Macron et les dirigeants de l'UE rendent hommage à Giscard d'Estaing un an après sa mort

Le président français Emmanuel Macron et les dirigeants de l'UE sont attendus jeudi au Parlement européen à Strasbourg, un an jour pour jour après la mort de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, pour célébrer la mémoire de ce «grand Européen». (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron et les dirigeants de l'UE sont attendus jeudi au Parlement européen à Strasbourg, un an jour pour jour après la mort de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, pour célébrer la mémoire de ce «grand Européen». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Macron et les dirigeants de l'UE rendent hommage à Giscard d'Estaing un an après sa mort

  • La cérémonie, initialement prévue le jour anniversaire de sa naissance, le 2 février, a été retardée de dix mois en raison de la situation sanitaire
  • L'hommage à Valéry Giscard d'Estaing au Parlement européen sera suivi d'une messe, ouverte au public

STRASBOURG: Le président français Emmanuel Macron et les dirigeants de l'UE sont attendus jeudi au Parlement européen à Strasbourg, un an jour pour jour après la mort de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, pour célébrer la mémoire de ce "grand Européen".

La cérémonie, initialement prévue le jour anniversaire de sa naissance, le 2 février, a été retardée de dix mois en raison de la situation sanitaire. Elle aura donc finalement lieu un an après son décès des suites du Covid-19, le 2 décembre 2020 à l'âge de 94 ans.

A 11H00, dans l'hémicycle du Parlement européen, les dirigeants des trois institutions européennes -- le président du Parlement David Sassoli, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel -- prendront tour à tour la parole.

Puis, célébrant l'amitié franco-allemande, s'exprimeront le président allemand Frank-Walter Steinmeier et Emmanuel Macron qui clôturera cette cérémonie à laquelle participeront l'épouse de l’ancien président, Anne-Aymone Giscard d'Estaing, ses enfants et petits-enfants.

L'ancien président français Nicolas Sarkozy assistera aussi à cette cérémonie.  

La présidente grecque Katerina Sakellaropoulou et les présidents portugais Marcela Rebelo de Sousa, bulgare Roumen Radev et slovène Borut Pahor devraient également être présents. 

Député européen de 1989 à 1993, après son mandat présidentiel, Valéry Giscard d'Estaing est considéré comme l'un des bâtisseurs de l'Europe, ayant oeuvré pour des étapes essentielles de sa construction telles la création du Conseil européen, l'élection du Parlement européen au suffrage universel direct, les prémisses de l'union monétaire ou encore la fondation de l’Agence spatiale européenne, comme l'a rappelé l'Elysée.

"Il a posé des jalons essentiels de l'Union dont nous héritons aujourd'hui, notamment avec la mise en place du Système monétaire européen, avant la création plus tard de la zone euro. Il n’a jamais cessé d’appeler à défendre le projet européen et nous a encouragé à le renforcer et l'étoffer, afin qu'il puisse répondre aux aspirations des citoyens", a également souligné la présidence française.

Présidence française 

A partir de 2001, "VGE" présida la Convention sur l'avenir de l'Europe, engageant débats et réflexions sur l’évolution de l'Union.

Valéry Giscard d'Estaing ayant "participé à la libération de l'Alsace, qu'il a traversée en char avec la 1ère armée du général de Lattre de Tassigny", c'est "aussi pour ça qu’il est important que l'hommage européen ait lieu à Strasbourg et non à Bruxelles", a expliqué aux Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) son fils Louis, rappelant que l'ancien président "était très attaché au maintien du Parlement européen à Strasbourg". 

A moins d'un mois du début de la présidence française du Conseil de l'UE, Emmanuel Macron, qui sera accompagné de son épouse, profitera de cette visite pour rencontrer, à l'issue de la cérémonie, les responsables des groupes politiques du Parlement européen, afin d'évoquer ses priorités pour ce semestre de présidence tournante.

A cinq mois aussi de l'élection présidentielle, le chef de l'Etat entend faire de cette présidence française un moment de promotion de l'Europe et d'accélération des décisions des 27 sur plusieurs sujets, comme la politique migratoire, la taxation carbone aux frontières européennes ou encore l'instauration d'un salaire minimum dans toute l'UE, alors que six pays n'en disposent pas.

L'hommage à Valéry Giscard d'Estaing au Parlement européen sera suivi d'une messe, ouverte au public, en sa mémoire en la cathédrale de Strasbourg à 15 heures.

