L'inflation au plus haut depuis 39 ans, un casse-tête pour Biden

Le président américain Joe Biden (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 11 décembre 2021

L'inflation au plus haut depuis 39 ans, un casse-tête pour Biden

  • «C'est un véritable obstacle sur la route», a reconnu le président américain tout en s'efforçant de minimiser la nouvelle
  • Les Américains ont ainsi continué le mois dernier à payer tout plus cher: de la nourriture aux vêtements, en passant par les voitures, l'essence ou les produits électroniques

WASHINGTON: Les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté en novembre à un rythme inédit en près de 40 ans, une complication supplémentaire pour Joe Biden qui a promis d'inverser la tendance et peine à faire adopter son plan de dépenses sociales et environnementales.

"C'est un véritable obstacle sur la route", a reconnu le président américain tout en s'efforçant de minimiser la nouvelle.

La hausse des prix s'est élevée à 6,8% le mois dernier comparé à novembre 2020, après +6,2% en octobre, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié vendredi par le département du Travail. C'est la plus forte hausse jamais enregistrée depuis juin 1982. 

Les Américains ont ainsi continué le mois dernier à payer tout plus cher: de la nourriture aux vêtements, en passant par les voitures, l'essence, les produits électroniques ou les billets d'avion et restaurants.

"Les chiffres de ce matin confirment ce que chaque famille américaine sait déjà: l'inflation est hors de contrôle sous la direction des démocrates", a réagi le puissant leader républicain au Sénat Mitch McConnell, dans un communiqué.

L'hôte de la Maison Blanche a préféré mettre en avant l'évolution des prix actuelle plutôt que celle du mois dernier.

"Les développements dans les semaines qui ont suivi la collecte des données pour le mois dernier montrent que l'augmentation des prix et des coûts ralentit", a-t-il souligné dans un communiqué tout en reconnaissant que ceux-ci ne ralentissaient "pas aussi rapidement que nous le souhaiterions".

Problème mondial

Comme le mois dernier, la forte demande des consommateurs s'est encore heurtée aux problèmes d'approvisionnement liés à la pandémie et ce sont les prix du secteur de l'énergie qui ont le plus augmenté sur un an (+33,3%).

Joe Biden n'a pas manqué de souligner que les pays du monde entier étaient confrontés à une poussée inflationniste liée à la pandémie.

En excluant les secteurs volatils de l'énergie et de l'alimentaire, l'inflation est restée aussi soutenue (+4,9%).

Pour préparer les esprits aux mauvais chiffres, Joe Biden avait publié dès jeudi un communiqué annonçant des prix encore élevés en novembre. Mais il s'était empressé de souligner que le rapport ne reflétait "pas la réalité d'aujourd'hui". 

Vendredi, le président met une nouvelle fois en avant la baisse enregistrée tout récemment des prix de l'énergie, de l'essence, du gaz naturel, des voitures d'occasion.

Le mois dernier, les prix des voitures neuves ont bondi de 11,1%, ceux des voitures d'occasion de 31,4%. De quoi susciter le mécontentement parmi les Américains qui affectionnent particulièrement ce mode de transport.

Par rapport au mois précédent, la hausse des prix mensuelle a légèrement ralenti: +0,8% contre +0,9% en octobre. Mais elle est supérieure aux projections des analystes (+0,6%), signe que l'inflation est persistante.

De plus, l'enquête a été réalisée avant l'émergence du variant Omicron du Covid-19, qui constitue une nouvelle menace planant sur l'économie américaine et mondiale.

Certains économistes anticipent une exacerbation des problèmes logistiques liés à de nouveaux foyers de contamination à travers le monde, ce qui pourrait accentuer la poussée inflationniste.

Après avoir soutenu que l'inflation était "temporaire" et liée à la reprise économique après la récession historique de 2020 provoquée par la pandémie de Covid-19, l'administration Biden et la banque centrale américaine ont fini par admettre que l'inflation était plus durable que prévu.

Pour l'opposition républicaine, la politique économique de Joe Biden consistant à injecter des milliers de milliards de dollars dans l'économie a contribué à la poussée inflationniste, ce que réfute son administration. 

Les républicains mettent en garde contre le plan "Build Back Better" ("Reconstruire en mieux") qui pourrait alimenter, selon eux, encore davantage l'inflation. 

