Après plus de deux ans, Notre-Dame fixée jeudi sur son futur design intérieur

Cette capture vidéo montre les échafaudages à Notre-Dame de Paris, à Paris, plus de deux ans après l'incendie qui a fait s'effondrer une grande partie de la toiture, prise à Paris le 15 avril, 2021. (AFP)
Cette capture vidéo montre les échafaudages à Notre-Dame de Paris, à Paris, plus de deux ans après l'incendie qui a fait s'effondrer une grande partie de la toiture, prise à Paris le 15 avril, 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 06 décembre 2021

Après plus de deux ans, Notre-Dame fixée jeudi sur son futur design intérieur

  • Les experts français du patrimoine doivent rendre leur avis sur le réaménagement intérieur et liturgique de la  cathédrale gothique, partiellement détruite en 2019 par un gigantesque incendie qui avait bouleversé le monde entier
  • Lumière à hauteur de visage, bancs à roulettes dotés de luminions pour remplacer les chaises séculaires, axe central épuré et phrases bibliques projetées dans plusieurs langues sur les murs, font partie du projet

PARIS : Du street art et de l'art contemporain voisinant avec des tableaux bibliques ? Après plus de deux ans d'attente, Notre-Dame de Paris sera fixée jeudi dans les grandes lignes sur son futur aménagement intérieur.

Les experts français du patrimoine doivent rendre leur avis sur le réaménagement intérieur et liturgique de la  cathédrale gothique, partiellement détruite en 2019 par un gigantesque incendie qui avait bouleversé le monde entier. 

Le clergé entend lui redonner une nouvelle jeunesse avant sa réouverture prévue en 2024 et a conçu un projet qu'il présentera à la commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CNPA), chargée de rendre un avis.

Et comme tout ce qui touche à Notre-Dame, admirée par 12 millions de visiteurs chaque année, la presse étrangère en a fait ses choux gras, allant jusqu'à parler de nouveau "Disneyland politiquement correct" (The Telegraph).

Car des artistes contemporains comme le père français de l'art urbain Ernest Pignon-Ernest, les artistes Anselm Kiefer ou Louise Bourgeois pourraient y voir leurs œuvres "dialoguer" avec celles de maîtres anciens comme les frères Le Nain ou Charles Le Brun, selon Le Monde. Une information confirmée à l'AFP "à titre d'exemples" par le ministère de la Culture, qui n'y est "pas du tout opposé".

Lumière à hauteur de visage, bancs à roulettes dotés de luminions pour remplacer les chaises séculaires, axe central épuré et phrases bibliques projetées dans plusieurs langues sur les murs, font également partie du projet.

"Veiller au respect des lois du patrimoine, à la réversibilité (de certains choix) et au respect du monument historique: voilà ce à quoi doit veiller la CNPA", précise à l'AFP le sénateur (LR) Albéric de Montgolfier, président de cette commission. Quant au choix des oeuvres d'art, "c'est très subjectif", dit-il.

Il confirme, à l'instar du ministère de la Culture, que "beaucoup de rapprochements" sont intervenus depuis le début du projet, il y a deux ans et demi, entre "des visions qui pouvaient s'opposer", concernant la disposition des oeuvres d'art sur le parcours déambulatoire ou l'éclairage. 

 « Bon côté du drame »

Lorsqu'ils retrouveront Notre-Dame, touristes et fidèles devraient entrer par la grande porte centrale et non plus par les portes latérales, et bénéficier d'un parcours aéré autour d'un axe central totalement revu, allant de la nef au choeur, qui accueille 2.400 offices et 150 concerts par an.

"Le bon côté de ce drame, c'est qu'on va pouvoir redécouvrir Notre-Dame d'une autre façon", dit le sénateur. Il parle d'une "vision plus épurée" qui "correspond plus à ce qu'elle était à son origine".

Il se félicite d'un "nettoyage en profondeur" des 14 chapelles, déjà très délabrées avant l'incendie, et dont certaines servaient à entreposer du mobilier et du matériel faute de place.

