Journée mondiale contre le sida : le Maroc veut éradiquer le virus d’ici 2030

Capture d’écran du site du Fonds mondial de lutte contre le sida
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Journée mondiale contre le sida : le Maroc veut éradiquer le virus d’ici 2030

Capture d’écran du site du Fonds mondial de lutte contre le sida
  • L'objectif du nouveau plan national 2020-2023 est de réduire de 50% les nouvelles infections et taux de mortalité liés au VIH
  • Environ 22 000 personnes vivaient avec le VIH au Maroc (adultes et enfants) fin 2020, année au cours de laquelle ont été enregistrés 730 nouvelles contaminations et 420 décès dus au sida

MONTRÉAL: À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le ministère de la Santé et de la Protection sociale marocain a présenté le Plan stratégique national (PSN) de lutte contre le Sida 2020-2023. L'objectif étant de réduire de 50% les nouvelles infections et taux de mortalité liés au VIH. 

L’année 2021 marque le 20ᵉ anniversaire de la création du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui a accompli des progrès remarquables dans la lutte contre ces maladies. 

Le Maroc a été le premier pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) et le septième au monde à recevoir des subventions successives du Fonds mondial de plus de 130 millions de dollars (un dollar = 0,88 euros) pour lutter contre le sida et la tuberculose, indique le ministère de la Santé dans un communiqué.

La même source ajoute que cet appui complémentaire aux investissements nationaux, en termes d’infrastructures, d’équipements et de ressources humaines, et la mobilisation des différents partenaires ont permis d’éviter plus de 27 000 décès et de 50 000 nouvelles infections au sida.

Vaincre le sida d'ici à 2030  : le Plan stratégique du ministère de la Santé

Le Plan stratégique national de lutte contre le sida 2020-2023 consiste à accélérer la riposte nationale au sida pour atteindre, d’ici à 2030, zéro nouvelle infection au VIH, zéro décès lié au sida et zéro discrimination. Différents axes sont privilégiés:  

  • La réduction de la discrimination des PVVIH (personnes vivant avec le VIH)  
  • L’accès à l’appui psychologique 
  • L’équité dans l’accès aux services VIH 

 

EN BREF

Au Maroc, les données des programmes de dépistage et des estimations indiquent que la prévalence du VIH demeure faible et stable dans la population, autour de 0,08%, caractérisant ainsi une épidémie de faible intensité. Elle est plus élevée chez les hommes (0,09%) que chez les femmes (0,07%). Ce sont donc environ 22 000 personnes qui vivaient avec le VIH au Maroc (adultes et enfants) fin 2020, année au cours de laquelle ont été enregistrés 730 nouvelles contaminations et 420 décès dus au sida, selon des chiffres fournies par le ministère de la Santé. 

Impact de la pandémie de Covid-19 sur la lutte contre le sida 

La pandémie a sérieusement perturbé l’accès aux services de prévention et aux traitements dans de nombreux pays.  

Dans un nouveau rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale contre le sida, l’Onusida a indiqué que «si les dirigeants ne parviennent pas à lutter contre les inégalités, le monde pourrait enregistrer 7,7 millions de décès dus au sida au cours des dix prochaines années».   

Et l’organisme d’ajouter qu’«en cas d’absence de mesures nécessaires pour mettre fin au sida, l’humanité restera également engluée dans la crise de la Covid-19 et sera mal préparée pour faire face aux futures pandémies».  

Lors d’une rencontre tenue à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, sous le thème “Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au SIDA. Mettre fin aux pandémies", le secrétaire général du ministère de la Santé marocain, Abdelkrim Meziane Bellefquih a assuré que dans le contexte de la Covid-19, des mesures exceptionnelles ont été mises en place au Maroc pour garantir la continuité des programmes de prévention et de traitement du VIH, tout en réduisant l’impact psychologique, économique et social de la crise sanitaire. 

