«Une normalisation avec Israël requiert un accord entre Soudanais»

Le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok. (AFP)
Le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok. (AFP)
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Publié le Dimanche 27 septembre 2020

«Une normalisation avec Israël requiert un accord entre Soudanais»

  • Normaliser les relations avec Israel pourrait relaxer le Soudan des sanctions américaines
  • «Il s'agit d'une question complexe ayant beaucoup d'implications et qui requiert une discussion approfondie au sein de note société»

Le Premier ministre soudanais a affirmé qu'une normalisation des relations avec Israël nécessitait un débat intense et un accord entre les principales formations politiques et la société civile au Soudan, a rapporté dimanche la presse soudanaise.

«Il s'agit d'une question complexe ayant beaucoup d'implications et qui requiert une discussion approfondie au sein de note société», a déclaré Abdallah Hamdok qui était interrogé samedi lors d'une conférence économique à Khartoum sur une éventuelle normalisation avec l'Etat hébreu.

Le Soudan n'entretient aucune relation avec Israël qui a signé le 15 septembre deux accords historiques de normalisation avec les Emirats arabes unis et Bahreïn.

Une normalisation est loin de faire l'unanimité parmi les partis politiques, la société civile ainsi qu'au sein du gouvernement soudanais de transition. 

Ainsi toutes les composantes des Forces de la Liberté et du changement (FLC), une coalition de partis et de la société civile - fer de lance de la contestation ayant mené à la chute de l'ex président Omar el-Béchir - sont divisées sur cette question.

En août, elles ont insisté sur «le droit des Palestiniens à leur terre et à une vie libre», mais lors d'une nouvelle réunion lundi, elles n'ont pas pu adopter une position commune. 

Certains dirigeants du FLC ont réclamé un référendum ou une conférence constitutionnelle pour trancher ce débat. Le Parti communiste ou le parti Oumma de Sadek al-Mahdi sont opposés à la normalisation avant que la question palestinienne ne soit réglée.

En revanche, l'allié du FLC, le Front révolutionnaire soudanais (FRS) qui regroupe plusieurs mouvements armés au Darfour et dans le sud sont favorables à une normalisation, d'autant plus qu'Israël a aidé ces mouvements dans leur lutte contre Omar el-Béchir.

Lors de la visite à Khartoum du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo le 25 août, M. Hamdok avait écarté une normalisation immédiate avec Israël, soulignant que «le gouvernement de transition n'avait pas de mandat pour en décider».

Il avait demandé a son interlocuteur américain de séparer la question du retrait du Soudan de la liste noire américaine antiterroriste de la normalisation avec Israël.

«Nous avons parlé avec le secrétaire d'Etat américain et nous lui avons dit, séparons les deux sujets», a poursuivi M. Hamdok, cité par la presse.

C'est sous le règne d'Omar el-Béchir, déchu en 2019 après 30 ans au pouvoir, que le Soudan a accueilli des islamistes radicaux, dont le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden de 1993 à 1996.

C'est pour punir le Soudan de ses mauvaises fréquentations que les Etats-Unis lui ont imposé des sanctions à partir des années 1990 et l'ont placé sur leur liste des pays soutenant le terrorisme.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.