendus dans les propriétés du milliardaire républicain, selon l'ONG anti-corruption CREW.


Des groupes politiques américains ont dépensé un total de 3 millions de dollars pour organiser une quarantaine d'événements dans l'hôtel de Pennsylvania avenue.


Et selon l'ONG, des groupes d'influence comme le American Petroleum Institute ont organisé à plusieurs reprises des évènements dans l'hôtel après des réunions à la Maison Blanche. Et beaucoup ont obtenu des retombées politiques avantageuses.


Elu sur la promesse de "curer le marigot" de Washington, "Donald Trump n'aurait jamais dû être autorisé à garder son hôtel", dénonce le président de CREW, Noah Bookbinder.


Interrogé sur le fait de mélanger ses prérogatives présidentielles avec la promotion de son empire immobilier tentaculaire, Donald Trump se défendait en 2016: "Le droit est complètement de mon côté, les présidents ne peuvent pas avoir de conflit d'intérêt". 

70 millions de dollars de pertes
La survie du Trump International Hotel a toutefois été de courte durée.


Une enquête parlementaire a révélé que l'hôtel avait perdu plus de 70 millions de dollars sous la présidence Trump, estimant qu'il avait "grossièrement exagéré" ses bénéfices.


La Trump Organization a qualifié le rapport d'"intentionnellement trompeur, irresponsable et faux sans équivoque" et l'a qualifié de "harcèlement politique".


Le groupe n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.


Mais plusieurs médias américains ont fait état d'un très faible taux d'occupation, notamment en raison de la pandémie.


La Trump Organization a alors cédé le bail de l'immeuble pour un montant annoncé de 375 millions de dollars à un fonds d'investissement, qui prévoit de rouvrir l'hôtel dans les premiers mois de 2022 sous le nom de Waldorf Astoria.


Cela n'a pas apaisé les critiques.


"Le vendre maintenant, alors qu'il n'est plus au pouvoir, que les magouilles se sont tassées", pointe le président de CREW, "c'est trop peu, trop tard".


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.