Soudan: un mort et 125 blessés lors des manifestations dimanche

Un manifestant soudanais blessé tombe sur le trottoir après que les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes lors d'un rassemblement pour marquer les trois ans depuis le début des manifestations de masse qui ont conduit à l'éviction d'Omar el-Béchir, dans la capitale Khartoum le 19 décembre 2021. (Photo, AFP)
Un manifestant soudanais blessé tombe sur le trottoir après que les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes lors d'un rassemblement pour marquer les trois ans depuis le début des manifestations de masse qui ont conduit à l'éviction d'Omar el-Béchir, dans la capitale Khartoum le 19 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 20 décembre 2021

Soudan: un mort et 125 blessés lors des manifestations dimanche

  • Des centaines de milliers de Soudanais ont réclamé dimanche un pouvoir civil et démocratique, dénonçant le coup d'Etat du 25 octobre d'Abdel Fattah al-Burhane
  • Selon un communiqué publié lundi par un syndicat des médecins prodémocratie, Majzoub Mohammed Ahmad, 28 ans, est mort après avoir reçu «des balles dans la poitrine durant la répression sauvage» des manifestations à Khartoum

KHARTOUM : Les manifestations contre le pouvoir militaire dimanche au Soudan, réprimées par les forces de l'ordre, ont fait un mort selon des médecins et 125 blessés d'après le ministère de la Santé.

Des centaines de milliers de Soudanais ont réclamé dimanche un pouvoir civil et démocratique, dénonçant le coup d'Etat du 25 octobre d'Abdel Fattah al-Burhane, le général qui a récemment renforcé la férule de l'armée sur le pays.

Selon un communiqué publié lundi par un syndicat des médecins prodémocratie, Majzoub Mohammed Ahmad, 28 ans, est mort après avoir reçu "des balles dans la poitrine durant la répression sauvage" des manifestations à Khartoum. 

Dans un communiqué diffusé dimanche soir, le ministère de la Santé a fait état de son côté de "123 blessés à Khartoum et deux autres à Kassala", dans l'est du pays. 

Un journaliste de l'AFP a vu les forces de l'ordre lancer des grenades lacrymogènes sur les manifestants.

Les protestataires ont été transportés à l'hôpital après avoir suffoqué en raison de l'inhalation du gaz lacrymogène, a indiqué le ministère. 

Lundi matin, les forces de l'ordre ont bloqué plusieurs ponts reliant le centre de Khartoum à d'autres villes à l'ouest et au nord de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. 

Dans un communiqué distribué aux journalistes, le porte-parole de l'armée a assuré que ses forces étaient en faveur d'un processus démocratique et d'"élections libres et justes". 

Les manifestations de dimanche ont lieu le jour du troisième anniversaire du début de la révolte qui avait entraîné la chute du dictateur Omar el-Béchir an avril 2019.

Le processus de transition démocratique qui s'en est suivi a été interrompu en octobre avec le coup d'Etat.

Les Forces de la liberté et du changement (FLC), fer de lance de la révolte, ont appelé la population à poursuivre sa mobilisation contre le pouvoir militaire, prévoyant des manifestations les 25 et 30 décembre. 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.