Calais: quatre blessés dont trois migrants dans une rixe

Des membres d'associations de défense des migrants se rassemblent à côté d'une pancarte indiquant "30 ans d'annonces, de traitements inhumains et dégradants" le 24 novembre 2021 à Calais, dans le nord de la France. (Photo, AFP)
Des membres d'associations de défense des migrants se rassemblent à côté d'une pancarte indiquant "30 ans d'annonces, de traitements inhumains et dégradants" le 24 novembre 2021 à Calais, dans le nord de la France. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 02 janvier 2022

Calais: quatre blessés dont trois migrants dans une rixe

  • Les faits se sont déroulés dans la soirée du 31 décembre dans le quartier calaisien de Beau-Marais
  • Un des migrants blessé aux jambes en était déjà sorti plus tôt dans la journée et a été placé en garde à vue

LILLE: Un Calaisien a été blessé vendredi soir dans une rixe avec des migrants érythréens puis trois de ces migrants blessés, dont un grièvement, par son frère qui leur a foncé dessus en voiture, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture et du parquet. 

Le pronostic vital d'un des migrants, qui s'est fait rouler dessus par une voiture, est engagé, a indiqué à l'AFP le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu. Ce jeune homme a été transféré au CHRU de Lille.

Les faits se sont déroulés dans la soirée du 31 décembre dans le quartier calaisien de Beau-Marais, "sur fond d'alcoolisation importante des deux parties", migrants et habitant du quartier, a indiqué samedi matin le secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais, Alain Castanier. 

Des migrants ont "importuné" une jeune femme et un habitant du quartier a voulu la défendre, a complété samedi soir M. Leleu. 

Une "rixe" s'en est suivie. Se retrouvant "en infériorité numérique", le Calaisien a tenté de fuir mais a été rattrapé par les migrants et frappé "a priori au moyen d'une chaîne".

Son frère a alors pris son véhicule et foncé sur le groupe, heurtant deux migrants, qu'il a blessés aux jambes, et roulant sur le troisième, dont le pronostic vital est engagé.

"Il dit qu'il voulait défendre son frère qui état en train de se faire tuer mais pour nous, pour l'instant, on n'est pas en situation de légitime défense", a expliqué M. Leleu.

L'habitant du quartier et les trois migrants blessés ont été emmenés à l'hôpital. Blessé au visage, le Calaisien devait sortir de l'hôpital samedi soir, selon le procureur.

Un des migrants blessé aux jambes en était déjà sorti plus tôt dans la journée et a été placé en garde à vue.

Il y a rejoint le chauffeur de la voiture et un migrant qui n'a pas été blessé. 

L'un des deux migrants en garde à vue est considéré comme "l'auteur principal des violences, mais il peut y en avoir d'autres", a souligné M. Leleu.

Les gardes à vue de ces trois jeunes hommes ont été prolongées samedi. Ils doivent être présentés à un juge dimanche dans le cadre d'une information judiciaire pour tentative d'homicide volontaire, a-t-il ajouté.

Des centaines de migrants, notamment Erythréens, Soudanais, Irakiens ou encore Afghans, sont présents sur le littoral du nord de la France, principalement à Calais et Grande-Synthe (Nord), dans l'espoir de passer en Angleterre. 


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".