Joe Biden, qui se heurte sur ce point à des critiques jusque dans son camp démocrate, a une nouvelle fois contesté cette approche vendredi. 

Décélération?

"La difficulté liée à la hausse des prix montre qu'il est important que le Congrès adopte sans délai mon plan +Build Back Better+, qui va réduire pour les familles le coût des soins de santé, des médicaments sur ordonnance, la garde d'enfants, etc.", a-t-il martelé.

L'administration Biden argue aussi que les quelque 1.800 milliards de dollars de dépenses s'étaleront sur une décennie et non pas en une fois comme ce fut le cas pour les plans d'urgence adoptés en pleine pandémie. 

Ce rapport est publié quelques jours avant la tenue de la réunion de la Réserve fédérale (Fed) et devrait conforter l'institution dans son intention d'accélérer la réduction de son programme d'aide monétaire à l'économie pour procéder à un relèvement des taux directeurs dans un effort pour contenir l'inflation.

La Fed table pour le moment sur une décélération de l'inflation au second semestre 2022.


Qatar Tourism lance un programme de formation pour ses compagnies aériennes partenaires

Le Qatar Specialist Program s’inscrit dans le cadre du plan global du Qatar visant à transformer le pays en une destination touristique de classe mondiale. (Twitter, @VisitQatar)
Le Qatar Specialist Program s’inscrit dans le cadre du plan global du Qatar visant à transformer le pays en une destination touristique de classe mondiale. (Twitter, @VisitQatar)
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  • Ce programme utilise des technologies d’apprentissage numérique de pointe pour fournir aux partenaires les connaissances et les outils dont ils ont besoin
  • Le programme se focalise sur divers aspects du secteur touristique du Qatar, notamment l’histoire, le patrimoine, les attractions et les expériences

DOHA: Qatar Tourism a lancé un nouveau programme de formation interactif en ligne afin d’améliorer les connaissances de ses compagnies aériennes partenaires sur les diverses offres du pays et de leur fournir des qualifications accréditées, rapporte l’Agence de presse du Qatar.

Le Qatar Specialist Program s’inscrit dans le cadre du plan global du Qatar visant à transformer le pays en une destination touristique de classe mondiale.

Ce programme utilise des technologies d’apprentissage numérique de pointe pour fournir aux partenaires les connaissances et les outils dont ils ont besoin afin de promouvoir et vendre efficacement le Qatar à l’échelle internationale.

«Le Qatar Specialist Program est une nouvelle étape visant à aider l’industrie mondiale du tourisme à travailler aux côtés de Qatar Tourism pour contribuer à accroître considérablement le nombre annuel de touristes internationaux et à accueillir six millions de visiteurs par an d’ici 2030», affirme Philip Dickinson, responsable des marchés internationaux de Qatar Tourism.

Le programme se focalise sur divers aspects du secteur touristique du Qatar, notamment l’histoire, le patrimoine, les attractions et les expériences.

Les partenaires internationaux qui suivent l’intégralité de la formation pourront bénéficier d’avantages exclusifs tels que des conseils d’initiés, des itinéraires et les informations les plus récentes sur l’hébergement et les attractions.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite conclut 49 accords d'investissement d’une valeur de 925 millions de dollars au deuxième trimestre

La production industrielle du Royaume s’est accrue de 24% en glissement annuel en mai 2022, ce qui témoigne d’une fort reprise des entreprises et de l’appétit des investisseurs à la suite de la pandémie. (Photo fournie)
La production industrielle du Royaume s’est accrue de 24% en glissement annuel en mai 2022, ce qui témoigne d’une fort reprise des entreprises et de l’appétit des investisseurs à la suite de la pandémie. (Photo fournie)
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  • Parmi les principaux accords conclus au deuxième trimestre figure un contrat de 133,3 millions de dollars entre l’Autorité portuaire saoudienne et DP World pour la construction d’un parc logistique
  • En mars, avril et mai 2022 ont été enregistrés les chiffres les plus élevés de l’Indice de production industrielle sur tous les trimestres des trois dernières années

RIYAD: L’Arabie saoudite a conclu 49 accords d’investissement d’une valeur de 925 millions de dollars (1 dollar = 0,98 euro) au deuxième trimestre, d’après un rapport officiel réalisé par le ministère de l’Investissement.

