Israël suspend le projet controversé d'une colonie à Jérusalem-Est

Le bâtiment principal de l’ancien aéroport d'Atarot, fermé en 2000, à côté du village palestinien de Qalandia dans la partie occupée de Jérusalem-Est, le 25 novembre 2021 (AFP).
Le bâtiment principal de l’ancien aéroport d'Atarot, fermé en 2000, à côté du village palestinien de Qalandia dans la partie occupée de Jérusalem-Est, le 25 novembre 2021 (AFP).
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Publié le Mardi 07 décembre 2021

Israël suspend le projet controversé d'une colonie à Jérusalem-Est

  • La décision de suspendre le plan de colonisation à Atarot fait suite à la forte opposition américaine au projet
  • Le plan prévoyait la construction de 9000 logements qui seraient vendus à des juifs ultra-orthodoxes

JÉRUSALEM: Des responsables municipaux à Jérusalem ont suspendu lundi les plans de construction de nouvelles colonies de peuplement juives dans un aéroport abandonné à Jérusalem-Est.

La décision de suspendre le plan de colonisation à Atarot fait suite à la forte opposition américaine au projet.

Le plan prévoyait effectivement la construction de 9000 logements qui seraient vendus à des juifs ultra-orthodoxes dans un espace ouvert, à proximité de trois communautés palestiniennes densément peuplées dont une se situe derrière la barrière de séparation litigieuse d’Israël.

La Commission de planification de la municipalité a déclaré qu’elle était impressionnée par le plan mais qu’une étude d’impact environnemental devait d’abord être réalisée avant que le plan ne soit approuvé.

Fleur Hassan-Nahoum, maire adjoint, a dit que la procédure devait s’étaler sur un an.

Le groupe Peace Now, qui s’oppose au plan de colonisation, a mené une campagne publique contre le plan, en raison de l’emplacement problématique proposé.

 «Espérons qu’ils arriveront à comprendre avec le temps à quel point ce plan pourrait nuire au développement de Jérusalem et compromettre les chances de paix», a affirmé Hagit Ofran, un chercheur de Peace Now qui a assisté à la réunion.

Plus tôt le lundi, le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid a indiqué que le gouvernement israélien n’était pas pressé d’adopter le plan.

S’adressant aux journalistes, Lapid a indiqué que le plan nécessitait l’approbation du gouvernement national et «l’accord unanime» des différents partis de la coalition.

 «La question sera réglée à l’échelle nationale. Nous saurons nous en occuper et ferons en sorte que la procédure ne se transforme pas en un conflit avec l’administration [américaine]», a-t-il précisé.

Israël s’est emparée de Jérusalem-Est pendant la guerre des Six jours en 1967 et l’a ensuite annexée par un moyen qui n’est pas reconnu au niveau international. Les Palestiniens veulent que Jérusalem-Est soit la capitale d’un futur État comprenant la Cisjordanie et la bande de Gaza qu’Israël a également saisies lors de la guerre.

Israël, quant à elle, considère l’ensemble de Jérusalem comme étant sa capitale et dit qu’elle doit y construire des logements pour répondre aux besoins de la population croissante.

Les Palestiniens voient l’expansion continue des colonies israéliennes comme une violation de la loi internationale et un obstacle à la paix – une position largement soutenue à l’échelle internationale. Le projet Atarot est particulièrement considéré néfaste parce qu’il serait établi au cœur d’un foyer de population palestinien.

L’administration Biden a critiqué la construction de colonies à maintes reprises, insistant sur le fait qu’elle entrave l’éventuelle reprise du processus de paix. Toutefois, Israël a continué de faire progresser ces plans.

Plus de 200 000 colons israéliens vivent à Jérusalem-Est et environ 500 000 vivent dans des colonies de peuplement dispersées à travers la Cisjordanie occupée. Le Premier ministre israélien actuel, Naftali Bennett, est un fervent partisan des colonies et s’oppose à la création d’un État palestinien.

Il n’y a pas eu de négociations de paix depuis plus d’une décennie.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le prince héritier et le président américain évoquent l’escalade régionale lors d’un entretien téléphonique

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu samedi un appel téléphonique du président américain Donald Trump. (SPA/Archives)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu samedi un appel téléphonique du président américain Donald Trump. (SPA/Archives)
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  • Les États-Unis condamnent les attaques de missiles contre l’Arabie saoudite et réaffirment leur soutien au Royaume

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu samedi un appel téléphonique du président américain Donald Trump, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Trump a exprimé la condamnation par Washington des attaques de missiles flagrantes visant le Royaume, lesquelles ont été interceptées par les défenses aériennes saoudiennes.