 


Chez Bourdin, Pécresse déroule son programme et tacle «la loi du silence»

Vêtue de sa veste rouge fétiche, la candidate Valérie Pécresse répondait aux questions d'une cinquantaine de Corréziens lors de cette nouvelle émission politique intitulée «La France dans les yeux», diffusée depuis Uzerche. (AFP)
Vêtue de sa veste rouge fétiche, la candidate Valérie Pécresse répondait aux questions d'une cinquantaine de Corréziens lors de cette nouvelle émission politique intitulée «La France dans les yeux», diffusée depuis Uzerche. (AFP)
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  • «»Pécresse a promis que, présidente, elle soutiendrait les femmes «pour que la parole se libère» face à ces violences
  • Promettant un «choc de pouvoir d'achat» car «aujourd'hui, la priorité c'est les salaires», elle a répété sa promesse d'une hausse des salaires de 10% jusqu'à 2,2 smic nets

PARIS: "Choc de pouvoir d'achat", lutte contre les déserts médicaux: Valérie Pécresse a déroulé ses propositions mardi sur BFMTV lors de la nouvelle émission de Jean-Jacques Bourdin, face à qui elle a vilipendé "la loi du silence" sur les violences faites aux femmes.


Soulignant d'entrée de jeu qu'elle s'était "clairement posé la question" de sa participation à cette émission, en raison de l'enquête pour soupçons d'agression sexuelle visant Jean-Jacques Bourdin, Valérie Pécresse a souligné son "respect" de la présomption d’innocence "à laquelle chacun de nos compatriotes a le droit".


Mais "très clairement ces accusations, si elles sont avérées, sont graves" et doivent faire l'objet de condamnations, a ajouté la candidate pour qui "trop longtemps, la société a regardé ailleurs".


Mais "la loi du silence c’est fini", a ajouté Valérie Pécresse qui a promis que, présidente, elle soutiendrait les femmes "pour que la parole se libère" face à ces violences.


Visiblement ému, Jean-Jacques Bourdin a assuré qu'il n'allait "pas (s)'exprimer à ce sujet". "Mais je conteste les faits rapportés par la presse et je laisse la justice faire son travail", a ajouté le journaliste, qui a ensuite peiné à reprendre la main.


Interrogée sur la polémique autour des vacances de Jean-Michel Blanquer à Ibiza, Valérie Pécresse a estimé qu'"il aurait mieux fait de prendre quelques jours pour concerter".


Elle n'a toutefois pas demandé la démission du ministre car "il ne faut pas surréagir non plus. Le sujet, c'est vraiment ce que cela dit du pouvoir en place" qu'elle a qualifié d'"autoritaire, solitaire".


Vêtue de sa veste rouge fétiche, la candidate, qui répète régulièrement son attachement à la Corrèze de Jacques Chirac, répondait aux questions d'une cinquantaine de Corréziens lors de cette nouvelle émission politique diffusée depuis Uzerche. Intitulée "La France dans les yeux", elle recevra ensuite tous les candidats à la présidentielle.


Promettant un "choc de pouvoir d'achat" car "aujourd'hui, la priorité c'est les salaires", elle a répété sa promesse d'une hausse des salaires de 10% jusqu'à 2,2 smic nets et de "défiscaliser les heures supplémentaires". Mais il faut aussi pouvoir "convertir les RTT en salaire, sans limite", a-t-elle ajouté.


Pour lutter contre le "fléau" des déserts médicaux, elle a proposé que les jeunes médecins passent une année dans les territoires, "à la campagne ou en ville", à la fin de leurs études générales. Il faut aussi "former deux fois plus de médecins" dans les cinq ans qui viennent, et recruter "25 000 soignants de plus à l'hôpital", selon elle.


Parmi ses autres propositions: "plan de garde d'enfants en milieu rural", défiscalisation des donations "jusqu'à 100 000€ tous les 6 ans", "priorité" aux travailleurs de première ligne dans l'attribution de logements...


"Je ne rétablirai pas l'ISF", a ajouté l'ancienne ministre, qui a également défendu son objectif "zero carbone en 2050" via le nucléaire et les énergies renouvelables.


L'occasion, pour la candidate qui souhaite installer le duel avec Emmanuel Macron, de tacler "un président totalement erratique" sur le plan énergétique.


Elle a aussi répété des propositions connues pour "ramener l'ordre": nouvelles places de prison, "plan de sauvetage pour la justice", brigades "coup de poing" dans les quartiers, politique de "visa contre retour de clandestins" sur l'immigration...