Dans un communiqué, le ministère de l’Investissement révèle que ces investissements, répartis dans divers secteurs tels que la fabrication de pointe, la construction et l’immobilier, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme, les loisirs et le sport, permettront de créer plus de 2000 emplois dans l’économie saoudienne.

Parmi les principaux accords conclus au deuxième trimestre figure un contrat de 133,3 millions de dollars entre l’Autorité portuaire saoudienne et DP World pour la construction d’un parc logistique dans le port islamique de Djeddah.

Par ailleurs, Mastercard, le géant mondial de la finance, a effectué une levée de fonds au profit de la société saoudienne de commerce électronique HyperPay, récoltant 37 millions de dollars afin de développer l’écosystème de paiement numérique du Royaume.

D’autres investissements ont été réalisés, notamment un accord stratégique avec le géant pharmaceutique Novartis pour renforcer les capacités biopharmaceutiques de l’Arabie saoudite, un investissement de 50 millions de dollars par la filiale d’Aramco, Wa’ed Ventures, dans la fintech saoudienne Wahed, et un accord avec Ma’aden pour construire la plus grande usine à vapeur à énergie solaire du monde, qui sera utilisée pour raffiner la bauxite en alumine.

Selon le rapport intitulé Q2 2022 Investment Highlights, le secteur non pétrolier d’Arabie saoudite a connu une croissance de 5,4% en glissement annuel au deuxième trimestre.

Il indique que le PIB réel a également bondi de 11,8% au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente.

De même, il précise que la production industrielle du Royaume s’est accrue de 24% en glissement annuel en mai 2022, ce qui témoigne d’une forte reprise des entreprises et de l’appétit des investisseurs à la suite de la pandémie.

En mars, avril et mai 2022 ont été enregistrés les chiffres les plus élevés de l’Indice de production industrielle sur tous les trimestres des trois dernières années, note le rapport.

En outre, le Royaume a connu une augmentation de 16,6% des transactions au point de vente au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente.

«La Stratégie nationale d’investissement est un catalyseur qui nous permettra de réaliser les objectifs nationaux de la Vision 2030, qui consistent à faire en sorte que le secteur privé contribue à 65% du PIB et à porter les investissements directs étrangers à 5,7% du PIB», explique le ministre de l’Investissement, Khaled al-Faleh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite vise 3 300 milliards de dollars en investissements cumulés d’ici à 2030

(Photo fournie)
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  • Au cours de l’entretien, le ministre adjoint révèle que le flux d’IDE au premier trimestre de 2022 a augmenté de 10%
  • Il précise que la compagnie aérienne phare du Royaume, Saudia, ajoutera quatre-vingt-quatorze nouvelles destinations pour attirer les visiteurs vers le Royaume d’ici à 2030

RIYAD: L’Arabie saoudite a adopté plus de six cents réformes économiques depuis le lancement de l’initiative Vision 2030 dans le but d’attirer 12 400 milliards de riyals saoudiens (SAR) en investissements cumulés (soit 3 300 milliards de dollars; 1 dollar = 0,98 euro) et 1 800 milliards de SAR en investissements directs étrangers entre 2021 et 2030, dans le cadre de la Stratégie nationale d’investissement, déclare un ministre adjoint qui travaille au ministère de l’Investissement.
S’adressant à Arab News, Saad al-Shahrani, ministre adjoint par intérim de la promotion des investissements au sein du ministère saoudien de l’Investissement, affirme que le Royaume a réalisé une augmentation de 18% des investissements directs étrangers en 2020, alors que les IDE (investissements directs étrangers, NDLR) mondiaux avaient diminué de 35% en raison de la pandémie.
Le flux d’IDE a augmenté de 257% en 2021 par rapport à 2020, en grande partie grâce à un accord d’infrastructure d’une valeur de 46,5 milliards de SAR conclu par Aramco avec un consortium d’investisseurs mondiaux au deuxième trimestre de 2021.
Si l’on fait abstraction de cet énorme accord d’Aramco, le Royaume a attiré 5,3 milliards de SAR au deuxième trimestre de l’année dernière.
M. Al-Shahrani ajoute que la Stratégie nationale d’investissement, lancée en 2021, a pour objectif de transformer le Royaume en un centre mondial pour les entreprises et les talents.

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Saad al-Shahrani.

