Que réserve 2022 pour la crypto ? Tour d'horizon des prédictions

Les cryptos devraient se négocier de manière plus indépendante les unes des autres en 2022. (Shutterstock)
Les cryptos devraient se négocier de manière plus indépendante les unes des autres en 2022. (Shutterstock)
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Publié le Samedi 01 janvier 2022

Que réserve 2022 pour la crypto ? Tour d'horizon des prédictions

  • Le prix du Bitcoin a plus que doublé de janvier à début novembre
  • Découplage crypto, réglementation stablecoin et monnaie numérique de la banque centrale chinoise à l'ordre du jour

LONDRES : Si 2021 était l'année où les cryptos se sont généralisées, quelle est la prochaine étape pour les actifs numériques ?

Il y a autant de prédictions pour le prix du bitcoin et d'autres crypto-monnaies majeures qu'il y a de jours de l'année, donc nous ne nous y aventurerons pas, si les années précédentes doivent être prises en compte, attendez-vous à plus de volatilité.

Le prix du Bitcoin a plus que doublé de janvier à début novembre, atteignant un record de 67 554 $, (59 393 €) mais a connu une période torride depuis et se négociait le dernier jour de l'année à 48 276 $, mais toujours 66% de plus en 2021.

Découplage cryptographique

Le découplage cryptographique est une tendance qui a été prédite par de nombreux observateurs de l'industrie, c'est-à-dire l'idée que toutes les pièces ne fluctueront pas en fonction du Bitcoin mais se négocieront indépendamment en fonction de leur propre valeur.

« Différents secteurs de la crypto ont des moteurs de valeur différents », selon les thèses cryptographiques de Messari pour 2022. « Nous sommes passés de “tout est crypto-monnaie“ à “en fait, il y a des devises, de gros protocoles, des applications DeFi, des plates-formes informatiques distribuées, des NFT, du travail - pour gagner des marchés….“. Les investisseurs avisés examinent de plus en plus l'utilisation réelle et la microéconomie sous-jacente de divers réseaux et négocient autour de leurs moteurs de croissance uniques. »

L'exploitation minière de Bitcoin devient plus concentrée

 

Arcane Research a prédit davantage d'interdictions d'extraction de Bitcoins en 2022, en particulier dans les pays dotés de réseaux faibles ou d'une faible capacité de production d'énergie, ce qui signifie que davantage d'exploitation minière se fera dans les pays dotés de réseaux robustes et d'un approvisionnement énergétique abondant.

L'un des avantages est que la production de Bitcoins deviendra probablement moins un fardeau environnemental à mesure que les pays dotés de réseaux plus propres prendront le relais. Les inconvénients pourraient inclure un réseau minier moins bien distribué.

Stablecoins face à la réglementation

L'attention réglementaire sur les cryptos en général et les pièces stables en particulier s'est intensifiée en 2021 et 2022 sera probablement une année d'action sur ce front.

Les pièces stables, telles que Tether et USD Coin, conservent une valeur égale avec les devises fiduciaires, telles que le dollar, et sont adossées à des actifs à faible risque dans ces devises. C'est du moins ce que les investisseurs avaient supposé. En octobre, Tether a accepté de payer une amende de 41 millions de dollars à la Commodity Futures Trading Commission pour avoir prétendu à tort que ses jetons étaient entièrement garantis par des dollars américains.

Plus tard dans le mois, un client important de Tether, Alex Mashinsky, a déclaré au Financial Times que la société prête de nouvelles pièces stables en échange de crypto-monnaies, remettant en question la promesse fondatrice de Tether selon laquelle elle n'utilise que de vrais dollars pour émettre ses jetons.

En juin, Eric Rosengren, président de la Federal Reserve Bank de Boston, a évoqué Tether comme un défi possible à la stabilité financière. Plus tôt en 2021, la procureure générale de New York, Letitia James, a déclaré que Tether avait menti dans le passé sur ses réserves et avait qualifié son fondateur et ses collègues de « personnes sans licence et non réglementées… qui traitent dans les recoins les plus sombres du système financier. »

De plus en plus de pays adoptent les crypto-monnaies

 

Le Salvador est devenu le premier pays au monde en 2021 à reconnaître le Bitcoin comme monnaie légale. Les Salvadoriens ont déjà plus de portefeuilles Bitcoin que de comptes bancaires, selon le président du pays, ce qui leur permet d'envoyer et de recevoir des fonds à moindre coût.

Alors que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis en garde contre de telles mesures, citant un risque pour la stabilité financière, de nombreux autres pays envisageraient des mesures similaires, en particulier en Amérique du Sud, comme le Panama et le Paraguay. Ils pourraient ne pas adopter spécifiquement le Bitcoin, mais plutôt introduire un stablecoin ou une monnaie numérique de banque centrale, connue sous le nom de CBDC.

 

La Chine va lancer une monnaie numérique

 

La Chine prévoit de lancer sa CBDC, l'e-CNY, à temps pour les Jeux olympiques d'hiver de Pékin en février, et plus de 140 millions de résidents chinois ont déjà un portefeuille e-CNY, tandis que 97 milliards de dollars ont été échangés en monnaie numérique via divers programmes pilotes.

Les grandes banques centrales du monde entier seront vigilantes. Alors que la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen et la Réserve fédérale n'ont exprimé aucun besoin immédiat d'un dollar numérique, attendez-vous à un revirement soudain si l'e-CNY octroie à la Chine une plus grande influence sur les marchés mondiaux des capitaux.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).