Un embryon de dinosaure parfaitement fossilisé s'apprêtait à éclore comme un oiseau

"Baby Yingliang" a été retrouvé le dos courbé, ses pieds de chaque côté de sa tête, avec celle-ci rentrée sur son ventre. Une position qui n'avait encore jamais été vue chez les dinosaures, mais qui est bien connue chez les oiseaux. (Photo, AFP)
"Baby Yingliang" a été retrouvé le dos courbé, ses pieds de chaque côté de sa tête, avec celle-ci rentrée sur son ventre. Une position qui n'avait encore jamais été vue chez les dinosaures, mais qui est bien connue chez les oiseaux. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 décembre 2021

Un embryon de dinosaure parfaitement fossilisé s'apprêtait à éclore comme un oiseau

  • Datant d'il y a au moins 66 millions d'années, ce fossile d'oviraptorosaure, découvert à Ganzhou, en Chine, a été nommé par les chercheurs «Baby Yingliang»
  • Le spécimen «apporte une preuve de plus que les nombreuses caractéristiques des oiseaux aujourd'hui découlent de leurs ancêtres dinosaures»

WASHINGTON: Des scientifiques ont annoncé mardi avoir découvert un embryon de dinosaure magnifiquement conservé, datant d'il y a au moins 66 millions d'années et se préparant à sortir de son oeuf, tel un oiseau.

Ce fossile d'oviraptorosaure, découvert à Ganzhou, en Chine, a été nommé par les chercheurs "Baby Yingliang".

"C'est l'un des meilleurs embryons de dinosaures jamais retrouvés", a dit à l'AFP Fion Waisum Ma, de l'université de Birmingham et co-auteure de l'étude, publiée dans iScience.

"Baby Yingliang" a été retrouvé le dos courbé, ses pieds de chaque côté de sa tête, avec celle-ci rentrée sur son ventre. Une position qui n'avait encore jamais été vue chez les dinosaures, mais qui est bien connue chez les oiseaux.

Lorsque les oisillons se préparent à éclore, ils stabilisent leur tête sous une aile, tout en perçant leur coquille avec leur bec. Les embryons n'arrivant pas à se mettre dans cette position ont de plus grandes chances de mourir d'une éclosion ratée.

"Cela indique qu'un tel comportement chez les oiseaux modernes trouve son origine chez leurs ancêtres dinosaures", explique Fion Waisum Ma.

Une alternative aurait pu ressembler à ce que font les crocodiles, qui adoptent eux une posture assise, avec leur tête seulement penchée sur leur ventre.

Les oviraptorosaure, dont le nom signifie "lézard voleur d'oeufs", étaient des dinosaures à plumes vivant en Asie et en Amérique du Nord durant l'époque du Crétacé supérieur. 

Ils pouvaient avoir des formes de becs et des régimes alimentaires différents, et leur taille allait de celle de singes à celle d'énormes gigantoraptors, mesurant huit mètres de long.

Baby Yingliang mesure lui 27 centimètres de la tête à la queue et repose dans un oeuf de 17 centimètres de long au Yingliang Stone Nature History Museum.

Selon les scientifiques, il est vieux d'entre 72 et 66 millions d'années, et a probablement été si bien préservé grâce à un glissement de boue l'ayant enseveli et protégé des charognards.

Il aurait grandi jusqu'à faire deux ou trois mètres de long s'il avait atteint l'âge adulte, et se serait nourri de plantes.

Ce spécimen faisait partie d'un groupe de plusieurs fossiles d'oeufs, laissés de côté et oubliés durant des années.

Les chercheurs ont suspecté qu'ils puissent contenir des dinosaures et ont gratté une partie de la coquille pour découvrir Baby Yingliang.

"Cet embryon de dinosaure dans son oeuf est l'un des plus beaux fossiles que j'aie jamais vu", a déclaré dans un communiqué le professeur Steve Brusatte, de l'université d'Edimbourg et membre de l'équipe de recherche.

Le spécimen "ressemble exactement à un oisillon enroulé dans son oeuf, ce qui apporte une preuve de plus que les nombreuses caractéristiques des oiseaux aujourd'hui découlent de leurs ancêtres dinosaures", a-t-il ajouté.

Les chercheurs espèrent pouvoir étudier l'embryon avec davantage de précision en utilisant des techniques d'imagerie, afin de faire apparaître tout son squelette.


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.