Ultradroite: les Zouaves Paris, groupuscule adepte des actions éclair violentes

Une capture vidéo extraite d'une séquence de l'AFPTV montre des militants de SOS Racisme (mouvement contre le racisme) affrontant des partisans des médias d'extrême droite français et du candidat à la présidentielle de 2022 Eric Zemmour à la fin d'un rassemblement de campagne organisé à Villepinte, près de Paris, le 5 décembre , 2021. (Photo, AFP)
Une capture vidéo extraite d'une séquence de l'AFPTV montre des militants de SOS Racisme (mouvement contre le racisme) affrontant des partisans des médias d'extrême droite français et du candidat à la présidentielle de 2022 Eric Zemmour à la fin d'un rassemblement de campagne organisé à Villepinte, près de Paris, le 5 décembre , 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 décembre 2021

Ultradroite: les Zouaves Paris, groupuscule adepte des actions éclair violentes

  • Non constitués en association, les ZVP sont davantage «un groupement de fait» de militants d'ultradroite «déjà engagés auparavant»
  • Avant le meeting d'Eric Zemmour à Villepinte, les ZVP avaient participé à la manifestation du 1er décembre 2018, la plus violente des «gilets jaunes» marquée par le saccage de l'Arc de Triomphe

PARIS : Les Zouaves Paris, groupuscule d'ultradroite soupçonné d'être impliqué dans les violences commises le 5 décembre lors du meeting d'Eric Zemmour à Villepinte, est un rassemblement de militants violents adeptes d'actions éclair.

Le dirigeant présumé de ce groupe menacé de dissolution, Marc de Cacqueray-Valmenier, a été interpellé mardi.

Un groupe informel

"On ne prend pas sa carte, on n'est pas inscrit" aux Zouaves Paris (ZVP), disait Marc de Cacqueray-Valmenier, présenté par l'accusation comme le "moteur" du groupe, en novembre lors du procès de cinq de ses membres présumés pour l'attaque d'un bar de la mouvance "antifa" à Paris en juin 2020.

Non constitués en association, les ZVP sont davantage "un groupement de fait" de militants d'ultradroite "déjà engagés auparavant", explique la chercheuse Marion Jacquet-Vaillant.

Ces militants commencent à s'appeler Zouaves Paris "au début de l'année 2018", poursuit auprès de l'AFP la docteure en science politique qui a consacré sa thèse à la mouvance identitaire.

Le groupuscule, qui "réunit aussi bien des anciens du GUD (aujourd'hui dissous), des néofascistes que des identitaires venus d'autres groupes", selon l'historien spécialiste de l'extrême droite Nicolas Lebourg, "n'a pas de leader ou de hiérarchisation", pas plus qu'une "ligne" idéologique partagée par tous ses membres.

Adepte des actions éclair

Il "n'existe que pour un moment, une action", ajoute M. Lebourg.

Des actions éclair et violentes "à la mode hooligans", à la différence "d'autres groupes d'extrême droite, qui ont eux volontairement disqualifié l'usage de la violence physique", selon Mme Jacquet-Vaillant. La chercheuse cite le cas de Génération identitaire, dissoute en mars.

Les Zouaves Paris cherchent des "actions démonstratives", soit "en participant à des manifestations pour les faire dégénérer", soit en "se battant avec les antifas et l'ultragauche", abonde une source sécuritaire, qui assimile leur comportement à celui de "milices privées".

Avant le meeting d'Eric Zemmour à Villepinte, les ZVP avaient participé à la manifestation du 1er décembre 2018, la plus violente des "gilets jaunes" marquée par le saccage de l'Arc de Triomphe. 

Pour sa "participation à un groupement en vue de commettre des dégradations" lors de celle-ci, Marc de Cacqueray-Valmenier a été condamné à six mois de prison avec sursis assortis de 105 heures de travail d'intérêt général (TIG).

Son ami Aloys Vojinovic, avec lequel il a tagué "ACAB" ("All cops are bastards", "tous les flics sont des bâtards") ou "Libre, social et national", avait été condamné à trois mois de prison ferme.

Les Zouaves ont donc aussi revendiqué l'attaque à coups de battes de baseball et d'aérosols de gaz lacrymogène du bar Saint-Sauveur, lieu emblématique de la mouvance antifasciste dans le quartier de Ménilmontant à Paris. 

Lors du procès, dont le jugement doit être rendu le 21 janvier, six et dix mois de prison ont été requis contre deux militants, dont Marc de Cacqueray-Valmenier.

Ce dernier affirme qu'il ne faisait plus partie du groupe rassemblant "majoritairement des lycéens ou des jeunes étudiants" à l'époque de l'attaque, après l'avoir "fréquenté à des intervalles plus ou moins réguliers entre 2017 et 2020".

Hooligans

Marc de Cacqueray-Valmenier s'est vanté sur son compte Instagram d'être allé combattre à l'automne 2020 au Nagorny-Karabakh aux côtés des Arméniens chrétiens contre les Azerbaïdjanais mulsulmans.

Comme lui, les Zouaves Paris "publient sur les réseaux sociaux leurs exploits", explique la source sécuritaire.

Sur la boucle Telegram "Ouest Casual" qu'ils abondent figure ainsi notamment la chasse aux "antifas" avant le meeting de M. Zemmour. 

Elle renseigne également sur la porosité du groupuscule avec le milieu hooligan du football. Ainsi a été posté le 23 novembre un hommage pour les 15 ans de la mort de Julien Quemener, le supporter du PSG décédé en marge du match entre le club parisien et l'Hapoël Tel Aviv, sur fond d'attaque antisémite.

D'autres messages renvoient à des groupes de hooligans européens, comme ces photos sur lesquelles les "Boixos Nois", ultras du FC Barcelone, font des saluts nazis.

Marc de Cacqueray-Valmenier, neveu du prêtre catholique traditionaliste Régis de Cacqueray-Valmenier, est lui adepte de kick-boxing. 

Il a participé en décembre 2019 au championnat d'Ukraine, selon une photo publiée sur son compte Facebook sur laquelle il est vêtu d'un tee-shirt du groupe de black-métal néo-nazi Moloth.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.