Mais elle a aussi promis de "stabiliser" et "faire baisser" la dette, en évoquant "des décisions courageuses qui ne plairont peut-être pas forcément aux Français".


Présidentielle: la majorité peine à dépasser l'unité de façade

«J'ai eu le sentiment qu'un certain nombre de règles posées, adoptées dans cette construction étaient remises en cause. Si c'est vrai, ça veut dire qu'il va falloir qu'on parle des règles», critique M. Philippe. (AFP)
«J'ai eu le sentiment qu'un certain nombre de règles posées, adoptées dans cette construction étaient remises en cause. Si c'est vrai, ça veut dire qu'il va falloir qu'on parle des règles», critique M. Philippe. (AFP)
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  • Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a rappelé que la majorité n'avait qu'un «seul leader», Emmanuel Macron
  • Cet épisode de tension, avant même la première réunion officielle de la structure, symbolise les difficultés à mettre en ordre de bataille une majorité

PARIS: Lancée en grande pompe fin novembre, la maison commune de la majorité peine à se matérialiser, engluée dans des désaccords internes, notamment sur le financement, et maintenue dans le flou par Emmanuel Macron sur les orientations de sa campagne présidentielle.


Sept semaines après, ils se sont enfin retrouvés autour de la table: les responsables d'Ensemble citoyens! ont déjeuné mardi au QG de La République en marche, une première depuis le grand raout inaugural de cette structure chapeautant les différents partis de la majorité.


"Une réunion sur les schémas d'organisation de la campagne", selon un participant, avec un absent de taille parmi la douzaine de convives: Edouard Philippe, dont le parti a d'ores et déjà suspendu sa participation. En cause, le refus opposé par le chef de l'Etat à la fusion Horizons avec l'autre parti de centre droit Agir, une manoeuvre perçue comme purement vexatoire par l'ancien Premier ministre, rappelant que les statuts d'Ensemble citoyens! permettent justement de tels rapprochements.


"J'ai eu le sentiment qu'un certain nombre de règles posées, adoptées dans cette construction étaient remises en cause. Si c'est vrai, ça veut dire qu'il va falloir qu'on parle des règles", critique M. Philippe.


Autre signe de ce climat frais, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a estimé mardi qu'Edouard Philippe se mettait le "doigt dans l'oeil" en se projetant sur la présidentielle de 2027 et a rappelé que la majorité n'avait qu'un "seul leader", Emmanuel Macron.


Cet épisode de tension, avant même la première réunion officielle de la structure, symbolise les difficultés à mettre en ordre de bataille une majorité dont M. Macron ne se soucie qu'à la marge, déléguant la régulation à quelques lieutenants.


Malgré leur volonté affirmée d'intégrer davantage leur fonctionnement, un regain de crispation est ainsi apparu entre les deux navires amiraux, La République en marche et le MoDem, au sujet des financements de la campagne présidentielle.

«Illisibilité»
Selon des sources concordantes au sein de ces partis, la formation de François Bayrou conditionnerait sa participation pécuniaire à la signature préalable d'un accord sur les législatives. Des élections qui s'annoncent explosives, chacun cherchant à négocier le plus grand nombre de députés, ce qui conditionne le niveau de financement public perçu par chaque parti.


"Bayrou, c’est l’oncle Gripsou", ironise un marcheur historique, en rappelant que les pourparlers sur les Européennes "avaient déjà été une horreur" avec le MoDem. 


"S'ils arrivent à faire payer un centime au Modem, je vous paye à déjeuner. Ces gens-là n'ont jamais rien déboursé", s'esclaffe encore un autre ponte de la majorité.


Plus consensuel, le député LREM Laurent Saint-Martin, qui sera trésorier de la campagne Macron, observe que "LREM a la structure pour financer cette campagne et la puissance pour lever des fonds mais il est naturel que chacun participe à la hauteur de ses moyens".


Dans ce contexte, les fondations d'Ensemble citoyens! se posent laborieusement. Pour l'heure, les statuts de l'association n'ont même pas été déposés en préfecture, indique une source à LREM, et "on n'a pas encore de réunion de calée sur les instances".


"On a quand même mis en place toutes nos organisations départementales ce week-end", tempère un cadre du MoDem, observant qu'"en fait, ça avance sur le terrain, mais pas au niveau des chefs à plumes".


