Jadot contre un pass sanitaire en entreprise, Montebourg pour des négociations

Une manifestation de Force ouvrière contre le pass sanitaire en septembre 2021. (AFP).
Une manifestation de Force ouvrière contre le pass sanitaire en septembre 2021. (AFP).
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Publié le Lundi 20 décembre 2021

Jadot contre un pass sanitaire en entreprise, Montebourg pour des négociations

  • "J'entends tous les responsables des entreprises dire 'ça va être la galère de mettre ça en place', donc je n'y suis pas favorable", a déclaré Yannick Jadot
  • Côté patronal, la CPME s'est dite "plutôt favorable au pass sanitaire dans la mesure où ça permet d’éviter un confinement, ce qui est le pire du pire"

PARIS: Le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot s'est opposé lundi à l'élargissement du pass sanitaire à toutes les entreprises, tandis que le candidat ex-PS Arnaud Montebourg a, lui, plaidé pour l'ouverture de négociations en ce sens.


"J'entends tous les responsables des entreprises dire 'ça va être la galère de mettre ça en place', donc je n'y suis pas favorable", a déclaré Yannick Jadot sur BFMTV et RMC, alors que syndicats et patronat participent lundi matin à une visioconférence avec la ministre du Travail Elisabeth Borne sur ce sujet.

 

CGT: Le pass sanitaire en entreprise "serait absurde", juge Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi que l'instauration du pass sanitaire en entreprise, envisagée par le gouvernement, serait "absurde et totalement inefficace".


"Nous y sommes opposés parce que ça correspond à une obligation vaccinale. Nous préférons (...) renforcer les gestes barrière, inciter plus à la vaccination plutôt que l'instauration de ce pass", a lancé le numéro un de la CGT sur Franceinfo, alors que la ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit en fin de matinée les partenaires sociaux.


Elle doit aborder avec eux cette proposition d'une généralisation du pass sanitaire à l'ensemble de la sphère professionnelle. 


Actuellement, il ne concerne que les salariés des lieux dont les usagers doivent le présenter.  


Cette extension du pass risque de poser des questions notamment en ce qui concerne le secret médical ou sur le fait de savoir "qui va contrôler ce pass", a noté M. Martinez, observant aussi que "bien souvent, on nous demande notre avis et le choix est déjà fait". 


"Nous ne sommes pas favorables au pass sanitaire en entreprise. Mieux vaut convaincre et inciter que de contraindre", a également déclaré à l'AFP Michel Beaugas (FO), tandis que Cyril Chabanier (CFTC) s'est dit pour sa part "assez réservé".

Pour le secrétaire national d'EELV Julien Bayou, si le pass sanitaire en entreprise "revient à une obligation vaccinale, cela pose un problème éthique. C'est-à-dire qu'on prive de vie sociale, une partie de la population, parce que finalement, l'État a abandonné l'hôpital public dans les décennies précédentes", a-t-il jugé sur FranceInfo.


A l'inverse, le candidat ex-PS à la présidentielle Arnaud Montebourg a jugé sur LCI "normal qu'une négociation avec les partenaires sociaux soit ouverte" pour étudier les aspects "concrets" d'une telle mesure.


"Cette question doit être posée avec les partenaires sociaux: est-ce qu'elle est praticable (...) Les entreprises ont-elles les moyens de le faire ?", a-t-il interrogé, en relevant qu'elle existe déjà pour un certain nombre de professions au contact avec du public.

Côté patronal, la CPME s'est dite "plutôt favorable au pass sanitaire dans la mesure où ça permet d’éviter un confinement, ce qui est le pire du pire", tout en soulignant qu'"il y a des questions pratiques qui peuvent poser problème".


Pour l'U2P, qui représente les entrepreneurs indépendants, "il faut mettre la priorité à la continuité de l'activité. Donc si ça doit passer par un pass, pourquoi pas". "Mais il ne faut pas que ce soit punitif", poursuit l'organisation patronale, en allusion aux pénalités financières pouvant actuellement atteindre 45.000 euros en cas d'absence de contrôles.


L'exécutif ne cache pas sa volonté de mettre la pression sur les non-vaccinés dans une "course contre la montre" face à la cinquième vague du Covid-19 et l'arrivée du variant Omicron en France. Le gouvernement espère une adoption du pass vaccinal, qui doit remplacer le pass sanitaire, d'ici fin janvier.


Après la ministre du Travail, ce sera mardi au tour du Premier ministre Jean Castex de recevoir les groupes parlementaires pour discuter des futurs champs d'application du pass sanitaire.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".