Cela permettra, dit-il, de redécouvrir les "Mays", grands tableaux d'autel commandés chaque année à de grands artistes, entre 1630 et 1707, par la corporation des orfèvres qui les offrait à la cathédrale.

Plusieurs d'entre eux ont été enlevés à l'époque de Viollet-le-Duc, architecte chargé de restaurer Notre-Dame à partir de 1844. Certains ont été mis en dépôt aux musées du Louvre et d'Arras, explique encore le sénateur. "Certains resteront ou réintégreront la cathédrale" pour "dialoguer avec des œuvres d'art contemporaines", indique le ministère de la Culture.

Il s'agit de "mieux accueillir" le public dans "le respect du culte", explique le père Gilles Drouin, chargé de ce réaménagement par l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit (qui vient de démissionner de ses fonctions).

Pragmatique, le père Drouin, directeur de l'Institut supérieur de liturgie, se félicite d'avoir trouvé "une solution" pour le stockage du matériel et du mobilier dans la crypte, sous l'édifice, grâce à un "monte-charge". Les vieilles chaises comme les nouveaux bancs pourront ainsi y descendre en fonction des besoins et de l'affluence.

Il souhaite aussi mieux faire comprendre le christianisme à un public qui ne le connaît pas forcément, en projetant sur les murs rénovés "des phrases bibliques ou de tradition spirituelle chrétienne" en plusieurs langues.


Au cœur du centre de crise du Quai d’Orsay: rapatrier mais également écouter et rassurer

Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
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  • Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés
  • Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités

PARIS: Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable.

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par l’ambassadeur Louis L’alliot, a été immédiatement mobilisé. Ses équipes travaillent jour et nuit pour répondre aux appels des Français, organiser des évacuations et coordonner les actions diplomatiques et humanitaires.

Environ 400 000 Français vivent au Moyen-Orient, auxquels s’ajoutent de nombreux touristes. La fermeture des espaces aériens rend les départs très difficiles. Une plateforme téléphonique composée d’environ 30 répondants, dont une majorité de bénévoles de la Croix-Rouge, traite les appels de personnes inquiètes ou bloquées. Au total, plus de 50 agents peuvent répondre simultanément grâce à plusieurs centres d’appel.

Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés. Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités. Les personnes vulnérables (personnes âgées, malades, familles avec jeunes enfants) sont prioritaires pour les vols spéciaux affrétés par l’État, dont le coût est en partie pris en charge.

Jusqu’à présent, plus de 1 500 personnes ont été rapatriées par ces vols, tandis qu’environ 17 000 Français ont quitté la région par leurs propres moyens.

Le centre fonctionne grâce à plusieurs pôles spécialisés : gestion des ressources humaines, relations internationales, soutien médical, organisation des vols et le « pôle communauté » chargé de contacter les ressortissants prioritaires.

Les bénévoles de la Croix-Rouge jouent également un rôle important en apportant écoute et soutien psychologique aux appelants souvent stressés ou inquiets.

Créé en 2008, le Centre de crise et de soutien est aujourd’hui un outil essentiel de la diplomatie française, capable d’activer une cellule de crise en moins d’une heure et de fonctionner 24h/24 lors de situations internationales majeures.


Municipales en France: percée de la gauche radicale, l'extrême droite s'installe

Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
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  • Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au 2e tour
  • A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS)

PARIS: Au lendemain d'élections locales en France marquées par la percée de la gauche radicale et des scores favorables à l'extrême droite, des alliances délicates ont commencé à se nouer à gauche lundi en vue du second tour dimanche.

Les résultats ont placé en effet dimanche soir les forces politiques, et notamment la gauche, face à de nombreux dilemmes à treize mois de la prochaine présidentielle. Le scrutin a été marqué par une progression de l'abstention.

Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au second tour.

A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS), une "liste commune" a été annoncée dès lundi matin.

A Lille (nord), les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et insoumis cherchant une alliance avec les Écologistes.

