Le prestigieux prix Turner récompense Array Collective, groupe d'artistes nord-irlandais

Un collectif d'artistes nord-irlandais, Array Collective, dont les oeuvres se veulent un écho aux problèmes de l'Irlande du Nord, a remporté mercredi soir le prix Turner, une prestigieuse récompense britannique d'art contemporain. (Photo, AFP)
Un collectif d'artistes nord-irlandais, Array Collective, dont les oeuvres se veulent un écho aux problèmes de l'Irlande du Nord, a remporté mercredi soir le prix Turner, une prestigieuse récompense britannique d'art contemporain. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Le prestigieux prix Turner récompense Array Collective, groupe d'artistes nord-irlandais

  • Basés à Londres, Cardiff ou Hastings, ces collectifs se penchent sur l'organisation du monde à travers la nourriture, veulent favoriser le rapprochement entre communautés
  • Créé en 1984, le Turner Prize, nommé en hommage au peintre William Turner, est réputé pour son anticonformisme et familier des controverses

COVENTRY: Un collectif d'artistes nord-irlandais, Array Collective, dont les oeuvres se veulent un écho aux problèmes de l'Irlande du Nord, a remporté mercredi soir le prix Turner, une prestigieuse récompense britannique d'art contemporain. 

Cinq collectifs d'artistes avaient été nommés parmi les finalistes, une première, plutôt que des artistes individuels, après l'annulation de la précédente édition en raison de la pandémie.

Array Collective, un groupe de onze artistes de Belfast travaillant ensemble depuis 2016, les premiers dans la province britannique à recevoir le prix, a été récompensé "pour ses oeuvres optimistes et dynamiques qui répondent à des problèmes sociaux et politiques urgents affectant l'Irlande du Nord, avec humour, sérieux et beauté",  a expliqué la Tate Britain dans un communiqué. 

Le musée a ajouté que le jury avait été "impressionné" par la capacité du collectif à "traduire son activisme et ses valeurs", en art, cherchant notamment à bousculer les idées dominantes sur l'identité religieuse et ethnique en Irlande du Nord. 

Alex Farquharson, le directeur de la Tate Britain qui préside le jury, a souligné qu'Array Collective abordait des sujets aussi sérieux et variés que les droits des personnes LGBT+, le féminisme ou le sectarisme, avec "doigté" et "convivialité", lors de la cérémonie de remise du prix à la cathédrale de Coventry (centre de l'Angleterre), capitale britannique de la culture en 2021. 

Outre Array Collective, il y avait parmi les finalistes les collectifs Black Obsidian Sound System, Cooking Sections, Gentle/Radical et Project Art Works. 

Ils ont été salués pour leurs oeuvres socialement engagées, et leurs "pratiques collaboratives" qui "reflètent la solidarité et l'esprit communautaire affichés dans la réponse à la pandémie".  

Basés à Londres, Cardiff ou Hastings, ces collectifs se penchent sur l'organisation du monde à travers la nourriture, veulent favoriser le rapprochement entre communautés, favorisent l'expression artistique de personnes souffrant d'un handicap mental ou s'interrogent sur les normes dominantes de la culture sound system au sein de la diaspora africaine. 

Le lauréat remporte 25 000 livres (28 800 euros), les autres finalistes touchant chacun 10 000 livres.

Leurs oeuvres sont exposées dans un musée de Coventry, le Herbert Art Gallery and Museum. 

En 2020, le prix Turner avait été remplacé par des bourses destinées à soutenir dix artistes durant la pandémie, qui a mis à genoux le secteur culturel.

Créé en 1984, le Turner Prize, nommé en hommage au peintre William Turner, est réputé pour son anticonformisme et familier des controverses.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com