De son côté, la coordinatrice du Système des Nations unies pour le développement (Snud) au Maroc, Sylvia Lopez-Ekra, a relevé que cette Journée mondiale, qui coïncide avec les  quarante années de la découverte du virus et le vingtième anniversaire de la création du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, était une occasion de mettre en avant les avancées réalisées aux quatre coins de la planète, mais aussi de souligner les défis et contraintes persistants, notamment à la lumière de la pandémie de Covid-19. 

(Avec MAP) 


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.


Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas à Gaza

Donald Trump a annoncé jeudi qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain. (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain. (AFP)
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  • Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre
  • Cette phase prévoit notamment le désarmement du Hamas, un retrait israélien progressif du territoire palestinien et le déploiement d'une force internationale de stabilisation

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain.

Des hauts responsables du mouvement islamiste palestinien ont confirmé à l'AFP qu'un accord avait été trouvé "concernant la question des armes" et "un retrait progressif" des forces israéliennes de Gaza.

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre.

Cette phase prévoit notamment le désarmement du Hamas, un retrait israélien progressif du territoire palestinien et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

"Aujourd'hui, le Conseil de Paix", créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza, "a conclu un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. Il s'agit d'une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a également déclaré que les forces israéliennes se retireraient de Gaza "à mesure que le désarmement s'achève".

Le Hamas compte sur les médiateurs et le "Conseil de paix" pour obliger Israël à respecter les termes de l'accord, ont dit à l'AFP des responsables du mouvement.

"Grande convergence" 

La Force internationale de stabilisation, une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du "Conseil de paix", collaborera ensuite "avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza", a ajouté le président américain.

Une réunion des médiateurs, parmi lesquels figurent l'Egypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, doit se dérouler "bientôt" au Caire, a rapporté tôt vendredi la chaîne Al-Qahera News, proche de l'État égyptien.

Selon un responsable du Hamas, les armes doivent être remises au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une instance de technocrates palestiniens qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza.

"Le Comité national sera la seule entité habilitée à détenir, stocker ou contrôler des armes à Gaza", a déclaré ce responsable à l'AFP.

Actuellement basé en Egypte, le NCAG est empêché par Israël d'accéder à la bande de Gaza, selon les médias égyptiens et palestiniens.

Transfert des responsabilités 

Israël, qui contrôle aujourd'hui plus de 60% de ce territoire, exigeait un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route.

Le Hamas avait annoncé début juillet dissoudre le comité qui administrait les affaires civiles de la bande de Gaza depuis 2007, quand il avait pris le pouvoir dans le territoire côtier, et dit vouloir transférer ces responsabilités au NCAG.

Alors que le NCAG est présenté comme une structure temporaire, plusieurs responsables européens et arabes insistent sur la nécessité d'une perspective politique plus large impliquant les institutions palestiniennes existantes.

Israël, opposé à tout retour du Hamas au pouvoir, refuse aussi à ce stade une prise de contrôle directe de Gaza par l'Autorité palestinienne, basée à Ramallah.

L'Egypte joue depuis longtemps un rôle de médiateur entre les groupes armés palestiniens et Israël auquel Le Caire est lié par un traité de paix.

L'attaque sans précédent menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché une offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza, faisant plus de 73.300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent à Gaza où des frappes israéliennes ont fait jeudi au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales.

Ce territoire surpeuplé reste plongé dans une profonde crise humanitaire.

 


Liban: l'armée israélienne procède à des explosions massives près du château de Beaufort

L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
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  • L'armée israélienne affirme avoir détruit des tunnels du Hezbollah près de la forteresse de Beaufort, classée au patrimoine mondial en péril de l'Unesco, à l'aide de 700 tonnes d'explosifs
  • L'opération est présentée comme une réponse à une violation du cessez-le-feu imputée au Hezbollah

BEYROUTH: Les forces israéliennes ont procédé à des explosions massives dans la nuit près de la forteresse de Beaufort dans le sud du Liban, classée par l'Unesco, a rapporté un média officiel libanais vendredi, Israël affirmant détruire des tunnels du Hezbollah pro-iranien.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ce château fort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a indiqué avoir entendu d'énormes explosions et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région de Beaufort", à l'aide de quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que ces explosions étaient intervenues après la "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant un drone explosif contre un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

La formation chiite avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.