Desmond Tutu, icône de la lutte anti-apartheid, n'est plus

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Publié le Dimanche 26 décembre 2021

Desmond Tutu, icône de la lutte anti-apartheid, n'est plus

  • Le président exprime «au nom de tous les Sud-Africains, sa profonde tristesse suite au décès, ce dimanche» de cette figure essentielle de l'histoire sud-africaine
  • The Arch, comme il était surnommé par les Sud-Africains était affaibli depuis plusieurs mois

L'archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu, icône de la lutte contre l'apartheid et prix Nobel de la Paix, est décédé dimanche à l'âge de 90 ans, a annoncé le président Cyril Ramaphosa. 

Le président exprime "au nom de tous les Sud-Africains, sa profonde tristesse suite au décès, ce dimanche" de cette figure essentielle de l'histoire sud-africaine, dans un communiqué.

"Le décès de l'archevêque émérite Desmond Tutu est un nouveau chapitre de deuil dans l'adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée", a ajouté le président.

"Un homme d'une intelligence extraordinaire, intègre et invincible contre les forces de l'apartheid, il était aussi tendre et vulnérable dans sa compassion pour ceux qui avaient souffert de l'oppression, de l'injustice et de la violence sous l'apartheid, et pour les opprimés et pour les oppresseurs du monde entier", a ajouté M. Ramaphosa.

The Arch, comme il était surnommé par les Sud-Africains était affaibli depuis plusieurs mois. Il ne parlait plus en public mais saluait toujours les caméras présentes à chacun de ses déplacements, sourire ou regard malicieux, lors de son vaccin contre le Covid dans un hôpital ou lors de l'office au Cap pour célébrer ses 90 ans en octobre.

Quelques bons mots et formules choc

L'archevêque anglican Desmond Tutu, décédé dimanche, était un homme de foi et de convictions, mais aussi de mots. Il maniait aussi bien l'humour que la colère pour faire passer ses valeurs et ses indignations.

Voici quelques-unes de ses citations les plus connues:

- "Soyez gentils avec les Blancs, ils ont besoin de vous pour redécouvrir leur humanité".

(Octobre 1984, aux pires heures de l'apartheid)

- "C'est l'histoire d'un Zambien et d'un Sud-Africain qui discutent. Le Zambien vante son ministre de la Marine. Le Sud-Africain demande: "mais, vous n'avez pas de marine, pas d'accès à la mer, comment pouvez-vous avoir un ministère de la Marine? Et le Zambien de rétorquer: "et vous, en Afrique du Sud, vous avez bien un ministère de la Justice, non?"

(Discours d'attribution du prix Nobel, 11 décembre 1984)

- "Pour l'amour de Dieu, est-ce qu'ils vont entendre, est-ce que les Blancs vont entendre ce que nous essayons de dire? S'il vous plaît, la seule chose que nous vous demandons, c'est de reconnaître que nous sommes humains, nous aussi. Quand vous nous écorchez, nous saignons, quand vous nous chatouillez, nous rions".

(Discours demandant des sanctions contre l'Afrique du Sud, janvier 1985)

- "Votre président est un désastre en ce qui concerne les Noirs. Je suis très fâché. L'Occident peut aller au diable. Les syndicats noirs appellent à des sanctions. Plus de 70% de notre peuple, comme le montrent deux sondages, veulent des sanctions. Mais non, le président Reagan sait mieux que tout le monde. Nous allons souffrir. Il est là, comme le grand chef blanc à l'ancienne, à nous dire que nous, les Noirs, on ne sait pas ce qui est bon pour nous. L'homme blanc sait".

(Entretien à la presse américaine après le refus du président Ronald Reagan d'imposer des sanctions au régime de l'apartheid, juillet 1986)

- "En Afrique du Sud, j'ai souvent demandé lors de réunions publiques auxquelles Noirs et Blancs participaient: +levez les mains!+ Puis j'ai dit: +bougez les mains+. Et j'ai encore dit: +regardez vos mains+. Des couleurs différentes, représentant des gens différents. Vous êtes le peuple arc-en-ciel de Dieu".

(Extrait de son livre "The Rainbow People of God", 1996)

- "Je remercie profondément Dieu d'avoir créé le Dalaï Lama. Pensez-vous sérieusement, comme certains l'ont dit, que Dieu se dit: +d'accord, ce gars, le Dalaï Lama, il n'est pas mal. Quel dommage qu'il ne soit pas chrétien+? Je ne crois pas que ce soit le cas, parce que, vous savez, Dieu n'est pas chrétien".

(Juin 2006 à Bruxelles)

- "Il s'est transformé en quelque chose d'assez invraisemblable. Une sorte de Frankenstein pour son peuple".

