La fin d'une ère: les anciens modèles de BlackBerry ont cessé de fonctionner

Coup dur pour les nostalgiques des téléphones portables munis d'un clavier physique: depuis mardi, de nombreux modèles de BlackBerry ne sont plus fonctionnels (Photo, AFP).
Coup dur pour les nostalgiques des téléphones portables munis d'un clavier physique: depuis mardi, de nombreux modèles de BlackBerry ne sont plus fonctionnels (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 05 janvier 2022

La fin d'une ère: les anciens modèles de BlackBerry ont cessé de fonctionner

  • La marque canadienne a décidé d'arrêter les mises à jour de son système d'exploitation OS dont sont équipés les appareils vendus jusqu'en 2013
  • Cette décision marque la fin d'une ère de la téléphonie mobile, qui a connu son apogée à la fin des années 2000, période à laquelle les BlackBerry ont rencontré un grand succès commercial

NEW YORK: Coup dur pour les nostalgiques des téléphones portables munis d'un clavier physique: depuis mardi, de nombreux modèles de BlackBerry ne sont plus fonctionnels, marquant la fin d'une ère de la téléphonie mobile. 

Le pionnier canadien des smartphones, dont l'appareil vedette fut un temps jugé si incontournable et addictif qu'il avait valu à ses utilisateurs le surnom de "crackberry", tourne la page.   

La marque canadienne a en effet décidé d'arrêter les mises à jour de son système d'exploitation OS dont sont équipés les appareils vendus jusqu'en 2013. 

"Les systèmes anciens pour BlackBerry 7.1 OS et les versions antérieures, le logiciel BlackBerry 10 ainsi que BlackBerry Playbook OS 2.1 et les versions antérieures ne seront plus disponibles après le 4 janvier 2022", avait annoncé l'entreprise le mois dernier sur son site internet. 

Dorénavant, "les appareils utilisant ces services et logiciels anciens, via leur fournisseur ou leur connexion Wi-Fi, ne fonctionneront plus de manière fiable", a expliqué BlackBerry. 

Toutefois, les appareils utilisant le système d'exploitation Android de Google, notamment le BlackBerry KEY2 sorti en 2018 et conçu par le groupe chinois TCL, ne seront pas affectés par ces changements. 

Cette décision marque la fin d'une ère de la téléphonie mobile, qui a connu son apogée à la fin des années 2000, période à laquelle les BlackBerry ont rencontré un grand succès commercial, notamment auprès des professionnels. 

Le large clavier permettant d'envoyer facilement des courriels, en tapant avec deux pouces, ainsi que le style simple et épuré des appareils ont trouvé les faveurs de nombreux chefs d'entreprises, célébrités mais aussi d'hommes politiques. 

Accroc à son BlackBerry, l'ancien président américain Barack Obama avait ainsi tenu à le conserver à la Maison Blanche après son élection en 2008, contraignant sa garde rapprochée à lui confectionner un modèle sur mesure, réduit à des fonctionnalités de base pour préserver la sécurité de ses données 

Supplantés par l'iPhone 

Les BlackBerry ont ensuite été supplantés par les smartphones à commencer par l'iPhone, arrivé sur le marché dès 2009. 

Les tentatives de relance se sont soldées par de relatifs échecs. Le partenariat avec TCL pour le KEY2, dernier modèle en date, n'a pas été renouvelé. 

"Pour les purs et durs c'est la fin d'une époque. BlackBerry a été le premier téléphone intelligent donc on peut dire que ce n'est pas seulement la fin d'un chapitre mais celui de tout un livre", estime Bruno Guglielminetti, spécialiste hightech basé à Montréal. 

"On parle souvent du monde du travail mais cela a révolutionné aussi la vie politique en profondeur. Cela a été le début de l'immédiateté qui préfigurait la suite, avec l'arrivée ensuite des réseaux sociaux", ajoute-t-il. 

Comme Nokia, jadis premier fabricant mondial de téléphones portables, Blackberry a été dépassé dans un secteur ultra-concurrentiel il faut rapidement s'adapter mais tente depuis quelques années de se réinventer. 

Depuis 2013, l'entreprise, basée au sud de Toronto en Ontario et anciennement nommée Research in Motion, s'est reconvertie dans la fabrication de logiciels et dans les services aux entreprises - sécurité informatique et centralisation des données. 

Au troisième trimestre, terminé fin novembre, l'ancien chef de file du secteur technologique a dégagé un bénéfice net de 74 millions de dollars, près de dix fois moins qu'à son apogée en 2009. 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.