A Besançon (est), la maire écologiste sortante, largement distancée par le candidat Les Républicains (LR, droite), a annoncé son ralliement à LFI pour "battre la droite".

A Lyon (centre-est) également, la candidate LFI espère une fusion avec la liste de l'écologiste sortant Grégory Doucet contre le candidat de droite Jean-Michel Aulas, ancien patron de l'Olympique lyonnais.

Mais à Paris et Marseille, 2e ville de France, les négociations s'annoncent plus ardues après des campagnes extrêment tendues entre PS et LFI.

A Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a certes largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati, ex-ministre de la Culture, d'au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la capitale.

Mais la candidate Insoumise Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, risque de lui mettre des bâtons dans les roues.

Faute de fusion, elle se maintiendra, a-t-elle assuré. Le socialiste a toujours exclu la moindre alliance avec LFI.

"Tradition à gauche" 

En face, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel va lui aussi devoir décider s'il répond à l'appel au "rassemblement" lancé par Rachida Dati.

Pour la gauche, la situation est plus complexe encore à Marseille, où le sortant Benoît Payan est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national, RN).

M. Payan a affirmé qu'il n'était "pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit". Une position jugée "irresponsable" par le LFI Sébastien Delogu, lui aussi qualifié.

Les choix pour le second tour du 22 mars devront être tranchés au plus tard mardi soir, date-butoir pour les têtes de liste ayant obtenu plus de 10% des voix dimanche qui devront dire si elles se maintiennent, fusionnent ou se désistent.

Lundi matin, les stratèges des partis ont développé leurs argumentaires.

Répétant qu'il n'y aurait pas d'"accord national", le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a demandé "solennellement" à LFI de se retirer à Marseille, tout en évoquant des alliances locales possibles, comme à Nantes (ouest).

Forte de ses bons résultats dans les grandes villes, de sa victoire à Saint-Denis (nord de Paris) et de son score très prometteur à Roubaix (nord), LFI continue de mettre la pression sur le reste de la gauche.

Son coordinateur Manuel Bompard a répété son souhait d'"une fusion entre les différentes listes (de gauche) pour battre la droite et l'extrême droite, comme d'ailleurs c'est la tradition à gauche depuis la nuit des temps".

A rebours, l'ancien président François Hollande ou le très probable candidat Place publique (gauche) à la présidentielle Raphaël Glucksmann semblent prêts à prendre le risque de voir des villes basculer à droite plutôt que de passer un accord avec le parti mélenchoniste.

Défendant le principe d'alliances locales, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier a, pour sa part, estimé que refuser tout accord avec LFI "a un coût pour les habitants (des) villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolos".

De son côté, le RN, qui revendique 24 communes remportées et est en tête dans 60 autres, selon son vice-président Sébastien Chenu, a appelé les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.

Le RN, qui cherche à amplifier sa dynamique en vue de 2027, a vu plusieurs maires sortants être réélus comme Louis Aliot à Perpignan (sud).

A Nice (sud), son allié Eric Ciotti est très bien parti dans sa lutte fratricide contre Christian Estrosi, symbole d'un score en demi-teinte du bloc macroniste.

Seul l'ex-Premier ministre Édouard Philippe lui redonne quelques couleurs, avec une dizaine de points d'avance sur son concurrent communiste au Havre (nord-ouest).

 


Macron appelle Israël à des "discussions directes" avec le Liban, propose de les accueillir à Paris

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
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  • Emmanuel Macron appelle Israël à accepter des discussions directes avec l’exécutif libanais et toutes les composantes du Liban, se proposant de faciliter ces rencontres à Paris
  • Il exhorte le Hezbollah à stopper ses actions et Israël à renoncer à une offensive majeure afin d’éviter que le Liban ne sombre dans le chaos, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements

PARIS: Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban, qu'il s'est dit prêt à "faciliter" en "les accueillant à Paris".

"Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements", a déclaré le président français sur X, rapportant s'être entretenu vendredi avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le président du Parlement libanais Nabih Berri.