Las Vegas: le salon de la tech ouvre au public, en pleine flambée de Covid

Un autotest d'antigène Abbott BinaxNOW Covid-19 est affiché pour une photographie avant d'être distribué aux participants à la conférence avant le Consumer Electronics Show (CES) à l'aéroport international Harry Reid (LAS) le 2 janvier 2022 à Las Vegas, Californie. (Photo, AFP)
Un autotest d'antigène Abbott BinaxNOW Covid-19 est affiché pour une photographie avant d'être distribué aux participants à la conférence avant le Consumer Electronics Show (CES) à l'aéroport international Harry Reid (LAS) le 2 janvier 2022 à Las Vegas, Californie. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 03 janvier 2022

Las Vegas: le salon de la tech ouvre au public, en pleine flambée de Covid

  • Amazon, Microsoft, Google, Intel, BMW, General Motors... Une flopée d'entreprises ont annulé ou fortement réduit leur présence sur place alors que les infections au Covid-19 liées au variant Omicron bondissent partout dans le monde
  • Le nombre d'exposants, environ 2 200, est déjà réduit de moitié par rapport à la dernière édition en présentiel du salon, il y a deux ans

LAS VEGAS : L'édition 2022 du Consumer Electronics Show (CES) ouvre ses portes cette semaine à Las Vegas, en pleine flambée d'une pandémie qui a dopé le secteur mais jette une ombre sur le salon annuel le plus connu de l'électronique grand public.

Amazon, Microsoft, Google, Intel, BMW, General Motors... Une flopée d'entreprises ont annulé ou fortement réduit leur présence sur place alors que les infections au Covid-19 liées au variant Omicron bondissent partout dans le monde. 

Les organisateurs assurent, eux, que tous les protocoles sanitaires sont en place pour accueillir les dizaines des milliers de personnes attendues.

Le nombre d'exposants, environ 2 200, est déjà réduit de moitié par rapport à la dernière édition en présentiel du salon, il y a deux ans, font-ils valoir. Les masques et les preuves de vaccinations sont obligatoires. 

Ils ont quand même pris la décision vendredi de réduire d'une journée la durée du salon, qui se tiendra donc de mercredi à vendredi.

"Nous sommes convaincus que l'événement, y compris dans le respect des distances appropriées, peut être utile et productif pour les participants et les exposants", ont souligné les organisateurs dans un courriel à l'AFP. Ils n'ont pas souhaité précisé le nombre d'annulations. 

Certains experts appellent toutefois à la prudence, et éventuellement à des tests quotidiens, dans la mesure où certains participants n'appliqueront probablement pas strictement les mesures recommandées. 

"Un événement en intérieur avec des milliers de personnes comporte encore à ce stade des risques, même avec les exigences de vaccination et de port du masque", estime Vincent Rajkumar, professeur de médecine à la clinique Mayo, auprès de l'AFP.

Sécurité des équipes

Même avec certains stands vides, le salon accueillera les dernières nouveautés du côté des véhicules autonomes, des voyages dans l'espace, des biens numériques NFT, des outils de télé-travail ainsi que les habituels gadgets.

Entre les commandes sur internet, les réseaux sociaux et tous les services proposés en ligne aux consommateurs coincés à la maison, le secteur des technologies est un des grands gagnants de la pandémie.

Le CES 2022 devait marquer le retour triomphant du salon qui en fait la promotion après une édition 2021 entièrement virtuelle. 

En 2020, il avait accueilli environ 170.000 personnes et plus de 4.500 exposants.

Mais le variant Omicron a joué les trouble-fête, poussant certaines entreprises à faire marche arrière. 

Il semble provoquer moins de formes graves que d'autres avatars du virus mais est très contagieux, créant des pénuries de main d'oeuvre aussi bien dans des compagnies aériennes que des hôpitaux surchargés. 

L'opérateur de téléphonie mobile T-Mobile a justifié le 21 décembre l'absence d'une "grande partie" de son personnel sur place et l'annulation du discours que devait donner son patron au nom de la "priorité donnée à la sécurité" de ses équipes et des participants. 

"Ce fut une décision extrêmement difficile à prendre", a de son côté souligné le PDG de la société californienne de vélos électriques Super73 dans un communiqué annonçant, moins d'une semaine avant l'ouverture du CES, son retrait du salon pour des raisons similaires.

De nombreuses sociétés, des start-up notamment, ont investi beaucoup d'argent pour espérer gagner un peu de visibilité à cet événement et présenter leurs dernières nouveautés. 

Présence importante

Sierra Space, qui développe un "avion spatial" pouvant être réutilisé pour transporter des hommes et des biens dans l'espace, est l'une d'entre elles.

"Nous pensons vraiment qu'il est important d'y être en personne", a indiqué à l'AFP Neeraj Gupta, l'un de ses responsables.

A leurs côtés seront présentés de nouvelles télévisions, des appareils pour une maison intelligente, des outils pour rendre l'habitacle de la voiture plus sûr ou même une cuillère censée rehausser la saveur des aliments. 

Les nouvelles technologies concernant aussi des secteurs plus traditionnels, le fabricant de tracteurs John Deere y dévoilera des composants d'engins autonomes tandis qu'une start-up néerlandaise présentera son idée d'utiliser l'eau pour stocker l'énergie produit par les fermes éoliennes en mer. 

Une course de voitures autonomes, sans pilote, doit aussi avoir lieu sur un circuit automobile vendredi. 

Reste que de nombreux messages parmi le déluge de communiqués envoyés aux journalistes à l'approche du salon commencent de plus en plus par une variante de la même question: "Avec tout ce qui se passe actuellement, je voulais vous contacter pour savoir si vous prévoyez toujours de participer en personne au CES?"


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.