La Pologne admet avoir acheté le logiciel espion Pegasus, pour combattre le crime

«Il serait mauvais que les services polonais ne disposent pas de ce type d'outil», a déclaré Jaroslaw Kaczynski, président de Droit et Justice (PiS) et vice-premier ministre. (Photo, AFP)
«Il serait mauvais que les services polonais ne disposent pas de ce type d'outil», a déclaré Jaroslaw Kaczynski, président de Droit et Justice (PiS) et vice-premier ministre. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 08 janvier 2022

La Pologne admet avoir acheté le logiciel espion Pegasus, pour combattre le crime

  • Des accusations concernant l'utilisation du logiciel Pegasus ont secoué la Pologne ces dernières semaines
  • Citizen Lab, un laboratoire de surveillance de la cybersécurité dont le siège est au Canada, a confirmé l'utilisation de Pegasus contre trois personnes en Pologne

VARSOVIE : Le puissant chef du parti nationaliste au pouvoir en Pologne a admis que son pays avait acheté le logiciel d'espionnage israélien Pegasus, mais a rejeté les accusations selon lesquelles il était utilisé contre l'opposition politique, dans des extraits d'un entretien publiés vendredi. 

Des accusations concernant l'utilisation du logiciel Pegasus ont secoué la Pologne ces dernières semaines dans un scandale qui a suscité des comparaisons avec l'enquête sur le scandale Watergate qui a conduit à la démission du président américain Richard Nixon en 1974. 

Une fois installé dans un téléphone mobile, Pegasus permet d'accéder aux messageries et données de l'utilisateur, mais également d'activer l'appareil à distance pour capter le son ou l'image.

"Il serait mauvais que les services polonais ne disposent pas de ce type d'outil", a déclaré Jaroslaw Kaczynski, président de Droit et Justice (PiS) et vice-premier ministre, à l'hebdomadaire Sieci.

Interrogé sur les accusations selon lesquelles le gouvernement aurait utilisé le logiciel pour espionner l'opposition, M. Kaczynski a répondu que ce programme était "utilisé par les services de lutte contre la criminalité et la corruption dans de nombreux pays". 

Dans l'interview, qui doit être publiée dans son intégralité lundi, il a souligné que toute utilisation de ces méthodes était "toujours sous le contrôle d'un tribunal et du bureau du procureur". Il a aussi rejeté les accusations de l'opposition, estimant qu'elles faisaient "beaucoup de bruit pour rien".

Citizen Lab, un laboratoire de surveillance de la cybersécurité dont le siège est au Canada, a confirmé l'utilisation de Pegasus contre trois personnes en Pologne, dont Krzysztof Brejza, sénateur de la principale formation d'opposition, Plate-forme civique (PO), alors qu'il coordonnait sa campagne lors des éléctions législatives en 2019.

«Iceberg»

John Scott-Railton, chercheur principal à Citizen Lab, a affirmé que les utilisations détectées de Pegasus n'étaient que "la pointe de l'iceberg" et que son utilisation indiquait "un glissement autoritaire" en Pologne. 

Selon M. Brejza, le piratage de son téléphone a influencé le résultat du scrutin, remporté par PiS. 

M. Kaczynski a rejeté ses accusations déclarant que l'opposition "a perdu parce qu'elle a perdu". 

"Aucun Pegasus, aucun service, aucune information obtenue secrètement, de quelque nature que ce soit, n'a joué le moindre rôle dans la campagne électorale de 2019", a-t-il affirmé.

Ces accusations "sont choquantes mais pas surprenantes. Elles suscitent de graves inquiétudes non seulement chez les responsables politiques mais aussi dans l'ensemble de la société civile polonaise", a réagi de son côté Amnesty International dans un communiqué vendredi. 

L'ONG appelé à "un moratoire mondial sur l'exportation, la vente, le transfert et l'utilisation d'équipements de surveillance, jusqu'à ce qu'un cadre réglementaire solide et conforme aux droits humains soit mis en place".

Contacté par l'AFP, l'israélien NSO Group, propriétaire de Pegasus, a déclaré qu'il n'était vendu qu'"à des organes de forces de l'ordre légitimes qui utilisent ces systèmes dans le cadre de mandats contre les criminels, les terroristes et la corruption".


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.