Covid: Le ministre britannique de la Santé appelle à «vivre avec» le virus

Le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, s'exprime lors d'un point de presse sur la dernière mise à jour de Covid-19, à Londres, le 30 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, s'exprime lors d'un point de presse sur la dernière mise à jour de Covid-19, à Londres, le 30 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 02 janvier 2022

Covid: Le ministre britannique de la Santé appelle à «vivre avec» le virus

  • Le Royaume-Uni, l'un des pays les plus touchés avec plus de 148 600 morts de la pandémie, enregistre tous les jours des records de contaminations
  • Le ministre a toutefois reconnu que le service de santé serait «inévitablement» sous pression ces prochaines semaines

LONDRES: Le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, a indiqué samedi que de nouvelles restrictions n'interviendraient qu'"en tout dernier ressort" en Angleterre malgré une déferlante des cas Omicron, estimant qu'il fallait apprendre à "vivre avec" le coronavirus.

Le Royaume-Uni, l'un des pays les plus touchés avec près de 149 000 morts de la pandémie, enregistre tous les jours des records de contaminations (plus de 163 000 en 24 heures samedi).

Les hospitalisations sont en hausse aussi, même si les autorités soulignent pour l'instant que le variant Omicron semble provoquer des formes moins sévères que le Delta.

"Le nombre (de personnes) dans les unités de soins intensifs est stable et ne suit pas pour l'instant la trajectoire que nous avions vue l'an dernier à cette période durant la vague Alpha", a indiqué Sajid Javid dans une tribune publiée dans le Daily Mail. 

Le pays étant dans "une position beaucoup plus forte" grâce à une campagne massive de rappel vaccinal, le gouvernement a décidé de ne pas imposer de nouvelles restrictions durant les fêtes en Angleterre, a-t-il poursuivi, contrairement à l'Ecosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord.

"Les restrictions à notre liberté ne doivent intervenir qu'en tout dernier ressort", a ajouté M. Javid dans le tabloïd. Soulignant "l'énorme coût sanitaire, social et économique des confinements", il a estimé qu'il fallait se donner les moyens de "vivre avec le virus" grâce à la vaccination, à un arsenal de traitements et au dépistage massif.

Le ministre a toutefois reconnu que le service de santé serait "inévitablement" sous pression ces prochaines semaines à cause d'une "forte hausse" des hospitalisations.

D'autant que, selon le Sunday Times, plus de 110 000 agents de santé, soit environ un dixième des effectifs du service public de santé (NHS), étaient absents vendredi, dont environ 50 000 pour cause de contamination à la Covid-19 ou après avoir été déclarés cas contacts.

Le journal Daily Telegraph indiquait cependant samedi que le gouvernement pourrait prolonger en janvier la recommandation de télétravail, en vigueur depuis mi-décembre.

Et le ministre de l'Education Nadim Zahawi a annoncé que le gouvernement recommandera aux élèves des écoles secondaires de porter le masque en classe à la rentrée la semaine prochaine. "Certains cours à distance pourraient être nécessaires" en raison de l'absentéisme prévisible des élèves et des enseignants, a-t-il averti dans le Sunday Telegraph.

Pour le Nouvel An, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a affirmé avoir atteint l'objectif officiel de proposer une dose de rappel à tous les adultes avant la fin décembre, même si plus de 70% l'ont effectivement reçue en Angleterre.

Selon une étude de l'agence de sécurité sanitaire britannique (UKHSA) publiée vendredi, les patients contaminés par Omicron ayant reçu un rappel vaccinal présentent un risque réduit de 81% d'être hospitalisés par rapport aux personnes non vaccinées.

Face à la hausse des hospitalisations, le service public de santé (NHS) a annoncé mettre en place des structures provisoires permettant d'ouvrir des centaines de lits pour se préparer au "scénario du pire".


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.