Au cours de l’entretien, le ministre adjoint révèle que le flux d’IDE au premier trimestre de 2022 avait augmenté de 10% pour atteindre 7,4 milliards de SAR par rapport à la même période l’année dernière.
Il soutient en outre que la Stratégie nationale d’investissement avait aidé le ministère saoudien de l’Investissement à conclure quarante-neuf accords d’investissement d’une valeur de 3,5 milliards de SAR au deuxième trimestre de 2022, créant deux mille emplois dans l’ensemble des secteurs.
«Ces chiffres témoignent de la bonne exécution de la stratégie du gouvernement et de l’incidence des nouvelles réformes, des initiatives et des possibilités d’investissement», se félicite le ministre adjoint.
Il poursuit en ces termes: «Le Royaume a réalisé des progrès remarquables au niveau de nombreux indicateurs économiques et d’investissement; il arrive en troisième position en termes de facilité de protection des investisseurs minoritaires sur cent trente-deux pays pour l’année 2021.»
Croissance la plus rapide parmi les pays du G20
En outre, le ministre adjoint note que le Royaume a atteint la première place parmi vingt-deux pays au niveau de l’indice mondial de confiance des consommateurs d’Ipsos de mai 2022.
Citant les perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) pour 2022, M. Al-Shahrani souligne que le Royaume est désormais la nation qui possède la croissance la plus rapide parmi les pays du G20, avec un taux de 7,6%.
«La transformation réglementaire de l’Arabie saoudite a des répercussions directes sur l’économie de base. Parallèlement à une demande saine et à l’intérêt des investisseurs pour le secteur pétrolier, notre économie non pétrolière affiche une forte croissance», souligne-t-il.
Le ministre adjoint déclare que les estimations rapides de la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre montrent une croissance de 11,8% en glissement annuel – le taux le plus élevé depuis 2011 –, soutenue par la croissance du PIB réel des activités pétrolières et non pétrolières, respectivement de 23,1% et 5,4%.
Hausse de la production industrielle
Commentant la hausse de l’indice de la production industrielle (IPI), M. Al-Shahrani précise: «L’IPI a augmenté de 24% sur un an en mai 2022 et la fabrication a augmenté de plus de 28%. Ces chiffres sont une conséquence directe des efforts actifs de diversification du gouvernement.»
Il affirme également que le Royaume deviendra l’une des économies les plus compétitives du monde et une destination d’investissement attrayante d’ici à 2030.
Le ministre adjoint note par ailleurs que les transactions numériques ont augmenté en Arabie saoudite, conformément à l’objectif du gouvernement de rendre numériques 70% des transactions d’ici à 2025.
«Les décideurs politiques ont écouté les besoins des investisseurs et ils ont répondu de manière appropriée pour créer un écosystème d’investissement qui rivalise avec les meilleurs du monde», poursuit-il.
Le tourisme, l’avenir de l’Arabie saoudite
Le ministre adjoint précise également que le tourisme deviendra bientôt l’un des principaux moteurs de l’économie saoudienne à mesure que l’effort de diversification économique se poursuivra.
Il révèle que le Royaume a déjà fourni plus de 3 500 permis d’investissement touristique, un pas crucial pour que le tourisme atteigne 10% du PIB national d’ici à 2030.
M. Al-Shahrani ajoute que le Royaume accueillera plus de cent millions de touristes d’ici à 2030 et qu’il générera un million d’emplois dans le secteur.
«Neom, le Red Sea Project, AlUla, Soudah, Amaala et Diriyah Gate sont des possibilités énormes pour les investisseurs», renchérit-il.
Le ministre adjoint précise que la compagnie aérienne phare du Royaume, Saudia, ajoutera quatre-vingt-quatorze nouvelles destinations afin d’attirer les visiteurs vers le Royaume d’ici à 2030.
En plus du tourisme, le ministère saoudien de l’Investissement a également signé des accords avec des entreprises des secteurs des énergies renouvelables, de la logistique et de la pharmacie, indique le ministre adjoint.
«Il est clair que les vents contraires qui attisent l’appétit des investisseurs mondiaux ne soufflent pas en direction de l’Arabie saoudite. La stratégie gouvernementale, un leadership inspiré, des talents à tous les niveaux, des réformes bien exécutées ainsi qu’une vision claire de l’avenir font du Royaume une puissance d’investissement», conclut M. Al-Shahrani.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com