A leur décharge, M. Macron, pas encore officiellement candidat à sa succession, s'évertue à entretenir l'incertitude sur son organisation de campagne. Et plusieurs strates d'initatives se superposent parfois, entre les "comités de soutien" lancés localement par le ministre Sébastien Lecornu, la fédération d'élus pilotée par l'ancien ministre Stéphane Travert ou encore les recherches de parrainages, un temps confiée aux parlementaires mais aussi creusées par l'ex-conseiller politique de M. Macron, Jérôme Peyrat.


"Il y a une illisibilité des donneurs d’ordre. C’est le bordel institutionnalisé", résume un marcheur qui prédit que "ce sera essentiellement une campagne de collaborateurs et pas de politiques qui sont vus comme des emmerdeurs".


Les politiques "seront encore moins importantes qu'en 2017 où il fallait leur dire bonjour et merci" alors que M. Macron se cherchait encore des soutiens, abonde un proche du président.


Présidentielle: Blanquer brûlé par le soleil d'Ibiza, Montebourg s'éclipse

Le ministre français de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, pose avant de participer au journal télévisé du soir de la chaîne de télévision française TF1 à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 18 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, pose avant de participer au journal télévisé du soir de la chaîne de télévision française TF1 à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 18 janvier 2022. (Photo, AFP)
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  • C'est depuis ce lieu de villégiature que le ministre a dévoilé à la presse le nouveau protocole sanitaire pour les écoles, seulement la veille de la rentrée
  • Cette façon de communiquer, via la presse et à quelques heures de la reprise, lui avait déjà été fortement reprochée

PARIS: Il regrette "la "symbolique": Jean-Michel Blanquer a fait amende honorable, mardi, d'avoir passé ses vacances à Ibiza alors que se décidait le protocole sanitaire dans les écoles, une nouvelle épreuve pour la majorité en vue de la présidentielle à laquelle Arnaud Montebourg va définitivement renoncer.


"Il se trouve que le lieu que j'ai choisi, j'aurais dû en choisir sans doute un autre. La symbolique, je la regrette", a lancé le ministre de l'Education nationale lors des questions au gouvernement à l'Assemblée.


Il a reconnu dans la soirée sur TF1 "peut-être un peu une erreur", ajoutant toutefois refuser de servir de "bouc-émissaire" à ses détracteurs. Il a souligné qu'avoir défendu "l'école ouverte" l'avait exposé à "beaucoup d'adversité.


Depuis lundi soir, l'opposition déplore "une image désastreuse" après les révélations de Mediapart quant aux vacances de M. Blanquer juste avant la rentrée scolaire.


Cinq jours seulement après la mobilisation massive des enseignants, l'affaire tombe mal pour la majorité à l'approche de la présidentielle, d'autant qu'elle a fait de l'éducation l'un des principaux marqueurs de son quinquennat.


Le Premier ministre Jean Castex a pris la défense de son ministre, estimant que l'appareil d'Etat avait "fonctionné". Mais le soutien est loin d'être unanime au sein de la majorité présidentielle.


Se rendre, en pleine crise sanitaire et au moment d'annoncer un nouveau protocole controversé dans les écoles, sur une île associée à la fête et la jet-set, "ce n'est pas le truc le plus malin du monde, alors qu'il a l'un des plus gros bilans en cinq ans", soupire un membre du gouvernement.


"Le problème c'est Ibiza: dans notre inconscient on l'imagine aux manettes (d'une platine) et en train de danser", critique une cadre de la majorité.


Selon une source au sein de l'exécutif corroborant une information de Politico, le directeur de cabinet du Premier ministre, Nicolas Revel, avait déconseillé à M. Blanquer de se rendre aux Baléares au vu du contexte.


L'épisode pourrait-il sceller le sort de M. Blanquer alors qu'une nouvelle grève se profile à l'horizon?


"Tout dépend de la manif de jeudi, la mobilisation qui va donner le +la+", a répondu mardi une source au sein de l'exécutif, disant en outre ne pas noter "un soutien appuyé du gouvernement" à M. Blanquer, pourtant proche de Brigitte Macron.


La manifestation n'a pour l'heure pas reçu l'autorisation du préfet de Paris qui invoque une déclaration déposée trop tard.

Montebourg renonce
A gauche, LFI a appelé à la démission, à l'unisson du candidat écologiste Yannick Jadot qui dénonce le "mépris" et l'"irresponsabilité" du ministre, quand Anne Hidalgo préfère s'attaquer à Emmanuel Macron, selon elle "responsable de cette situation".