Il a affirmé le soutien des États-Unis au Royaume et leur appui à toutes les mesures prises par celui-ci pour faire face à ces violations iraniennes qui compromettent la sécurité et la stabilité de la région, a ajouté la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran tire des missiles sur les États arabes du Golfe, un mort à Abu Dhabi

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  • Oman appelle toutes les parties à cesser le combat, mettant en garde contre des "conséquences désastreuses"
  • Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, qui ont tous une présence militaire américaine, ont déclaré avoir intercepté les missiles iraniens

DUBAI : Plusieurs États arabes du Golfe ont déclaré avoir été visés par des missiles iraniens samedi après que Téhéran eut promis de riposter aux frappes des États-Unis et d'Israël, provoquant un conflit dans une partie du monde arabe qui s'enorgueillit d'une relative sécurité.

Les médias d'État des Émirats arabes unis ont déclaré qu'une personne avait été tuée à Abou Dhabi, mais n'ont donné aucun détail.

Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, qui ont tous une présence militaire américaine, ont déclaré avoir intercepté les missiles iraniens. "Tous les territoires occupés et les bases criminelles américaines dans la région ont été frappés par les puissants missiles iraniens. Cette opération se poursuivra sans relâche jusqu'à ce que l'ennemi soit vaincu de manière décisive", ont déclaré les Gardiens de la révolution iraniens.

Vrombissements, fumée grise

Bahreïn a confirmé qu'une attaque avait eu lieu sur son territoire et a déclaré qu'un centre de service de la cinquième flotte américaine avait été touché. La vidéo d'un témoin de l'agence Reuters montre un panache de fumée grise s'élevant près de la côte de la petite nation insulaire, tandis que les sirènes retentissent.


Selon cinq témoins, dont deux correspondants de Reuters, de fortes détonations ont été entendues à Abu Dhabi et à Dubaï tout au long de la journée de samedi. Certains habitants ont reçu une alerte téléphonique leur demandant de se réfugier dans le bâtiment sécurisé le plus proche et de s'éloigner des fenêtres en raison de la menace de missiles.

Un témoin a déclaré à Reuters avoir entendu cinq détonations en succession rapide qui ont fait vibrer les fenêtres d'une maison située près de la Corniche d'Abou Dhabi. D'autres témoins dans les régions d'Al-Dhafra et de Bateen ont également entendu de fortes détonations. Samedi après-midi, des avions de chasse ont été aperçus autour de l'île de Yas, à Abu Dhabi.

Les Émirats arabes unis ont réussi à intercepter plusieurs missiles iraniens, a rapporté l'agence de presse nationale WAM.

"Les autorités compétentes du pays se sont également occupées de la chute d'éclats d'obus sur une zone résidentielle de la ville d'Abou Dhabi, qui a provoqué des dégâts matériels et la mort d'une personne de nationalité asiatique", a déclaré WAM.

Les autorités de l'aviation civile des Émirats arabes unis ont annoncé la fermeture temporaire et partielle de l'espace aérien du pays à titre de mesure de précaution exceptionnelle.

Une deuxième vague de frappes iraniennes a ensuite été interceptée, des fragments de missiles tombant sur la capitale Abu Dhabi sans faire de blessés.

"Le ministère de la défense a annoncé que les défenses aériennes des Émirats arabes unis avaient réussi à intercepter une nouvelle vague de missiles iraniens.

"Des fragments des missiles interceptés sont tombés dans différentes zones d'Abou Dhabi, notamment sur l'île de Saadiyat, à Khalifa City, à Bani Yas, à Mohamed bin Zayed City et à Al Falah", a-t-il ajouté, confirmant qu'"il n'y a pas eu de blessés dans ces endroits".

Le ministère de l'économie des Émirats arabes unis a déclaré qu'il détenait des réserves stratégiques de produits de base qui étaient abondants et "sûrs", et a exhorté les citoyens et les résidents à éviter de faire des réserves, a rapporté l'agence de presse nationale WAM.

Des témoins font état d'une explosion et de missiles au-dessus de Dubaï

Des témoins à Dubaï ont entendu une explosion et vu des missiles filer dans le ciel après que l'Iran a lancé une attaque meurtrière contre les Émirats arabes unis samedi.

"C'était une grosse explosion qui a fait trembler les fenêtres", a déclaré à l'AFP un témoin qui a requis l'anonymat, faisant écho à un récit similaire d'un autre habitant de Dubaï.

Une autre habitante a déclaré avoir vu trois missiles se diriger dans le ciel avant de disparaître au loin, les décrivant comme des "boules de feu" suivies d'une traînée de fumée.


La Jordanie défendra ses intérêts "de toutes ses forces" : porte-parole du gouvernement

Le gouvernement jordanien a appelé samedi à l'arrêt de l'escalade militaire au Moyen-Orient mais a déclaré qu'il défendrait les intérêts du royaume "de toutes ses forces", après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes sur l'Iran.

