Nouvelles encourageantes pour le vaccin et la pilule anti-Covid de Pfizer

Les nouvelles encourageantes s'enchaînent pour Pfizer: le géant pharmaceutique a confirmé mardi que sa pilule anti-Covid réduisait de près de 90% les hospitalisations et décès chez les personnes à risque lorsque prise dans les premiers jours après l'apparition des symptômes. (Photo, AFP)
Les nouvelles encourageantes s'enchaînent pour Pfizer: le géant pharmaceutique a confirmé mardi que sa pilule anti-Covid réduisait de près de 90% les hospitalisations et décès chez les personnes à risque lorsque prise dans les premiers jours après l'apparition des symptômes. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 décembre 2021

Nouvelles encourageantes pour le vaccin et la pilule anti-Covid de Pfizer

  • Une donnée importante au moment où ce variant hautement contagieux, classé comme préoccupant par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), se répand dans le monde
  • Ce dernier, nommé Paxlovid, devrait rester efficace contre Omicron selon des tests réalisés en laboratoire, a également annoncé Pfizer mardi

WASHINGTON: Les nouvelles encourageantes s'enchaînent pour Pfizer: le géant pharmaceutique a confirmé mardi que sa pilule anti-Covid réduisait de près de 90% les hospitalisations et décès chez les personnes à risque lorsque prise dans les premiers jours après l'apparition des symptômes.

Et une étude réalisée en Afrique du Sud a séparément estimé que le vaccin de Pfizer était globalement moins efficace contre le variant Omicron, mais protégeait toujours à 70% contre les cas graves de la maladie.

Une donnée importante au moment où ce variant hautement contagieux, classé comme préoccupant par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), se répand dans le monde.

L'entreprise américaine commercialise l'un des vaccins contre la Covid-19 les plus utilisés sur la planète, et développe en parallèle un traitement antiviral, pris sous forme de comprimé en cas d'infection.

Ce dernier, nommé Paxlovid, devrait rester efficace contre Omicron selon des tests réalisés en laboratoire, a également annoncé Pfizer mardi. Albert Bourla, le PDG de Pfizer, a ajouté sur CBS que le traitement résisterait a priori "très, très bien" à Omicron. 

"Cette nouvelle fournit un autre outil potentiellement puissant dans notre lutte contre le virus, y compris contre le variant Omicron", s'est félicité le président américain Joe Biden, rappelant que les Etats-Unis avaient déjà commandé assez de traitements pour 10 millions d'Américains. 

"Si ce traitement est effectivement autorisé -- et lorsque les pilules seront largement disponibles -- cela marquera un pas important", a-t-il ajouté.

Autorisation en cours d'étude

Les résultats d'efficacité présentés mardi par Pfizer s'appuient sur la totalité des participants aux essais cliniques (plus de 2 200 personnes), et confirment ce qui avait été annoncé début novembre à partir de résultats préliminaires. 

Aucun décès n'a été enregistré parmi ceux ayant reçu le traitement, contre 12 dans le groupe ayant reçu le placebo. Les participants étaient non vaccinés et présentaient un haut risque de développer un cas grave de la Covid-19. 

Le traitement doit être pris pendant cinq jours, toutes les 12 heures.

Dans le détail, le risque d'hospitalisation et de décès était réduit de 89% lorsque le traitement était pris dans les trois jours après l'apparition des symptômes, et de 88% dans les cinq jours.

Albert Bourla a estimé sur CBS que la pilule pourrait être disponible aux Etats-Unis dès "ce mois-ci". Pfizer avait déjà préalablement annoncé avoir demandé son autorisation auprès de l'Agence américaine des médicaments (FDA), et ces nouvelles données seront ajoutées au dossier.

Par ailleurs, Pfizer a communiqué mardi des résultats préliminaires d'essais réalisés cette fois sur des patients n'étant pas à risque de développer un cas grave de la maladie. Cette étude a montré une réduction de 70% des hospitalisations, mais ces données réclamaient d'être confirmées et l'essai se poursuit.

Les antiviraux agissent en diminuant la capacité d'un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie. Ils sont très attendus car faciles à administrer, en pouvant être pris simplement chez soi avec un verre d'eau.

Merck développe également une pilule de ce type, déjà autorisée au Royaume-Uni. Mais celle-ci n'a démontré qu'une réduction de 30% du taux d'hospitalisation et de décès chez les patients à risque lors des essais cliniques. La FDA ne l'a toujours pas approuvée aux Etats-Unis, malgré un avis positif d'un comité d'experts fin novembre.

Protection du vaccin 

En Afrique du Sud, premier pays ayant détecté Omicron, une étude sur l'efficacité de deux doses de vaccin de Pfizer contre ce variant a été menée à partir de 78 000 tests PCR positifs. 

L'étude montre une efficacité de 33% contre le risque de contamination, avec un nombre élevé de réinfections. Soit une nette baisse par rapport aux 80% de protection contre les infections par le précédent variant dominant, Delta.

Ces données sont en ligne avec une précédente étude britannique, ce qui selon les experts souligne l'utilité d'une troisième dose de vaccin. 

Mais le vaccin restait efficace à 70% contre les hospitalisations (contre 93% face à Delta), ont déclaré les chercheurs sud-africains, ce qui est encore considéré comme un niveau de protection significatif. 

Cette protection est en outre observée chez tous les groupes d'âge, selon l'étude, qui a été élaborée par la première assurance maladie privée du pays, Discovery, avec les scientifiques du Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC).

La présidente du SAMRC, organisation publique de recherche médicale, Glenda Gray, a jugé ces résultats "extrêmement encourageants", rappelant que "le vaccin est conçu pour protéger contre les hospitalisations et les décès". 

"Malgré des cas moins sévères, les systèmes de santé pourraient être débordés par le volume des contaminations, compte tenu de la propagation rapide d'Omicron", a toutefois averti le président de Discovery, Ryan Noach.


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.