Libye: démonstration de force de groupes armés à Tripoli

Des travailleurs sont assis près d'un panneau d'affichage électoral indiquant en arabe "Inscrivez-vous et votez avant de rater votre chance" à Tripoli, la capitale libyenne, le 14 décembre 2021. MAHMUD TURKIA / AFP
Des travailleurs sont assis près d'un panneau d'affichage électoral indiquant en arabe "Inscrivez-vous et votez avant de rater votre chance" à Tripoli, la capitale libyenne, le 14 décembre 2021. MAHMUD TURKIA / AFP
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Publié le Jeudi 16 décembre 2021

Libye: démonstration de force de groupes armés à Tripoli

  • Dans une apparente démonstration de force, des groupes armés se sont déployés dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne
  • Tripoli est sous le contrôle d'une myriade de groupes armés affiliés aux ministères de la Défense -un portefeuille sans ministre- et de l'Intérieur

TRIPOLI: Des groupes armés se sont déployés dans la nuit de mercredi à jeudi dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne, dans ce qui s'apparente à une démonstration de force après le limogeage d'un haut responsable militaire.

"Des groupes armés sous l'autorité de différentes forces militaires et sécuritaires à Tripoli se sont fortement déployés autour des sites sensibles de la capitale", a indiqué à l'AFP un responsable militaire qui a requis l'anonymat. 

Selon la même source, cette mobilisation "est intervenue quelques heures après la prise de fonctions du général Abdelkader Mansour comme nouveau commandant militaire de la région de Tripoli sur ordre du Conseil Présidentiel".

Mercredi, le Conseil présidentiel, plus haute autorité de l'exécutif et officiellement commandant suprême des Armées, avait limogé le général Abdelbasset Marouane, titulaire de ce poste depuis plusieurs années, pour le remplacer par le général Mansour. 

Des images diffusées par les médias et sur les réseaux sociaux dans la nuit de mercredi à jeudi ont montré des dizaines d'hommes armés, présentés par la presse locale comme proches du général Marouane, ainsi que des véhicules armés, parcourant les principales artères de Tripoli avant de prendre position dans le périmètre du siège du gouvernement et à proximité d'autres bâtiments officiels.

La source militaire a toutefois minimisé ce déploiement, affirmant à l'AFP qu'il avait été opéré par des unités chargées d'assurer la sécurité des institutions de l'Etat, niant qu'elles aient encerclé les sites en question.

La capitale libyenne est sous le contrôle d'une myriade de groupes armés affiliés aux ministères de la Défense -un portefeuille sans ministre- et de l'Intérieur, au sein du gouvernement intérimaire. 

La Libye tente, depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, de s'extraire d'une décennie de chaos, marqué ces dernières années par l'existence de pouvoirs rivaux dans l'est et l'ouest du pays. 

Présentée comme l'aboutissement d'un processus de paix parrainé par l'ONU pour clore ce chapitre de divisions et d'instabilité, une élection présidentielle est annoncée pour le 24 décembre. Mais l'absence d'une liste officielle de candidats et des désaccords persistants entre camps rivaux font peser de sérieux doutes sur sa tenue à la date prévue. 

La situation sécuritaire, elle, demeure très précaire dans le pays nord-africain, malgré les avancées politiques enregistrées depuis un an.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.