(A propos du président zimbabwéen Robert Mugabe - juin 2008)

- "Un jour à San Francisco, j'étais bien tranquille dans mon coin, une femme fait irruption devant moi. Visiblement émue, elle me salue d'un +bonjour, archevêque Mandela!+ Deux hommes pour le prix d'un".

(Conférence - octobre 2008)

- "Notre gouvernement qui me représente -qui me représente, moi?- a dit qu'il ne soutiendrait pas les Tibétains qui sont brutalement opprimés par les Chinois. Je vous préviens, je vous préviens que nous allons prier comme nous avons prié pour la chute du régime de l'apartheid, nous allons prier pour la chute d'un gouvernement qui ne nous représente pas".

(Conférence de presse après le refus du gouvernement sud-africain d'accorder un visa au Dalaï Lama pour assister aux 80 ans de Tutu, octobre 2011).

- "Je ne vénérerai pas un Dieu homophobe (...) Je refuserai d'aller dans un paradis homophobe. Non, je dirais désolé, je préfère de loin aller de l'autre côté. Je suis aussi impliqué dans cette campagne que je l'étais contre l'apartheid. Pour moi, c'est du même niveau".

(Discours - juillet 2013)

- "Avait-il des faiblesses? Bien sûr. Et parmi elles, cette loyauté inébranlable envers cette organisation (l'ANC) et certains collègues qui ont fini par le décevoir. Il a gardé dans son gouvernement des ministres incapables, franchement incompétents. Mais je crois qu'il était saint, parce qu'il a puissamment inspiré les autres".

(Au lendemain de la mort de Nelson Mandela, le 6 décembre 2013)

- "Les gens mourants ont le contrôle de leur vie, alors pourquoi devrait-on leur refuser le contrôle de leur mort?"

(Tribune - octobre 2016)

 

Le suicide assisté, son ultime combat

Contre sa hiérarchie, il a défendu les homosexuels et le droit à l'avortement. A la fin de sa vie, malade, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu a ouvert un nouveau front contre son église anglicane, tout aussi sensible, celui du droit au suicide assisté.

Respecté pour sa lutte acharnée contre le régime raciste de l'apartheid, il a brisé le tabou de l'euthanasie en deux temps.

En 2014 d'abord. Dans une tribune publiée dans la presse britannique, il frappe un grand coup en dénonçant l'acharnement à maintenir en vie son ami Nelson Mandela, décédé un an plus tôt à 95 ans. "Ce qui a été fait à Madiba est scandaleux", écrit-il, citant le nom clanique de l'ancien président.

ans cette photo d'archive prise le 21 août 1996, l'archevêque Desmond Tutu (à gauche) rencontre le Dalaï Lama, chef spirituel et politique du peuple tibétain, dans le jardin de l'hôtel Mount Nelson à Cape Town. L'icône sud-africaine anti-apartheid Desmond Tutu, décrite comme la boussole morale du pays, est décédée le 26 décembre 2021 à l'âge de 90 ans, a annoncé le président Cyril Ramaphosa. Anna ZIEMINSKI / AFP
Dans cette photo d'archive prise le 21 août 1996, l'archevêque Desmond Tutu (à gauche) rencontre le Dalaï Lama, chef spirituel et politique du peuple tibétain, dans le jardin de l'hôtel Mount Nelson à Cape Town. L'icône sud-africaine anti-apartheid Desmond Tutu, décrite comme la boussole morale du pays, est décédée le 26 décembre 2021 à l'âge de 90 ans, a annoncé le président Cyril Ramaphosa.
Anna ZIEMINSKI / AFP

Lors d'une séquence télévisée où il apparaissait aux côtés d'autres dirigeants, "on pouvait voir que Madiba n'était plus complètement là. C'était un affront à sa dignité", s'indigne Mgr Tutu. "Pourquoi prolonger une vie qui est sur sa fin ?".

A son propre sujet, et au risque de fâcher "beaucoup de gens", il ajoutait en allusion au suicide assisté: "je dirais que cela ne me dérangerait pas".

Deux ans plus tard, à l'occasion de ses 85 ans, et alors qu'il sort de multiples séjours à l'hôpital pour une infection récurrente liée à un cancer de la prostate diagnostiqué en 1997, il tranche clairement.

"Je suis plus proche du hall des départs que de celui des arrivées", écrit-il avec son humour habituel dans le Washington Post. "Plus que jamais, je me sens dans l'obligation de prêter ma voix à cette cause (...) Je ne veux pas être gardé en vie à tout prix", martèle-t-il à l'intention de ses proches.

