Chapelle ardente: l'hommage des Sud-Africains à leur Mgr Tutu

Tutu est mort paisiblement dimanche à 90 ans. (Photo, AFP)
Tutu est mort paisiblement dimanche à 90 ans. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 31 décembre 2021

Chapelle ardente: l'hommage des Sud-Africains à leur Mgr Tutu

  • De tous âges et de toutes couleurs, ils se sont arrêtés quelques secondes chacun devant la dépouille
  • Initialement prévue sur la seule journée de jeudi, la chapelle ardente a été prolongée à vendredi

LE CAP : Les Sud-Africains se sont recueillis jeudi devant la dépouille de Mgr Desmond Tutu à la cathédrale Saint-George du Cap, d'où il a longtemps pourfendu le régime raciste de l'apartheid, pour une chapelle ardente prévue sur deux jours.

Le cercueil en pin clair simplement décoré d'un bouquet d’œillets blancs, porté par six prêtres en chasuble, a été encensé avant d'être déposé, suivi par sa veuve affectueusement appelée dans le pays "Mama Leah", dans l'église. 

Tutu est mort paisiblement dimanche à 90 ans. Après l'hommage planétaire rendu par les grands de ce monde, de son ami le dalaï lama au pape François en passant par de nombreux chefs d'Etat, c'est au tour des simples citoyens. 

De tous âges et de toutes couleurs, ils se sont arrêtés quelques secondes chacun devant la dépouille. Beaucoup se signent, d'autres comme cette femme en hijab violet, baissent la tête ou joignent les mains dans un baiser.

Parmi eux, Joan Coulson a tenu à être parmi les premiers arrivés: "Je l'ai rencontré quand j'avais quinze ans, j'en ai 70 maintenant", dit-elle, comparant le prélat à une rock star "comme Elvis". 

Évoquant son franc-parler et son humour, elle parie qu'il est déjà en train de remuer le Paradis. "Saint-Pierre va lui dire "+eh du calme là dedans!+", plaisante-t-elle.

Initialement prévue sur la seule journée de jeudi, la chapelle ardente a été prolongée à vendredi, "de peur qu'il y ait de la bousculade", a indiqué le révérend Gilmore Fry, devant la cathédrale. Car beaucoup veulent saluer l'icône avant ses obsèques samedi. 

Sans ostentation

Après une incinération privée, les cendres de Mgr Tutu seront inhumées dans la cathédrale, dont il a été l'archevêque une dizaine d'années jusqu'en 1996.

Depuis dimanche, des centaines de personnes y ont afflué pour déposer messages et bouquets de fleurs. Ses cloches sonnent tous les jours à midi, pendant dix minutes, pour appeler les passants à penser à lui.

Les drapeaux sont en berne dans tout le pays et la Montagne de la Table, qui surplombe la ville portuaire, est illuminée de violet tous les soirs en hommage à "The Arch". 

Desmond Tutu a "mené les bonnes batailles, il a maintenant fini sa course", a salué au cours d'une cérémonie à Johannesburg le révérend Frank Chikane, qui a combattu l'apartheid au côté de l'archevêque. 

Plus tard dans l'après-midi, les amis et les proches du défunt se sont réunis au siège de sa fondation au Cap. "J'ai eu le privilège d'être proche de beaucoup de ceux qui sont maintenant partis", a déclaré Graca Machel, veuve de Nelson Mandela, ajoutant perdre à chaque disparition "une partie de moi". 

Aîné des petits-enfants du premier président noir, Mandla Mandela a lui appelé à collectivement calmer la colère attisée par "la pauvreté, les inégalités et le chômage", faisant allusion aux émeutes sans précédents de juillet qui ont fait plus de 350 morts.

De nombreuses cérémonies, principalement religieuses, ont émaillé la semaine et continueront jusqu'aux obsèques. Ce jour-là, ni cérémonie ostentatoire ni dépenses somptueuses, le prélat avait laissé des consignes strictes. L'assistance devrait être limitée à une centaine de personnes, Covid oblige. 

La cérémonie religieuse sera aussi une cérémonie officielle. Mais les militaires devaient limiter, selon les vœux de l'archevêque encore, leur intervention à la remise d'un drapeau sud-africain à sa veuve.

Le prix Nobel de la paix s'était retiré de la vie publique, affaibli par un cancer. Après l'élection en 1994 de Nelson Mandela, c'est lui qui avait trouvé la formule de "nation arc-en-ciel". 

Desmond Tutu avait présidé la Commission vérité et réconciliation (TRC) dont il espérait, grâce à la confrontation des bourreaux et des victimes, qu'elle permettrait de tourner la page de la haine raciale.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.