Washington assure être toujours prêt à vendre des avions F-35 aux Emirats

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Publié le Mercredi 15 décembre 2021

Washington assure être toujours prêt à vendre des avions F-35 aux Emirats

  • Les Emirats menacent d'annuler leur achat, évoquant des «exigences techniques, des restrictions opérationnelles» et une «analyse coûts/bénéfices» moins favorable qu'escompté
  • Selon le Wall Street Journal, les Etats-Unis insistent sur certaines conditions pour s'assurer que les F-35 ne soient pas vulnérables à l'espionnage chinois

KUALA LUMPUR : Les Etats-Unis sont toujours "prêts" à vendre leurs avions de combat F-35 aux Emirats arabes unis, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, alors que le pays du Golfe proteste contre des conditions jugées trop strictes.

Les Emirats menacent d'annuler leur achat, évoquant des "exigences techniques, des restrictions opérationnelles" et une "analyse coûts/bénéfices" moins favorable qu'escompté.

S'agissant "des F-35 et des drones, nous sommes toujours prêts à aller de l'avant avec les deux si c'est ce que veulent les Emiratis", a dit le secrétaire d'Etat américain lors d'une conférence de presse à Kuala Lumpur, étape de sa tournée en Asie du Sud-Est.

Interrogé sur la nature des conditions américaines qui déplaisent au royaume pétrolier, il n'a pas répondu précisément, se bornant à évoquer la nécessité de "garantir" qu'Israël préserve sa "supériorité" technologique militaire au Moyen-Orient.

"Donc nous voulions nous assurer que nous pouvions mener un examen approfondi de toutes les technologies vendues ou transférées à d'autres partenaires dans la région, y compris les Emirats", a-t-il expliqué.

Des élus du Parti démocrate du président américain Joe Biden avaient tenté, en vain, de bloquer la vente, arguant notamment de la participation des Emirats à l'offensive au Yémen par la coalition emmenée par l'Arabie saoudite.

Des responsables américains sont également de plus en plus préoccupés par l'implication de la Chine auprès de cet allié américain, notamment avec des travaux dans un port près de la capitale Abou Dhabi.

Selon le Wall Street Journal, les Etats-Unis insistent sur certaines conditions pour s'assurer que les F-35 ne soient pas vulnérables à l'espionnage chinois.

La vente, approuvée dans les dernières semaines du mandat de Donald Trump à la Maison Blanche, après l'accord de normalisation des relations entre les Emirats et Israël, porte sur 50 chasseurs furtifs F-35, 18 drones armés MQ-9 et des missiles air-air et air-sol, pour un montant de 23 milliards de dollars.

Des responsables des deux pays ont dit espérer parvenir à un accord malgré les actuelles frictions.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.