Crise sanitaire: Macron promet 100 milliards supplémentaires

Vue des écrans de télévision lors de l'interview télévisée traditionnelle du président français Emmanuel Macron, après la cérémonie militaire annuelle du 14 juillet tenue sur la place de la Concorde à Paris, le 14 juillet 2020. (Stefano RELLANDINI/AFP)
Vue des écrans de télévision lors de l'interview télévisée traditionnelle du président français Emmanuel Macron, après la cérémonie militaire annuelle du 14 juillet tenue sur la place de la Concorde à Paris, le 14 juillet 2020. (Stefano RELLANDINI/AFP)
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Publié le Mercredi 15 juillet 2020

Crise sanitaire: Macron promet 100 milliards supplémentaires

  • Emmanuel Macron souhaité rendre obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos
  • La rentrée des 12 millions d'élèves français en septembre sera « quasi normale », a affirmé le président

PARIS: Le président Emmanuel Macron a promis mardi 100 milliards d'euros supplémentaires pour relancer l'économie de la France touchée par la crise sanitaire, et souhaité rendre obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos pour prévenir une deuxième vague.

Voici les principaux points d'un rare entretien télévisé, à l'occasion de la fête nationale:

- Relance: 100 milliards supplémentaires

Le plan de relance de l'économie française représentera « au moins 100 milliards d'euros », en plus des 460 milliards déjà engagés en mesures sectorielles et de soutien à l'économie depuis le début de l'épidémie, a annoncé Emmanuel Macron.

- Les jeunes, « priorité » de la relance

Le gouvernement va mettre en place un « dispositif exceptionnel d'exonération des charges pour les jeunes » afin de favoriser l'embauche de salariés à « faibles qualifications ». Ce dispositif, destiné à faire de la jeunesse « la priorité de cette relance », est « exceptionnel parce qu'il durera un à deux ans ».

- Masques en lieux clos

Le président a souhaité que le port du masque soit « obligatoire dans tous les lieux publics clos » en France à partir du 1er août, suggérant aux Français de « porter le masque au maximum quand ils sont dehors et, a fortiori, quand ils sont dans un lieu clos », parce que « nous avons des signes que l'épidémie repart quand même un peu ».

- Contre le « nationalisme sanitaire »

La France figurera « parmi les premiers pays » à bénéficier d'un vaccin contre le coronavirus mais il serait « absurde » de faire du « nationalisme sanitaire » en la matière, a affirmé le président.

- Rentrée scolaire « quasi normale »

La rentrée des 12 millions d'élèves français en septembre sera « quasi normale », a affirmé Emmanuel Macron, insistant sur le besoin de soutenir « les enfants qui ont le plus souffert du confinement ». Mais « s'il y avait une accélération du virus pendant le mois d'août, on sera amenés à revoir cette rentrée ».

- Réforme des retraites

« Nous ne ferons pas l'économie d'une réforme de notre système de retraite, pour qu'il soit viable ». Néanmoins, cette réforme « ne peut pas se faire comme elle était emmanchée avant la crise du Covid » a indiqué Emmanuel Macron

- Pas de hausse d'impôts

« Il y a une trajectoire fiscale qui a été décidée, votée par la représentation nationale, c'est celle qui sera tenue », a-t-il dit. « On ne résout pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts ».

- « Modération » des dividendes

Emmanuel Macron a appelé à une « modération des dividendes » de la part des entreprises ayant demandé à leurs employés de diminuer leurs salaires, Selon lui, « si on dit aux salariés de faire un effort, l'actionnaire doit faire un effort aussi ».

- La France « a peur »

Emmanuel Macron a estimé que la France « au fond a peur » et regretté « une crise de confiance », tout en reconnaissant être l'objet « d'une détestation » alimentée parfois par ses propres « maladresses ». « Les gens se sont mis à détester ce président qui voudrait tout réformer pour que ce ne soit que les meilleurs qui puissent réussir », « ça n'est pas mon projet mais le jeu des maladresses, parfois des phrases sorties de leur contexte ».

- « Dépassement » politique

Emmanuel Macron s'est dit « radicalement en désaccord » avec l'idée que le nouveau gouvernement dirigé par Jean Castex, ex du parti Les Républicains (droite), soit « de droite ». « Je crois au dépassement politique », avec dans le gouvernement des personnalités issues « de ce qui était la droite de notre champ politique comme de la gauche ».

- Inscrire le climat dans la Constitution

Emmanuel Macron a souhaité inscrire « le plus vite possible » la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, demande formulée par la Convention citoyenne sur le climat. Il a aussi souhaité « redévelopper le fret ferroviaire massivement », les trains de nuit, et les petites lignes de train, « parce que tout ça permet de faire des économies, permet de réduire nos émissions » polluantes.

- Caméras-piétons généralisées

Le président a annoncé la généralisation des caméras-piétons « avant la fin du quinquennat » pour les forces de l'ordre, afin notamment de lutter contre les contrôles au faciès, qui peuvent être source de discrimination alimentant une « défiance démocratique ».


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.