2022: les dates-clé de l'élection présidentielle

La candidate du parti de droite Les Républicains (LR) à l'élection présidentielle française de 2022, Valérie Pécresse, ferme les yeux alors qu'elle répond aux journalistes après avoir visité une préfecture de police à Nantes, le 30 décembre 2021. (AFP)
La candidate du parti de droite Les Républicains (LR) à l'élection présidentielle française de 2022, Valérie Pécresse, ferme les yeux alors qu'elle répond aux journalistes après avoir visité une préfecture de police à Nantes, le 30 décembre 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 02 janvier 2022

2022: les dates-clé de l'élection présidentielle

PARIS : Principales dates en vue de l'élection présidentielle qui aura lieu les 10 et 24 avril prochains:

30 janvier au plus tard: début de la collecte des parrainages

Selon la loi du 29 mars 2021, les électeurs sont convoqués par un décret publié au moins dix semaines avant la date du premier tour. Pour les candidats, c'est le coup d'envoi pour recueillir les 500 parrainages d'élus d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer différents, nécessaires pour pouvoir se présenter.

4 mars: date limite de dépôt des parrainages

La période de recueil des parrainages s'achève au plus tard le sixième vendredi avant le premier tour, soit le 4 mars, à 18H00. Le Conseil constitutionnel les publie au moins deux fois par semaine durant la période de réception des parrainages, puis l'intégralité au moins huit jours avant le premier tour.

4 mars: date limite d'inscription sur les listes électorales

Comme pour les parrainages, les électeurs ont jusqu'au 4 mars pour s'inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir voter au premier tour (18 mars pour le second). Lors des précédentes élections présidentielles, il fallait s'inscrire au plus tard le 31 décembre de l'année précédent le scrutin. Un nouveau décret, en date du 22 décembre 2021, étend la démarche jusqu'au sixième vendredi précédant le vote.

11 mars: publication de la liste des candidats

C'est au plus tard le quatrième vendredi avant le scrutin, soit le 11 mars 2022, que le gouvernement doit publier la liste officielle des candidats, après validation préalable par le Conseil constitutionnel.

28 mars: début de la campagne officielle

La campagne officielle commence le deuxième lundi précédant le premier tour, soit le 28 mars. Elle s'interrompra le vendredi 8 avril à minuit. Les règles de temps de parole et d'antenne changent: les candidats devront bénéficier d'une représentation égale -et non plus seulement équitable- dans les médias.

10 avril: premier tour de l'élection présidentielle

Le 13 juillet 2021, le Conseil des ministres a fixé les dates de la présidentielle, après concertation avec les partis politiques. Le scrutin se déroulera pendant une période de congés scolaires: le 10 avril, seule la zone B sera en vacances. Le 24 avril, toutes les zones, A, B et C, seront en congés. Le premier tour débutera dès le samedi 9 avril dans certaines collectivités d'outre-mer pour tenir compte du décalage horaire.

24 avril: second tour de l'élection présidentielle

Les Français sont appelés aux urnes pour désigner le futur président de la République entre les deux candidats arrivés en tête au premier tour.

13 mai: date limite pour la prise de fonctions du nouveau président

Une fois élu, le candidat victorieux doit prendre ses fonctions au plus tard le dernier jour du mandat du président sortant. L'entrée en fonctions d'Emmanuel Macron remontant au 4 mai 2017, celle de son successeur aura lieu au plus tard le 13 mai 2022.

24 juin: date limite de dépôt des comptes de campagne présidentielle

Les comptes de campagne clôturés doivent être déposés au Conseil constitutionnel qui dispose ensuite de six mois pour les valider et déterminer le montant à rembourser aux candidats en fonction de leurs résultats au scrutin. Le remboursement s'élève à 47,5% du plafond de dépenses pour ceux qui ont obtenu plus de 5% des suffrages exprimés au premier tour, et à 4,75% pour les autres.

 

 


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.