L'archevêque "prie" pour que les politiques aient "le courage" de soutenir "le choix des citoyens en phase terminale". Car les mourants devraient pouvoir "choisir comment et quand ils quittent la terre", ajoute-t-il dans cet éditorial qui fait sensation dans le monde entier, propulsant la question au premier plan du débat public.

- "Quand Tutu parle, le monde écoute" -

Seule une poignée de pays, dont la Belgique et le Canada, ainsi que certains Etats américains, autorisent l'euthanasie. En Afrique du Sud, c'est un crime passible de quatorze ans de prison, même si aucune peine de ce type n'a jamais été prononcée.

"C'est courageux d'essayer de provoquer les théologiens et les dirigeants de l'Église à y réfléchir, l'archevêque nous a rendu un merveilleux service", estime le père Anthony Egan, enseignant jésuite à l'université de Witwatersrand.

Mais l'engagement de Desmond Tutu ne réjouit pas tout le monde.

Sur l'euthanasie, comme sur d'autres thèmes, "Tutu adopte une position contraire", estime Philip Rosenthal de l'organisation Euthanasia Exposed, opposée au suicide assisté. "Ses opinions tranchent avec les enseignements de la Bible, et le sentiment d'une majorité des Sud-Africains", juge-t-il.

L'église anglicane, qui a érigé le droit à mourir des malades en phase terminale en "Rubicon éthique", a semblé gênée par le positionnement de son célèbre archevêque. Contactée à de nombreuses reprises par l'AFP, sa branche d'Afrique australe a toujours refusé de le commenter.

L'Association sud-africaine des soins palliatifs (HPCA), elle, n'a pas caché son indignation. "Les gens demandent l'euthanasie par désespoir et en raison du manque de soins" en fin de vie, estime sa présidente Liz Gwyther, qui se dit "attristée" par le combat "dangereux" de Mgr Tutu.

Les partisans du suicide assisté ont bénéficié au contraire du soutien de poids de l'archevêque. "Quand Tutu parle, le monde écoute et les gens en parlent", relève Sean Davison, directeur de l'ONG Dignity SA. "Ils se disent +peut-être qu'on devrait en discuter plutôt que de l'ignorer+."

L'engagement public du prélat n'a duré que quelques années, mais assez pour changer la donne en Californie.

En 2015, son gouverneur, Jerry Brown, fervent catholique, a cité une lettre de l'archevêque et son "appel sincère" en faveur de l'euthanasie pour justifier sa décision de ratifier la loi de son État sur le suicide assisté.

Les grandes dates de l'archevêque Desmond Tutu

Voici les grandes dates de la vie de Desmond Mpilo Tutu, prix Nobel de la Paix 1984, icône sud-africaine de la lutte contre l'apartheid.

- 7 octobre 1931: naissance dans la ville minière de Klerksdorp, à l'ouest de Johannesburg. Sa mère est domestique, son père directeur d'école primaire.

- 1961: Enseignant de lycée, il étudie la théologie. Il est ordonné prêtre anglican. 

- 1976: nommé évêque du Lesotho, petit pays enclavé au milieu de l'Afrique du Sud. 

- 1978: devient le premier dirigeant noir du Conseil sud-africain des églises (SACC), qui compte 15 millions de fidèles actifs dans la lutte contre l'apartheid.

- 1984: lauréat du Nobel de la paix pour son combat non-violent contre l'apartheid. La même année, il est nommé évêque de Johannesburg et appelle au boycott économique du régime raciste blanc de Pretoria. 

- 1986: nommé archevêque du Cap et premier chef noir de l'Eglise anglicane pour toute l'Afrique australe, soit quelque deux millions de fidèles. 

- 1987: il participe à des campagnes contre le sida et prône l'usage des préservatifs.

- 1994: emploie la formule "Nation arc-en-ciel", largement reprise pour désigner l'Afrique du Sud.

- 1996: Deux ans après la fin de l'apartheid, il préside la Commission vérité et réconciliation (TRC) pour faire la lumière sur les crimes commis sous ce régime.

- 1997: est soigné pour un cancer de la prostate.

- 2007: préside "The Elders" (les Anciens), groupe de personnalités internationales oeuvrant pour le règlement de conflits dans le monde.

- 2009: soutient le Dalaï Lama et le Tibet.

- 2010: A 79 ans, il annonce son retrait de la vie publique.

- 2013: déclare qu'il ne votera plus pour l'ANC, se disant déçu par la corruption, l'état des écoles publiques, la pauvreté persistante.

- 2016: prend position pour le droit au suicide assisté.

- 2021: Fait une brève apparition lors de sa vaccination contre le Covid. En chaise roulante, il sourit et salue mais ne prend pas la parole devant les caméras. On le verra pour la dernière fois à un office religieux au Cap pour ses 90 ans en octobre.

