La pilule anti-Covid de Merck autorisée aux Etats-Unis

Le médicalement développé par Merck, laboratoire connu sous le nom de MSD en dehors des Etats-Unis et du Canada, pourra être pris dans les cinq jours qui suivent l'apparition des symptômes, et réduit le risque d'hospitalisation et de décès de 30% parmi la population fragile (AFP)
Le médicalement développé par Merck, laboratoire connu sous le nom de MSD en dehors des Etats-Unis et du Canada, pourra être pris dans les cinq jours qui suivent l'apparition des symptômes, et réduit le risque d'hospitalisation et de décès de 30% parmi la population fragile (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 23 décembre 2021

La pilule anti-Covid de Merck autorisée aux Etats-Unis

  • Bien que la vaccination reste l'outil principal dans la lutte contre la pandémie, les experts se félicitent de l'arrivée de nouveaux traitements oraux
  • Mercredi, la FDA a autorisé le traitement de Pfizer, commercialisé sous le nom de Paxlovid, qui réduit ce même risque de 90%, selon des essais cliniques

WASHINGTON: La pilule contre le Covid-19 du laboratoire Merck, destinée aux adultes à hauts risques, a été autorisée en urgence jeudi par l'Agence américaine du médicament (FDA), au lendemain de l'autorisation d'une pilule similaire développée par Pfizer.

"L'autorisation d'aujourd'hui ajoute un nouveau traitement contre le Covid-19, sous la forme d'une pilule qui peut se prendre oralement", a expliqué une responsable de la FDA, Patrizia Cavazzoni.

Bien que la vaccination reste l'outil principal dans la lutte contre la pandémie, les experts se félicitent de l'arrivée de nouveaux traitements oraux qui devraient, à terme, être facilement accessibles en pharmacie, sur présentation d'une ordonnance.

Les traitements de Pfizer et Merck étendent "l'arsenal des traitements disponibles", ce qui peut réduire la pression sur le système de santé du pays, a ajouté Patrizia Cavazzoni.

Les traitements anti-Covid jusque-là disponibles, comme les anticorps monoclonaux ou le remdesivir de Gilead, sont administrés par intraveineuse.

Le médicalement développé par Merck, laboratoire connu sous le nom de MSD en dehors des Etats-Unis et du Canada, pourra être pris dans les cinq jours qui suivent l'apparition des symptômes, et réduit le risque d'hospitalisation et de décès de 30% parmi la population fragile, selon des essais cliniques réalisés sur 1 400 participants. 

Mercredi, la FDA a autorisé le traitement de Pfizer, commercialisé sous le nom de Paxlovid, qui réduit ce même risque de 90%, selon des essais cliniques, et soulève moins d'inquiétudes quant aux effets secondaires.

- Résistance aux variants -

Les médicaments de Pfizer et de Merck, qui ne visent pas la protéine Spike du virus, en constante mutation, devraient être plus résistants aux nouveaux variants comme Omicron. D'après les deux entreprises, les résultats préliminaires en laboratoire soutiennent cette hypothèse.

La pilule de Pfizer consiste en une combinaison de deux pilules prise deux fois par jour pendant cinq jours. Cette pilule pourra être administrée aux patients à haut risque âgés de 12 ans et plus.

Le traitement de Merck, nommé molnupiravir, s'administre lui avec huit doses par jour pendant cinq jours. Il a déjà été autorisé au Royaume-Uni et au Danemark.

Il fonctionne en s'introduisant dans le génome du virus pour provoquer des mutations qui limitent sa reproduction.

Dans son document d'autorisation, la FDA souligne que la pilule de Merck ne doit être administrée que si d'autres options ne sont pas disponibles ou pas recommandées. 

La pilule Pfizer, par exemple, se marie mal avec certains traitements et n'est pas recommandée pour les patients avec des graves insuffisances rénales ou du foie.

Si les essais cliniques n'ont pas détecté de risques majeurs pour les patients pour les deux médicaments, celui de Merck suscite davantage d'inquiétudes.

L'Agence américaine du médicament n'a pas autorisé la pilule de Merck pour les moins de 18 ans car elle pourrait toucher le développement osseux et des cartilages.

Elle n'est pas non plus recommandée pour les femmes enceintes, en raison de risques potentiels pour le foetus, mais les médecins peuvent passer outre si les avantages l'emportent sur les risques.

Des résultats préliminaires, qui ne prenaient en compte qu'une partie des participants à l'essai, avaient d'abord avancé une réduction de 50% du taux d'hospitalisation et de décès chez les patients à risque, un chiffre finalement ramené à 30% sur les résultats complets.

Les Etats-Unis ont acheté 3,1 millions de traitements Merck et 10 millions de celui de Pfizer. Merck a annoncé auprès de l'AFP pouvoir en livrer "des centaines de milliers" dans les prochains jours et trois millions d'ici fin janvier.

Le pays fait face, à l'avant-veille de Noël, à l'avancée rapide du variant Omicron, désormais majoritaire aux Etats-Unis.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Short Url
  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.