Le variant Omicron peut avoir attrapé un morceau de virus du rhume

Les nouvelles découvertes soulignent l'importance de recevoir les vaccins actuellement disponibles contre la Covid-19. (Photo, Shutterstock)
Les nouvelles découvertes soulignent l'importance de recevoir les vaccins actuellement disponibles contre la Covid-19. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Samedi 04 décembre 2021

Le variant Omicron peut avoir attrapé un morceau de virus du rhume

  • Cela pourrait signifier que le virus se transmet plus facilement, tout en ne provoquant qu'une maladie bénigne ou asymptomatique
  • «Vous devez vacciner pour réduire les risques que d'autres personnes immunodéprimées rencontrent le virus SARS-CoV-2»

NEW YORK : Le variant Omicron du virus qui cause la Covid-19 a probablement acquis au moins une de ses mutations en prélevant un extrait de matériel génétique d'un autre virus, probablement celui responsable du rhume, présent dans les mêmes cellules infectées, ont annoncé des chercheurs.

Cette séquence génétique n'apparaît dans aucune version antérieure du coronavirus, appelé SARS-CoV-2, mais elle est omniprésente dans de nombreux autres virus, notamment ceux qui causent le rhume, ainsi que dans le génome humain, ont déclaré les chercheurs.

En insérant cet extrait particulier en lui-même, Omicron pourrait se faire passer pour un virus «plus humain», ce qui l'aiderait à échapper aux attaques du système immunitaire humain, a révélé Venky Soundararajan de Cambridge, Massachusetts, société d'analyse de données, qui a dirigé l'étude publiée jeudi sur le site OSF Preprints.

Cela pourrait signifier que le virus se transmet plus facilement, tout en ne provoquant qu'une maladie bénigne ou asymptomatique. Les scientifiques ne savent pas encore si Omicron est plus infectieux que les autres variants, s'il provoque une maladie plus grave ou s'il dépassera Delta en tant que variant le plus répandu. Cela peut prendre plusieurs semaines afin d’obtenir des réponses à ces questions.

Selon des études antérieures, les cellules des poumons et du système gastro-intestinal peuvent héberger simultanément le SRAS-CoV-2 et les coronavirus du rhume. Une telle co-infection prépare le terrain pour la recombinaison virale, un processus au cours duquel deux virus différents présents dans la même cellule hôte interagissent tout en se reproduisant, générant de nouvelles copies contenant du matériel génétique des deux «parents».

Cette nouvelle mutation aurait pu se produire pour la première fois chez une personne infectée par les deux agents pathogènes lorsqu'une version du SRAS-CoV-2 a récupéré la séquence génétique de l'autre virus, ont expliqué Soundararajan et ses collègues dans l'étude, qui n'a pas encore été évaluée par des pairs.

La même séquence génétique apparaît plusieurs fois dans l'un des coronavirus qui provoque le rhume chez l'homme, connu sous le nom de HCoV-229E, et dans le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui cause le sida, a averti Soundararajan.

L'Afrique du Sud, où Omicron a été identifié pour la première fois, a le taux de VIH le plus élevé au monde, ce qui affaiblit le système immunitaire et augmente la vulnérabilité d'une personne aux infections par les virus du rhume et d'autres agents pathogènes. Dans cette partie du monde, a souligné le chercheur, il y a de nombreuses personnes chez qui la recombinaison qui a ajouté cet ensemble omniprésent de gènes à Omicron aurait pu se produire.

«Nous avons probablement raté de nombreuses générations de recombinaisons» qui se sont produites au fil du temps et qui ont conduit à l'émergence de l'omicron, a ajouté Soundararajan.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer les origines des mutations d'Omicron et leurs effets sur la fonction et la transmissibilité. Il existe également des hypothèses concurrentes selon lesquelles le dernier variant pourrait avoir passé un certain temps à évoluer chez un hôte animal.

En attendant, les nouvelles découvertes soulignent l'importance pour les personnes de recevoir les vaccins actuellement disponibles contre la Covid-19, a soutenu Soundararajan.

«Vous devez vacciner pour réduire les risques que d'autres personnes immunodéprimées rencontrent le virus SARS-CoV-2», a conseillé le chercheur.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.