L'ONU réclame des mesures au Soudan et une reprise partielle de l'aide financière internationale

Le siège des Nations Unies lors de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies le 19 septembre 2017 à New York. (Photo, AFP)
Le siège des Nations Unies lors de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies le 19 septembre 2017 à New York. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 décembre 2021

L'ONU réclame des mesures au Soudan et une reprise partielle de l'aide financière internationale

  • Les autorités militaires et civiles soudanaises doivent aussi «prendre des mesures concrètes pour regagner le soutien financier, économique et politique de la communauté internationale»
  • La communauté internationale fait de la nomination d'un gouvernement civil, qui n'est toujours pas intervenue

NATIONS UNIES: L'émissaire de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, a réclamé vendredi aux autorités soudanaises des mesures de confiance pour relancer la transition démocratique, et à la communauté internationale de reprendre son aide économique dans certains domaines comme la santé, lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

"Des mesures de confiance immédiates et un engagement visible à remettre le pays sur la voie d'une transition démocratique vont s'avérer essentiels", a-t-il souligné, en évoquant la libération des prisonniers politiques, l'arrêt des détentions arbitraires et la garantie de manifester et de se rassembler pacifiquement pour les Soudanais.

Les autorités militaires et civiles soudanaises doivent aussi "prendre des mesures concrètes pour regagner le soutien financier, économique et politique de la communauté internationale", a estimé Volker Perthes.

A cet égard, "je voudrais vous exhorter, ainsi que l'ensemble de la communauté internationale, à adopter une approche équilibrée et à ne pas suspendre l'aide trop longtemps", a indiqué le responsable de l'ONU. Il faudrait "envisager la reprise rapide du financement dans certains domaines, en particulier le soutien aux services de santé et aux moyens de subsistance, afin de garantir que le peuple soudanais ne continue pas à supporter le poids de la crise politique", a-t-il précisé.

La communauté internationale fait de la nomination d'un gouvernement civil, qui n'est toujours pas intervenue, et du respect du droit de manifester des conditions sine qua non à la reprise de son aide au Soudan, interrompue depuis le coup d'Etat militaire du 25 octobre mené par le général Abdel Fattah al-Burhane.

Le 21 novembre, ce dernier a signé un accord avec le Premier ministre civil Abdallah Hamdok qui a pu retrouver son poste et sa liberté de mouvement mais des manifestations continuent d'être organisées contre les militaires.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.