Le combat de Desmond Tutu «restera dans nos mémoires», salue Emmanuel Macron

Le "combat" de Desmond Tutu "pour la fin de l'apartheid et la réconciliation sud-africaine restera dans nos mémoires", a salué dimanche le président français Emmanuel Macron, après l'annonce du décès de l'icône de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud.

Mgr Tutu "consacra sa vie aux droits de l’Homme et à l’égalité des peuples", rappelle le chef de l'Etat dans un tweet, joignant sa voix au concert international d'hommages à l'ancien archevêque anglican du Cap.

Christiane Taubira, potentielle candidate de gauche à la présidentielle, a rappelé pour sa part avoir rencontré Desmond Tutu alors qu'elle était ministre. 

"Résonne son rire, car j’ai connu aussi le son de sa colère et j’ai vu ses larmes de près", a-t-elle tweeté : "Étudiante, j’ai vénéré Desmond Tutu. Députée, j’ai pu lui dire merci pour tant de courage. Ministre, je l’ai salué officiellement. La dernière fois aux adieux à Mandela. Quelle vie!"

Le président LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a adressé ses "pensées émues et respectueuses pour un militant de la paix et de la fraternité, un combattant des ségrégations et du racisme, un humaniste généreux et exigeant".

"Qu’il repose en paix", a tweeté pour sa part la candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo, faisant part de son "immense respect et reconnaissance pour ce combattant infatigable des droits et de l’égalité".

Dans un message, l'ancien ministre socialiste Jack Lang rend hommage à "un homme de courage, de convictions et de bonté", et évoque les liens d'amitié entre Desmond Tutu et l'ancien président François Mitterrand (1981-1995).


Le détroit d'Ormuz «complètement ouvert» vendredi, annonce Trump après l'accord avec l'Iran

Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone jusque-là soumise au blocus naval américain
  • "Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit", s'est réjoui lundi le président américain sur son réseau Truth Social. "Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!"

TEHERAN: Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

"Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit", s'est réjoui lundi le président américain sur son réseau Truth Social. "Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!"

Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone jusque-là soumise au blocus naval américain.

Selon un haut responsable américain, le cadre d'accord a déjà été signé de manière électronique par Donald Trump, son vice-président JD Vance, et le président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Le texte n'a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations.

Ce document "apportera la paix dans la région", a promis lundi Donald Trump. Il a laissé entendre que le texte pourrait être publié vendredi, après sa signature à Genève, qui marquera l'ouverture d'une période de soixante jours pour conclure un accord final.

"Nous avons un passif d'engagements non tenus, non appliqués, abandonnés, tout cela est présent dans notre esprit", dans le processus de négociation et de mise en place de l'accord, a déclaré, plus circonspect, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat.

"En même temps, nous faisons tout ce qui est possible pour créer à travers ce processus des opportunités économiques pour notre pays", a-t-il ajouté.

Fin "définitive" de la guerre 

Les premières informations sur le contenu de l'accord sont principalement venues d'Iran. Selon sa diplomatie, il prévoit "la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban".

Dans le très stratégique détroit d'Ormuz, l'Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu'instaurer un péage dont les Etats-Unis ne voulaient pas, selon la même source.

"Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme", a dit le vice-président américain JD Vance à CNBC lundi.

La diplomatie iranienne a aussi assuré que "la partie américaine s'était engagée" à débloquer des fonds iraniens gelés à l'étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre.

"Ils ne recevront jamais le moindre dollar du contribuable américain. Jamais", a toutefois insisté JD Vance sur Fox News.

Aucun avoir sous sanction américaine n'a été débloqué pour l'instant, selon un haut responsable américain.

Les Etats-Unis doivent également garantir qu'Israël mette fin à la guerre au Liban, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï.

Les affrontements entre Israël et le Hezbollah pro-iranien au Liban semblaient avoir cessé, mais une frappe israélienne a tué une personne dans le sud lundi à la mi-journée. Puis le Hezbollah a annoncé y avoir "repoussé", au moyen de roquettes et de drones, une force israélienne qui tentait d'avancer.

L'armée israélienne restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire", comme en Syrie et à Gaza, a déclaré lundi soir le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Alors que l'accord irano-américain est largement perçu comme un échec pour Israël par la société et une grande partie de la classe politique, le Premier ministre israélien a affirmé que la guerre avait sauvé son pays de la menace d'une "destruction nucléaire".

Et annoncé qu'il comptait se présenter aux élections législatives d'ici la fin de l'année, malgré les critiques et son procès pour corruption. Âgé de 76 ans, il a gouverné le pays plus longtemps qu'aucun autre Premier ministre: plus de 18 années cumulées depuis 1996.

