Libye: doutes sur la tenue de la présidentielle dans les délais

Le ministre de l'Intérieur libyen Khaled Mazen (Photo, AFP).
Le ministre de l'Intérieur libyen Khaled Mazen (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Libye: doutes sur la tenue de la présidentielle dans les délais

  • Le ministre de l'Intérieur libyen Khaled Mazen a évoqué l’ «aggravation des violations» à l'approche du scrutin
  • Il a cité des incidents signalés depuis jeudi à Sebha (sud), où des partisans de l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar, ont bloqué l'accès à un tribunal

TRIPOLI: Le ministre de l'Intérieur libyen Khaled Mazen a émis des doutes mardi sur la tenue dans les délais de l'élection présidentielle prévue le 24 décembre, en raison selon lui d'une "aggravation des violations" à l'approche du scrutin.

"L'entrave continue du plan de sécurité et l'aggravation des violations et des atteintes nuiront aux efforts déployés pour la sécurisation (du processus électoral), ce qui impactera directement le déroulement des élections et notre engagement à les tenir dans les délais", a déclaré M. Mazen lors d'une conférence de presse à Tripoli aux côtés de la ministre de la Justice.

Il a cité des incidents signalés depuis jeudi à Sebha (sud), où des partisans de l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar, ont bloqué l'accès à un tribunal pour empêcher les avocats de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, de faire appel du rejet de sa candidature à la présidentielle.

Des juges ont été "empêchés physiquement d'exercer leurs fonctions, entravant directement le processus électoral", s'est inquiétée lundi l'ONU.

Le gouvernement intérimaire a lui aussi dit "suivre avec une grande inquiétude" cette obstruction musclée du travail de la justice.

Si en théorie la Libye dispose d'un pouvoir intérimaire uni basé à Tripoli (ouest), l'est et une partie du sud du pays sont contrôlés de facto par le maréchal Haftar. 

"Il ne faut pas continuer sur une voie qui mènerait à la dégradation de la situation sécuritaire jusqu'à en perdre le contrôle", a averti M. Mazen, pour qui la situation actuelle empêche un déroulement "normal" du processus électoral.

Dans ce climat de tensions, la commission judiciaire chargée d'examiner le recours de Seif al-Islam a décidé mardi de reporter sine die ses conclusions.

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de conflit depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, un chaos marqué par l'existence ces dernières années de pouvoirs rivaux. 

Né en début d'année d'un processus parrainé par l'ONU, le gouvernement intérimaire a été chargé de conduire le pays vers l'élection présidentielle le 24 décembre, qui doit être suivie en principe dans un mois d'un scrutin législatif. 

Les défis restent colossaux après quatre décennies de dictature et une décennie de violences.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.