Le fabricant du logiciel Pegasus enquête sur le possible espionnage de diplomates américains

NSO Group a indiqué dans un message avoir d'ores et déjà suspendu les clients potentiellement concernés «en raison de la gravité des accusations», sans toutefois les identifier. (Photo, AFP)
NSO Group a indiqué dans un message avoir d'ores et déjà suspendu les clients potentiellement concernés «en raison de la gravité des accusations», sans toutefois les identifier. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 décembre 2021

Le fabricant du logiciel Pegasus enquête sur le possible espionnage de diplomates américains

  • Washington avait ajouté NSO Group à sa liste des entreprises interdites début novembre
  • Apple a récemment déposé aux Etats-Unis une plainte contre NSO Group demandant d'interdire définitivement les logiciels de la société israélienne sur ses iPhone

NEW YORK : Le fabricant israélien du logiciel d'espionnage controversé Pegasus a annoncé vendredi avoir lancé une enquête après des informations de presse rapportant que son logiciel avait servi à espionner des diplomates américains en Afrique. 

Les personnes concernées ont été prévenues par Apple que leur téléphone était ciblé par ce logiciel qui permet d'accéder aux fichiers, d'écouter les conversations ou de suivre les déplacements, affirment ces informations.

NSO Group a indiqué dans un message avoir d'ores et déjà suspendu les clients potentiellement concernés "en raison de la gravité des accusations", sans toutefois les identifier. 

Le groupe assure n'avoir reçu "pour l'instant aucune information, numéro de téléphone ou indication que les logiciels de NSO aient été utilisés dans cette affaire". Mais il se dit prêt "à coopérer avec toute autorité gouvernementale compétente et à partager toutes les informations en sa possession".

Un collectif de médias internationaux a révélé cet été que Pegasus avait permis d'espionner les numéros de journalistes, hommes politiques, militants ou chefs d'entreprise de différents pays, y compris le président français Emmanuel Macron.

Mais les diplomates américains semblaient avoir été épargnés, notamment car Pegasus est, selon NSO, conçu pour ne pas pouvoir être utilisé sur des numéros commençant par +1, soit l'indicatif téléphonique des Etats-Unis.

Selon le quotidien Washington Post et l'agence Reuters, Pegasus a bien été utilisé pour infiltrer les iPhone d'au moins neuf employés du département d'Etat basés en Ouganda ou travaillant principalement sur des problématiques liées à l'Afrique de l'Est.  

Washington avait ajouté NSO Group à sa liste des entreprises interdites début novembre.

Le fabricant des iPhone, qui a récemment déposé aux Etats-Unis une plainte contre NSO Group demandant d'interdire définitivement les logiciels de la société israélienne sur ses appareils, n'a pas souhaité faire de commentaire vendredi. 

Il avait, peu après les révélations cet été, réparé une vulnérabilité informatique exploitée par Pegasus qui permettait d'espionner des personnes sans même que les utilisateurs n'aient à cliquer sur des liens ou messages piégés.

Apple avait indiqué au moment du dépôt de sa plainte qu'il informerait le "petit nombre" d'utilisateurs qui pourraient avoir été ciblés par ce type d'attaques.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.