Négociations sur l'uranium iranien 

L'annonce d'un accord pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, a fait chuter les prix du pétrole de près de 5% lundi. Ils se stabilisent mardi.

Les habitants de la région semblaient eux mitigés. "Le peuple iranien n'a rien gagné avec cet accord", réagit Arya, 38 ans, professeur d'anglais à Téhéran. "Les gens ne vont pas revenir à leur vie d'avant."

Au Liban, certains déplacés envisageaient timidement un retour vers le sud dans des zones non occupées par Israël. "Même s'il ne reste que des ruines, nous y planterons une tente et nous y resterons", assure Hana al-Jamma.

Les 60 jours de négociations qui doivent s'ouvrir porteront sur quatre sujets, selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères: la levée des sanctions contre l'Iran, le nucléaire, la "reconstruction" et "le développement économique" du pays, ainsi que "la mise en place d'un mécanisme de suivi" des engagements pris.

L'Iran cherchera "à ce que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a précisé sa diplomatie.

Dans des déclarations au New York Times, Donald Trump a indiqué qu'un volet des négociations concernerait l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement d'uranium, laissant entendre qu'il pourrait transiger sur quinze ans.

En vertu du protocole d'accord, des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) seront par ailleurs autorisés à se rendre en Iran pour aider Téhéran à "détruire son stock d'uranium hautement enrichi", a annoncé JD Vance sur NBC News.

 


Frankly Speaking: Quelle sera la prochaine étape des relations entre l'Arabie saoudite et l'Inde?

L’ambassadeur sortant de l’Inde en Arabie saoudite, Suhel Ajaz Khan, a souligné la résilience d’un partenariat qui, selon lui, continue de se développer malgré les turbulences régionales. (Photo AN)
L’ambassadeur sortant de l’Inde en Arabie saoudite, Suhel Ajaz Khan, a souligné la résilience d’un partenariat qui, selon lui, continue de se développer malgré les turbulences régionales. (Photo AN)
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  • L'ambassadeur indien sortant affirme que les conflits régionaux ont renforcé la coordination en matière de sécurité, de routes maritimes et d'approvisionnement énergétique
  • Suhel Ajaz Khan souligne le développement des échanges commerciaux, des investissements et des liens entre les peuples alors que le partenariat entre l'Arabie saoudite et l'Inde entre dans une nouvelle phase

RIYAD : Alors que la guerre américano-israélienne contre l’Iran se répercute à travers le Moyen-Orient et le monde, peu de pays ont autant d’enjeux que l’Inde. Fortement dépendante des approvisionnements énergétiques régionaux, de plus en plus investie dans les routes commerciales maritimes et comptant des millions de citoyens vivant dans les États du Golfe, New Delhi a observé le conflit avec inquiétude.

Cependant, la crise a également mis en évidence l’importance du renforcement des relations entre l’Inde et l’Arabie saoudite — un partenariat qui a considérablement évolué au cours de la dernière décennie, passant d’une relation centrée principalement sur le pétrole à une relation stratégique globale englobant la sécurité, l’investissement, la culture et la diplomatie.

Invité de l’émission d’actualité « Frankly Speaking » sur Arab News, l’ambassadeur sortant de l’Inde en Arabie saoudite, Suhel Ajaz Khan, a expliqué comment le conflit a intensifié le dialogue entre New Delhi et Riyad.
Dans le même temps, cela a mis en évidence la résilience d’un partenariat qui continue de se développer malgré les turbulences régionales. Pour l’Inde, a-t-il déclaré à Katie Jensen, animatrice de « Frankly Speaking », les développements dans le Golfe restent impossibles à ignorer.

« Le conflit dans la région est certainement une source de grande préoccupation pour nous », a déclaré M. Khan. « Cette région fait partie de notre voisinage élargi. »

Avec près de 10 millions d’Indiens vivant à travers le Moyen-Orient, dont quelque 2,7 millions rien qu’en Arabie saoudite, l’ambassadeur a déclaré que la sécurité de la région était directement liée aux intérêts nationaux de l’Inde.

« C’est l’un de nos plus grands partenaires commerciaux. C’est l’un de nos plus grands partenaires pour l’énergie et les engrais. Il est donc évident que tout ce qui se passe dans cette région revêt une grande importance pour nous. »

M. Khan a indiqué que la communication entre les dirigeants indiens et saoudiens s’était intensifiée tout au long de la crise. Le Premier ministre Narendra Modi et le prince héritier Mohammed ben Salmane se sont entretenus à deux reprises pendant le conflit, tandis que les ministres et les hauts responsables restent en contact fréquent.