"La Jordanie ne participe pas au conflit dans la région et ne permettra à personne de violer sa souveraineté. Elle défendra ses intérêts de toutes ses forces", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Mohammad Momani, à la chaîne de télévision officielle jordanienne Al-Mamlaka.


"La position de la Jordanie est claire quant à la nécessité d'arrêter l'escalade dans la région", a-t-il ajouté.

Les forces armées jordaniennes ont déclaré avoir réussi à intercepter 13 missiles balistiques depuis samedi matin, dans le cadre d'une opération qui a causé des dégâts mais n'a pas fait de victimes.

"Les forces armées ont engagé 49 drones et missiles balistiques ciblant le territoire jordanien aujourd'hui", a déclaré une source militaire, ajoutant que "13 missiles balistiques ont été interceptés avec succès par les systèmes de défense aérienne jordaniens, tandis que des drones ont été abattus".

Le communiqué précise que "l'opération d'interception a causé des dégâts matériels mais n'a pas fait de victimes".

"Le personnel de la défense civile et de la police a répondu à 12 rapports de chutes d'objets et de débris dans les gouvernorats de la capitale Amman, Zarqa, Jerash, Madaba et Irbid entre ce matin et 14 heures (1100 GMT)", a ajouté le communiqué.

Réponse régionale

Au Qatar, l'armée a déclaré dans un communiqué avoir intercepté des missiles iraniens avant qu'ils n'atteignent le territoire qatari après une "coordination conjointe". Plusieurs vagues successives d'explosions ont été entendues dans la capitale qatarie, Doha.

Après que l'ambassade des États-Unis a lancé un avertissement pour que les habitants de Doha se mettent à l'abri, de nombreux résidents ont poursuivi leurs activités habituelles. Les acheteurs se trouvaient dans les supermarchés, les baigneurs se rendaient au bord de la mer et un bus jaune à impériale rempli de touristes traversait le quartier West Bay de la ville. Plus tard, lorsque le gouvernement a diffusé un avertissement de mise à l'abri sur les téléphones portables, on a vu moins de gens dans les rues et la circulation s'est fluidifiée.

L'armée koweïtienne affirme avoir fait face aux missiles iraniens en fermant l'espace aérien du pays.

Un drone a frappé l'aéroport international du Koweït, selon l'autorité de l'aviation civile, causant des blessures mineures.

"Un drone a visé l'aéroport international du Koweït, causant des blessures légères à un certain nombre d'employés, ainsi que des dommages matériels limités au terminal des passagers", a déclaré l'autorité dans un communiqué.

Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré que son pays refusait d'être entraîné dans la guerre.

Les autorités craignent que le groupe militant libanais Hezbollah, soutenu par l'Iran, ne s'implique dans le conflit.

Juste avant le début de l'opération, Israël a annoncé qu'il menait des frappes sur les infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban

Les compagnies aériennes internationales ont suspendu leurs vols dans tout le Moyen-Orient, les cartes de vol montrant que l'espace aérien au-dessus de l'Iran était pratiquement vide.

Le médiateur Oman exhorte toutes les parties à "cesser immédiatement les opérations militaires".

Oman a appelé toutes les parties à cesser les combats samedi, mettant en garde contre les "conséquences désastreuses" des attaques lancées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a riposté par des tirs de missiles de grande envergure.

Le ministère des affaires étrangères d'Oman, médiateur dans les récents pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, a exprimé son "profond regret face aux opérations militaires lancées par Israël et les États-Unis contre la République islamique d'Iran, mettant en garde contre le danger d'une escalade du conflit qui aurait des conséquences désastreuses pour la région".

Oman a déclaré qu'il appelait "toutes les parties à cesser immédiatement les opérations militaires et demandait instamment au Conseil de sécurité des Nations unies de convoquer une réunion d'urgence pour imposer un cessez-le-feu".


Des médias israéliens affirment que le guide suprême iranien Khamenei a été tué

Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant lors d'un rassemblement religieux à Téhéran le 19 février 2026. (AFP/KHAMENEI.IR)
Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant lors d'un rassemblement religieux à Téhéran le 19 février 2026. (AFP/KHAMENEI.IR)
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  • Deux télévisions israéliennes affirment samedi soir que le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué dans l'attaque israélo-américaine
  • "Source israélienne: Khamenei est mort", indique un bandeau de la chaîne 12

JERUSALEM: Deux télévisions israéliennes affirment samedi soir que le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué dans l'attaque israélo-américaine lancée samedi matin sur l'Iran.

"Source israélienne: Khamenei est mort", indique un bandeau de la chaîne 12. "Source israélienne: Ali Khamenei a été éliminé", affiche pour sa part la télévision publique KAN.