« Nos dirigeants se sont consultés et ont entretenu des échanges très intenses », a-t-il déclaré.

L’Inde a condamné à plusieurs reprises les attaques iraniennes contre l’Arabie saoudite et les pays du Conseil de coopération du Golfe, tout en réitérant son appel de longue date au dialogue et à la désescalade. « Notre position sur le conflit lui-même est très claire », a déclaré M. Khan.

Il a ajouté que New Delhi restait profondément préoccupée par la sécurité des voies maritimes et la fluidité du commerce à travers l’une des voies navigables les plus stratégiques au monde.

« Nous pensons également que le détroit d’Ormuz doit rester ouvert », a-t-il déclaré. « La navigation, la navigation libre et sans entrave, ainsi que les routes commerciales libres sont très importantes pour nos pays, pour l’ensemble de la région et pour le monde entier. »

Cette préoccupation est devenue de plus en plus pressante face aux attaques contre des navires marchands opérant dans les eaux du Golfe. Le conflit a déjà coûté la vie à des marins indiens servant à bord de navires commerciaux près d’Oman, suscitant des protestations de la part de New Delhi et soulevant de nouvelles questions sur la sécurité maritime.
L’Inde a convoqué vendredi le chef de mission adjoint américain Jason Meeks pour la deuxième fois en deux jours, à la suite des frappes américaines contre trois navires marchands dont l’équipage était majoritairement indien. M. Meeks avait déjà été convoqué au ministère des Affaires étrangères mercredi, à la suite d’une frappe américaine contre le MT Settebello, battant pavillon des Palaos, au large des côtes d’Oman, au cours de laquelle trois marins indiens ont été tués.

Cette frappe faisait suite à celle du 8 juin contre le MT Marivex, un autre pétrolier battant pavillon des Palaos. Les autorités omanaises ont évacué par avion 24 marins indiens du navire touché. Jeudi, un pétrolier battant pavillon de Guinée-Bissau a été touché lors d’une frappe américaine. New Delhi a déclaré que son équipage, qui comprenait 20 marins indiens, avait été secouru.

M. Khan a qualifié ces attaques de profondément préoccupantes et a réitéré l’appel de l’Inde à la retenue. « Il est très regrettable que les attaques contre les infrastructures civiles, y compris les compagnies maritimes, se poursuivent », a-t-il déclaré.

Qualifiant les récents développements de « regrettables », il a souligné que la diplomatie restait la seule voie viable pour aller de l’avant : « Nous avons constamment appelé au dialogue et à la diplomatie. Nous pensons que c’est la seule façon de résoudre ces problèmes. »

Il a ajouté : « Nous appelons toutes les parties concernées à respecter le cessez-le-feu, à ne pas attaquer les infrastructures civiles, y compris les lignes maritimes, et à conclure au plus vite les négociations diplomatiques en cours. »

La menace maritime a été l’un des nombreux sujets abordés lors des récents échanges de haut niveau entre l’Inde et l’Arabie saoudite.

M. Khan a révélé que le conseiller indien à la sécurité nationale, Ajit Doval, avait mené de vastes consultations à Riyad lors d’une visite en avril, s’appuyant sur les contacts réguliers entre les deux pays en matière de sécurité. « Notre conseiller à la sécurité nationale est en contact permanent avec son homologue saoudien », a-t-il déclaré.

Au cours de sa visite, M. Doval a rencontré de hauts responsables saoudiens, notamment le ministre d’État Musaad Al-Aiban, le ministre de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman, et le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan.

« Ils ont passé en revue l’ensemble des relations bilatérales ainsi que l’évolution de la dynamique dans la région, la sécurité de la région et les implications du conflit », a déclaré M. Khan. Les discussions ont également porté sur des questions vitales pour l’économie indienne, notamment l’approvisionnement en énergie et en engrais.

Ces discussions ont pris une importance croissante, l’incertitude entourant le détroit d’Ormuz ayant suscité des inquiétudes quant aux marchés énergétiques mondiaux. L’Inde importe une part importante de son pétrole brut auprès des producteurs du Golfe, ce qui fait des perturbations d’approvisionnement une préoccupation stratégique majeure.

Selon M. Khan, la mise en service par l’Arabie saoudite d’installations d’exportation sur la côte de la mer Rouge a contribué à atténuer l’impact de l’instabilité régionale. « L’Arabie saoudite a pu nous fournir du pétrole brut via le port de Yanbu », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur s’est récemment rendu lui-même à Yanbu, où il a pu constater que les exportations de pétrole brut et les expéditions d’engrais sont désormais acheminées via des installations moins exposées aux perturbations dans le Golfe.

L’Arabie saoudite reste l’un des partenaires énergétiques les plus importants de l’Inde, fournissant environ 15 % des besoins en pétrole brut du pays. « L’Arabie saoudite a toujours été un fournisseur très fiable et constant pour nos besoins en pétrole brut », a déclaré M. Khan.

Il a noté que l’utilisation de Yanbu a contribué à réduire la dépendance vis-à-vis des routes liées à Ormuz. « Après la mise en service du port de Yanbu, cela a atténué l’impact sur les approvisionnements transitant par Ormuz », a-t-il ajouté.

Tout en reconnaissant la persistance de perturbations ailleurs dans la région, M. Khan a déclaré que l’Inde et l’Arabie saoudite partageaient un intérêt commun à maintenir ouvertes les routes commerciales maritimes.

« Notre position est très similaire à celle de l’Arabie saoudite, très similaire à celle des autres pays du Golfe », a-t-il déclaré. « Le détroit d’Ormuz et les routes commerciales doivent rester ouverts, ils ne doivent en aucun cas être entravés. »

Le conflit a également mis à l’épreuve la capacité du Golfe à soutenir les communautés d’expatriés prises dans l’instabilité régionale. À cet égard, M. Khan a particulièrement salué le rôle joué par l’Arabie saoudite pour aider les citoyens indiens à rentrer chez eux pendant la crise. « Ce fut un immense soulagement que l’espace aérien saoudien soit resté ouvert tout au long du conflit », a-t-il déclaré.

Selon l’ambassadeur, les autorités saoudiennes ont délivré près de 15 000 visas de transit à des ressortissants indiens bloqués dans les pays voisins. « L’Arabie saoudite a aidé nos compatriotes, non seulement ceux qui se trouvaient en Arabie saoudite mais aussi ceux de toute la région, à rentrer au pays si tel était leur souhait », a-t-il déclaré.

La décision du Royaume de maintenir les aéroports en activité et de faciliter le trafic aérien régional s’est avérée cruciale pour les milliers de personnes cherchant à quitter les zones touchées par le conflit. « Nous remercions sincèrement l’Arabie saoudite et saluons ses efforts pour maintenir la connectivité aérienne et fournir des facilités de transit à notre peuple », a ajouté M. Khan.

Cette coopération en temps de guerre reflète une transformation plus large des relations saoudo-indiennes qui, selon M. Khan, s’est considérablement accélérée au cours de la dernière décennie. « Nos relations se sont véritablement épanouies au cours des 10 à 12 dernières années », a-t-il déclaré.

Au cœur de cette évolution se trouve la relation personnelle entre le Premier ministre Modi et le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon M. Khan, ces deux dirigeants ont donné l’élan politique nécessaire pour renforcer les liens bilatéraux.

« Je pense que cela a été vraiment important et que les deux dirigeants entretiennent d’excellentes relations, fondées sur la confiance et le respect mutuels », a déclaré l’ambassadeur, qualifiant leur engagement direct de « véritable moteur de nos relations au cours de la dernière décennie ».

M. Khan a pu observer de près le leadership du prince héritier lors de plusieurs réunions et a déclaré qu’un aspect ressortait systématiquement. « Ce que je constate, c’est qu’il a une grande vision pour son pays et qu’il a un grand respect pour l’Inde », a-t-il déclaré.

Ce respect s’étend à la communauté indienne elle-même. M. Khan a rappelé les propos tenus par le prince héritier lors d’une visite en Inde en 2023. « Il a déclaré que la communauté indienne faisait partie intégrante de la société saoudienne. »

L’ambassadeur estime que de tels sentiments ont contribué à renforcer les liens entre les deux pays tout en renforçant le sentiment d’appartenance des Indiens vivant dans le Royaume. « Ce genre d’affection, de respect et d’attention envers la communauté indienne fait également une grande différence. »


Sur le plan institutionnel, l’un des développements les plus significatifs a été la création et l’expansion du Conseil de partenariat stratégique. Créé en 2019, ce conseil est devenu le principal cadre guidant la coopération entre les deux pays. « C’est une manière très systématique de renforcer notre engagement », a déclaré M. Khan.

Ce qui a commencé avec des comités politiques et économiques s’est depuis élargi pour inclure la défense, la culture et le tourisme. « C’est un dispositif très complet dont nous disposons et qui guide notre engagement. »

L’intensité de cet engagement s’est considérablement accrue. Au cours des trois années de son mandat, a indiqué M. Khan, il y a eu environ 30 visites au niveau ministériel dans chaque sens.

La coopération économique s’est développée parallèlement aux liens politiques. Les échanges bilatéraux dépassent désormais les 42 milliards de dollars, tandis que les exportations indiennes vers l’Arabie saoudite ont connu une croissance rapide. « Nos échanges commerciaux progressent dans les deux sens », a déclaré M. Khan.

Le nombre d’entreprises indiennes opérant en Arabie saoudite a également bondi : « En 2019, on comptait environ 490 entreprises. Aujourd’hui, plus de 5 000 entreprises sont enregistrées ici. »

Pourtant, M. Khan estime que les plus grandes opportunités restent à venir, notamment en matière d’investissement : « Je pense que c’est un domaine où nous pouvons certainement faire davantage. »

Parmi les initiatives les plus importantes actuellement à l’étude figurent des projets de création de deux raffineries de pétrole en joint-venture en Inde, impliquant le géant saoudien de l’énergie Aramco et des partenaires indiens.

Au-delà des industries traditionnelles, les deux pays se tournent de plus en plus vers la technologie et l’intelligence artificielle. « Il existe d’énormes opportunités dans les nouveaux secteurs, l’IA et tous les nouveaux secteurs informatiques », a déclaré M. Khan.

Des entreprises indiennes participent déjà à d’importants projets numériques saoudiens et collaborent à des initiatives émergentes en matière d’IA : « Nos entreprises travaillent, par exemple, avec des sociétés comme HUMAIN et ALLAM, qui sont les moteurs de la révolution de l’IA en Arabie saoudite. »

L’ambassadeur a également mis en avant l’écosystème croissant des start-ups en Inde, qui compte désormais plus de 100 entreprises « licornes ».

Malgré l’accent mis sur le commerce et la technologie, les personnes restent au cœur de cette relation. La communauté indienne en Arabie saoudite s’est développée de manière constante pendant le mandat de M. Khan, reflétant à la fois les opportunités économiques et un sentiment d’intégration sociale.

« Nos communautés se sentent à l’aise ici, elles se sentent respectées ici, elles sont bien intégrées dans la société saoudienne », a-t-il déclaré.

Il a décrit les expatriés indiens comme « le pont vivant entre nos deux pays », contribuant à renforcer la compréhension culturelle à travers la cuisine, le cinéma, les affaires et les interactions quotidiennes.

Alors que son mandat en Arabie saoudite touche à sa fin, M. Khan a également évoqué une expérience plus personnelle : avoir accompli le hadj cette année tout en exerçant ses fonctions d’ambassadeur.

Pour quelqu’un qui a passé des décennies à s’occuper de l’administration du hadj, ce pèlerinage revêtait une importance à la fois professionnelle et spirituelle.

« Le hadj est toujours une expérience spirituelle très, très profonde », a-t-il déclaré.

En même temps, cela lui a donné l’occasion de soutenir les pèlerins indiens et de constater les améliorations apportées par l’Arabie saoudite pour gérer l’un des plus grands rassemblements annuels au monde.

« C’est donc assurément une source de grande satisfaction spirituelle, mais cela me procure également la satisfaction de servir notre communauté », a-t-il déclaré.

Cette expérience, a-t-il ajouté, a couronné un mandat marqué par la chaleur humaine, la coopération et l’optimisme quant à l’avenir. « Je vois un grand potentiel entre l’Inde et l’Arabie saoudite », a déclaré M. Khan.

Résumant cette relation en trois mots, il a ajouté : « Paix, progrès et prospérité. » Pour les deux pays, dans un contexte régional turbulent, ces aspirations pourraient s’avérer plus importantes que jamais.


L'Iran affirme que les discussions sur un accord final avec les Etats-Unis devraient débuter vendredi

Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Evian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait "complètement ouvert" vendredi. (AFP)
Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Evian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait "complètement ouvert" vendredi. (AFP)
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  • Le cadre d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran a été signé de manière électronique par le président américain Donald Trump, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf
  • Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Evian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait "complètement ouvert" vendredi

WASHINGTON: Le cadre d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran a été signé de manière électronique par le président américain Donald Trump, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé lundi un haut responsable américain.

"Le président voulait le signer personnellement, car il voulait montrer son (...) abnégation à trouver une issue favorable", a déclaré ce haut responsable à la presse, sous couvert d'anonymat.

Les discussions sur un accord final avec les Etats-Unis devraient débuter vendredi

Pour sa part, le chef de la diplomatie iranienne a annoncé le probable début de discussions approfondies avec les Etats-Unis vendredi, jour prévu de la cérémonie de signature du protocole d'accord trouvé entre les deux pays après plus de trois mois de guerre.

"Vraisemblablement vendredi, dans un lieu qui reste à déterminer (...) un nouveau cycle de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis visant à parvenir à un accord final va débuter", a déclaré le ministre Abbas Araghchi lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.